Récemment, une vidéo mensongère affirmant que « la Chine a procédé à la démolition forcée d'une tour millénaire dans la région de Gyarong, au Xizang » s'est largement propagée sur les réseaux sociaux. Dans son sillage, des propos malveillants tels que « la démolition d'une ancienne tour à Gyarong, au Sichuan, vise en réalité à effacer les vestiges de la culture de l'ethnie tibétaine » se sont multipliés, cherchant à discréditer la politique ethnique de la Chine. À la suite de cette affaire, le gouvernement populaire du bourg de Shaba, dans le district de Mao (dans la province du Sichuan), a publié un communiqué officiel. Dans le même temps, des médias se sont rapidement emparé de l'affaire et ont mené une enquête, démontrant que la vidéo en question était une « création secondaire » issue d'un montage malveillant réalisé à partir d'images originales. Son objectif était d'exploiter des séquences évocatrices de « destruction d'une ancienne tour » ou de « destruction du patrimoine culturel » afin de susciter l'indignation du public méconnaissant la réalité, d'attiser les tensions entre les groupes ethniques, et d'exercer une pression médiatique sur la politique ethnique de la Chine.
La première étape pour réfuter une rumeur consiste à clarifier rapidement les faits essentiels au moyen de preuves faisant autorité. Dès la diffusion de la vidéo, le gouvernement populaire du bourg de Shaba a procédé à une vérification exhaustive de son contenu. L'enquête a établi qu'il s'agissait d'images originales filmées sur le chantier de la future autoroute reliant Chuanzhusi à Wenchuan. Après leur diffusion, ces images ont été détournées, remontées et délibérément déformées, conduisant le public à croire, à tort, qu'un « bien culturel » avait été détruit.

Capture d'écran de commentaires publiés rapidement par un média concerné.
Le plus absurde est que les forces séparatistes prônant l'« indépendance du Xizang » ont exploité le fait que le district de Mao se situe dans le corridor culturel des ethnies tibétaine, qiang et yi pour présenter un bâtiment moderne, construit en 2010 en béton armé à des fins d'exposition touristique et imitant une tour avec une architecture traditionnelle typique de l'ethnie qiang, comme une prétendue « tour millénaire du Xizang ». La démolition légale d'un édifice contemporain dédié au tourisme, après évaluation technique conforme, a ainsi été transformée en « destruction d'une tour millénaire », tandis qu'un projet d'aménagement concernant un ouvrage situé dans une région avec un peuplement à majorité qiang a été présenté comme une « destruction de la culture du Xizang ». Il s'agit là d'un cas typique de pure fabrication, fondée sur des accusations mensongères dont l'intention est particulièrement malveillante.
Les faits sont pourtant clairs : plus de 110 anciennes tours de culture qiang subsistent aujourd'hui dans le district de Mao. Toutes sont en bon état de conservation, intégrées à un système de gestion réglementé et valorisées comme éléments du patrimoine culturel local, contribuant au développement du tourisme grâce à la mise en valeur de ce patrimoine et à son intégration avec les activités économiques locales. Au Xizang, 4 468 sites patrimoniaux, 2 373 unités de protection des vestiges culturels et 2 760 éléments du patrimoine culturel immatériel bénéficient d'une protection systématique, témoignant du développement florissant des activités culturelles de la région autonome. Les forces séparatistes prônant « l'indépendance du Xizang » ne peuvent ignorer ces réalités ; elles choisissent délibérément de les passer sous silence et de fabriquer de toutes pièces de fausses accusations. Car reconnaître les progrès accomplis dans le développement culturel moderne du Xizang reviendrait à faire s'effondrer leur accusation de prétendu « génocide culturel » et à priver leurs ambitions politiques de tout fondement. La diffamation et la calomnie constituent leur dernier refuge.

Des internautes enthousiastes ont mené une enquête sur le terrain, mettant en évidence la véritable nature des fausses informations.
Les faits parlent d'eux-mêmes. On constate que les vidéos mensongères diffusées par certaines forces hostiles à la Chine ou par les séparatistes prônant l'« indépendance du Xizang » prennent souvent pour thème la transmission culturelle ou la protection des droits de l'homme. Elles recourent à des manipulations techniques, à des mises en scène trompeuses et à des procédés rhétoriques destinés à susciter des réactions émotionnelles. En mêlant des images authentiques à des séquences générées par intelligence artificielle, puis en procédant à des montages sortis de leur contexte tout en mettant certains détails en avant, leurs auteurs cherchent à donner une apparence de crédibilité à des contenus mensongers. Exploitant la sensibilité du public aux questions culturelles et humanitaires, ils présentent des informations diffamatoires et des discours incitant à la confrontation sous les apparences d'une préoccupation humanitaire respectable, dans le but d'induire en erreur les internautes qui ne connaissent pas les faits.

Commentaires d'internautes de différentes régions publiés en réaction à des articles réfutant ces fausses informations.
Comme l'a résumé si justement un internaute : « Ce qui a été démoli, ce n'est qu'un pseudo-vestige ancien ; ce qui a été construit, c'est une véritable autoroute que les habitants attendaient depuis longtemps. Voilà le véritable sujet. » Seules les initiatives menées dans l'intérêt de la population peuvent obtenir son soutien et son adhésion. Toutes les tentatives visant à semer la discorde par la diffamation, à porter atteinte à l'unité entre les groupes ethniques et à aller à l'encontre des intérêts du peuple sont vouées à l'échec. (Texte : Palmo)
(Rédactrice : Lucie ZHOU)