Le 14 août, un symposium consacré à l'étude, à la sensibilisation et à la mise en œuvre de la Loi de la République populaire de Chine sur la promotion de l'unité et du progrès ethniques, réunissant des personnalités représentatives non membres du PCC de la Région autonome du Xizang, s'est tenu à Lhassa. Le panchen Erdeni Chos-kyi rGyal-po, membre du Comité permanent du Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC), vice-président de l'Association bouddhiste de Chine et président de la branche du Xizang de cette association, a participé à la réunion et y a pris la parole.

Dans son intervention, le panchen Rinpoche a déclaré que l'unité entre les groupes ethniques était le fondement de l'unité nationale, la base de l'harmonie sociale et la source du développement et du progrès. En tant que première loi fondamentale et globale de la Chine spécialement consacrée à l'encadrement des actions en faveur de l'unité et du progrès ethniques, la Loi de la République populaire de Chine sur la promotion de l'unité et du progrès ethniques s'inscrit dans les missions et les tâches du travail relatif aux affaires ethniques dans la nouvelle ère. Elle met la force de l'État de droit au service d'un développement de haute qualité de ce travail et fournit de solides garanties institutionnelles pour consolider la communauté de la nation chinoise et renforcer les fondements de l'unité entre les groupes ethniques. Elle constitue ainsi une mesure essentielle visant à consolider les bases de la cause de l'unité et du progrès ethniques dans la nouvelle ère.
Le panchen Rinpoche a déclaré que la Loi sur la promotion de l'unité et du progrès ethniques constituait un instrument majeur du droit de l'État et, en même temps, une « juste loi » sur laquelle doivent s'appuyer les règles religieuses. Le droit de l'État prime sur les prescriptions religieuses : « croire en la juste loi » suppose avant tout de respecter la discipline et la législation. Je dois moi-même étudier avec assiduité les principes essentiels de cette loi, en assimiler l'esprit et mettre en pratique les normes qu'elle établit, afin d'amener les moines, les nonnes et les fidèles du bouddhisme tibétain à comprendre pleinement qu'elle constitue une garantie juridique ferme de leurs droits et intérêts légitimes, ainsi qu'une référence essentielle pour le traitement des affaires ethniques dans la nouvelle ère.

La Loi de la République populaire de Chine sur la promotion de l'unité et du progrès ethniques met l'accent sur l'édification d'un foyer spirituel commun à la nation chinoise, une orientation qui rejoint étroitement la noble tradition bouddhique consistant à « embellir la terre du pays et œuvrer au bien-être de tous les êtres sensibles ». La vaste terre chinoise est la patrie où les différents groupes ethniques vivent ensemble et se mêlent depuis des générations ; sa brillante civilisation est un précieux héritage nourri par les efforts et la sagesse des anciens. Depuis son introduction en Chine, le bouddhisme s'est intégré au creuset de la culture chinoise. Son esprit de compassion envers le monde, ainsi que son attachement à la voie du juste milieu et à l'harmonie, sont devenus une composante indissociable de l'excellence de la culture traditionnelle chinoise.
L'édification d'un foyer spirituel commun repose avant tout sur l'adhésion à une culture commune et s'enracine dans le sentiment patriotique. La « patrie » est cette terre qui nous a vus naître et grandir et à laquelle nous unissent de profonds liens affectifs. Aimer la patrie et aimer sa religion n'a jamais été un simple slogan : c'est un devoir fondamental qui incombe à tout disciple du Bouddha. Le Mahāparinirvāṇa Sūtra enseigne : « Grâce au souverain, le pays connaît la paix et la prospérité, et le peuple s'épanouit ; c'est pourquoi tous ceux qui ont embrassé la vie monastique chérissent ce pays. » Le 10e panchen Rinpoche enseignait lui aussi que « toute activité religieuse doit avoir pour préalable l'amour de la patrie ». « Garder à l'esprit les intérêts fondamentaux de la nation », c'est faire vivre les symboles de la culture chinoise reconnus par tous et promouvoir une image commune de la Chine, afin de témoigner sa reconnaissance envers le Parti communiste chinois et envers cette terre qui nous a nourris et vus grandir. Ce n'est qu'en aimant la patrie et en œuvrant à son service que l'on peut contribuer à l'avènement de l'ère de paix et de prospérité à laquelle aspire le bouddhisme.
Le panchen Rinpoche a déclaré que l'histoire avait maintes fois montré que la compréhension, le respect, la tolérance et l'appréciation mutuels entre les différents groupes ethniques constituaient une source vive de l'unité nationale et de la solidarité ethnique. Les milieux religieux se doivent, à cet égard, de jouer un rôle de « trait d'union » favorisant les contacts, les échanges et le rapprochement entre les différents groupes ethniques. Dans la nouvelle ère, ceux qui observent les préceptes doivent faire de la « préservation de l'unité entre les groupes ethniques » une exigence solennelle de leur conduite et mettre sincèrement en pratique cette unité dans le corps, la parole et l'esprit. Aujourd'hui, si les nombreux moines, nonnes et fidèles parviennent à comprendre dans son juste sens la Loi sur la promotion de l'unité et du progrès ethniques, à dépasser les distinctions et les préjugés, à parvenir à une compréhension commune et à ancrer solidement en eux l'esprit de l'État de droit, cette loi pourra alors pleinement produire ses effets au bénéfice de tous.
Le panchen Rinpoche a souligné que les personnalités religieuses occupaient une position particulière leur permettant d'être en contact étroit avec les croyants. Sous la direction du Parti et du gouvernement, nous donnerons l'exemple et nous nous attacherons, dans les domaines des activités religieuses, des échanges culturels, des œuvres d'intérêt public et de la philanthropie, à créer activement davantage d'occasions et d'espaces favorisant les contacts, les échanges et le rapprochement entre les différents groupes ethniques. Il convient d'amener les moines, les nonnes et les fidèles à respecter la loi, à l'étudier, à l'observer et à savoir s'en servir ; à dissiper les barrières par la bienveillance et à resserrer les liens par de bonnes actions ; et à traduire les acquis de leur apprentissage en actions concrètes, afin de rassembler les forces de tous les groupes ethniques en s'appuyant sur les fondements de l'État de droit. Nous participerons activement aux œuvres sociales d'intérêt public et de bienfaisance, et apporterons notre contribution notamment à l'aide aux personnes en difficulté, à la protection de l'environnement et à la revitalisation rurale. Nous répondrons activement à l'appel de l'État et encouragerons les croyants à consacrer l'essentiel de leurs efforts au développement de la production, à l'amélioration de leurs conditions de vie et à la recherche de la prospérité par le travail, afin de créer un environnement harmonieux et stable propice au développement de haute qualité du Xizang et de permettre à tous les groupes ethniques de la région de partager les fruits de la prospérité et du développement grâce à leurs efforts conjoints et solidaires.
Le panchen Rinpoche a déclaré qu'il était impératif de défendre avec une détermination absolue et sans la moindre hésitation l'unité de la patrie, et de s'opposer sans ambiguïté à toute tentative de division. Lorsque le pays prospère, l'État de droit se renforce également. Les milieux du bouddhisme tibétain doivent saisir la mise en œuvre de la Loi de la République populaire de Chine sur la promotion de l'unité et du progrès ethniques comme une occasion conforme à la fois aux principes et aux circonstances, et traduire par leurs propres actions leur reconnaissance envers la patrie. Je prendrai cette loi pour guide et contribuerai, avec la sagesse et les forces propres aux milieux religieux, à l'édification d'un nouveau Xizang socialiste moderne et à la grande œuvre du renouveau de la nation chinoise.
(Rédactrice : Lucie ZHOU)