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[Commentaires lucides de Yugyel] Le 14e dalaï-lama flatte servilement le Royaume-Uni : est-ce une bénédiction ou un malheur ?

2026-08-11 15:00

Récemment, le 14e dalaï-lama ainsi que d'autres dirigeants de l'organisation du dalaï-lama ont adressé une lettre très médiatisée au nouveau Premier ministre britannique, Andy Burnham, pour le féliciter de sa prise de fonction. Dans cette lettre, le 14e dalaï-lama affirme de manière flagorneuse : « Vous savez peut-être que la population du Xizang entretient depuis longtemps avec votre pays des liens historiques profonds et uniques. » 


Andy Burnham rencontre le roi Charles III au palais de Buckingham. Photo : CCTV News. 

Quels sont donc ces « liens historiques profonds et uniques » évoqués par le 14e dalaï-lama ? En ouvrant les véritables pages de l'histoire, la réponse est saisissante : ces prétendus « liens » ne sont rien d'autre qu'une histoire d'invasion armée du Xizang par les colonialistes britanniques, de massacres sanglants et de complots visant à diviser le pays ! 

Les ambitions britanniques sur le Xizang remontent à loin. En 1888, le Royaume-Uni lança sans scrupules sa première guerre d'invasion du Xizang et attaqua militairement le mont Lungthur. Les militaires et civils du Xizang qui défendaient ce mont, à l'aide d'armes rudimentaires telles que de fusils à mèche, d'arcs, de flèches, de sabres et de lances, menèrent une lutte héroïque contre ces envahisseurs bien mieux équipés, mais furent finalement vaincus en raison de l'écart considérable en matière d'armement. Après la guerre, le gouvernement des Qing fut contraint de signer la Convention entre la Grande-Bretagne et la Chine relative au Sikkim et au Xizang ainsi que son accord complémentaire, reconnaissant le protectorat britannique sur le Sikkim et ouvrant le district de Yadong au commerce, dès lors, les forces d'invasion britanniques comptèrent étendre leur emprise sur le Xizang. 


Monument commémoratif du massacre de Chumik Shenko. Photographie : Cheng Weidong. 

En 1903, les colonialistes britanniques dirigés par Younghusband envahirent de nouveau le Xizang. À Chumik Shenko, l'armée britannique, sous prétexte de négociations de paix, persuada les militaires et civils du Xizang de déposer les armes, avant d'ouvrir sauvagement un feu nourri à la mitrailleuse, plusieurs centaines de personnes furent alors massacrées. Les troupes britanniques poursuivirent leur progression en incendiant, tuant et pillant sur leur passage, détruisant par les flammes des monastères, s'emparant d'objets culturels de valeur, et causant la mort de près de cinq mille innocents. Il s'agit de l'une des plus grandes tragédies de l'histoire du Xizang et d'une blessure historique indélébile infligée à la nation chinoise par l'impérialisme. 

Après l'invasion militaire, profitant des troubles politiques de la République de Chine, qui ne lui permettait pas de se préoccuper de l'ouest du pays, le Royaume-Uni organisa illégalement la « Conférence de Simla » d'octobre 1913 à juillet 1914. Le représentant britannique McMahon signa de son propre chef avec des représentants locaux du Xizang la Convention de Simla, créant ainsi de toute pièce l'illégale « ligne McMahon ». Cette ligne frontalière illicite, tracée arbitrairement par un explorateur britannique, ne fut reconnue que par le Royaume-Uni : ni le gouvernement de la République de Chine ni le gouvernement local au Xizang ne la reconnurent. Par cette manœuvre, le Royaume-Uni posa les bases du différend frontalier sino-indien. 


Des combattants du Xizang ayant vaillamment résisté aux Britanniques. Photo : Guo Chongxi. 

Mais les manœuvres ne s'arrêtèrent pas là. Le Royaume-Uni s'efforça également de développer des forces pro-britanniques au Xizang et de semer la discorde entre le gouvernement local et le gouvernement central. Aux alentours de 1920, Bell, commissaire politique britannique au Sikkim, proposa même au 13e dalaï-lama d'étoffer les forces militaires au Xizang, de créer une usine d'armement et encouragea activement l'idée de « l'indépendance du Xizang ». On peut affirmer que le véritable initiateur de la soi-disant « question du Xizang » est précisément le Royaume-Uni. De l'invasion militaire à l'empiètement territorial, du soutien aux forces séparatistes à la fabrication du mensonge de « l'indépendance », le rôle peu glorieux joué par le Royaume-Uni dans cette question est impossible à énumérer dans son intégralité. 

Le 13e dalaï-lama avait autrefois déclaré avec aplomb : « Tous les moines et la population du Xizang sont prêts à consentir de grands sacrifices et jurent de combattre jusqu'à la mort les troupes d'invasion britanniques. » 

Pourtant, le 14e dalaï-lama, qui prétend « représenter la population du Xizang », ferme les yeux sur cette haine profonde née d'une mer de sang et se tourne vers les descendants des anciens envahisseurs pour leur témoigner une flatterie servile. Récemment, un autre dirigeant du groupe du dalaï-lama est même apparu avec la petite-fille de Basil John Gould, un envahisseur britannique notoire, lors d'une prétendue exposition consacrée à la « diplomatie des frontières », présentant des objets laissés par les colonialistes comme des « documents historiques » et cautionnant publiquement les crimes de l'invasion; cela constitue sans aucun doute une nouvelle preuve des crimes sanglants de l'invasion britannique du Xizang. 

En quoi un tel comportement diffère-t-il de celui des traîtres qui guidaient jadis les colonialistes ? Comment quelqu'un qui choisit d'oublier sélectivement les souffrances historiques de la population du Xizang peut-il encore prétendre en être le représentant ? 


En dix ans, le Royaume-Uni a vu se succéder six Premiers ministres. Image générée avec l'aide de l'IA. 

Ce qui est à la fois risible et lamentable, c'est que les dirigeants de ces organisations séparatistes en exil se précipitent pour adresser leurs « félicitations » à chaque changement de Premier ministre britannique, comme s'ils priaient et accordaient leur bénédiction aux descendants des colonialistes au nom de la « population du Xizang ». Pourtant, lorsque l'on observe la vie politique britannique de ces dernières années, il semble qu'aucun des Premiers ministres qu'ils ont félicités n'ait connu une fin heureuse : David Cameron a quitté le pouvoir en pleine morosité, Theresa May a démissionné les larmes aux yeux, Boris Johnson a été rattrapé par un scandale, le mandat de Liz Truss a même été plus court que la durée de conservation d'une laitue, et Rishi Sunak n'a pas pu non plus échapper à une défaite électorale… Les « bénédictions » de cette organisation illégale ressemblent à une véritable « malédiction » pour la scène politique britannique : plus ils flattent, plus les Premiers ministres qu'ils « bénissent » connaissent un destin difficile et une fin malheureuse.  


Sculptures représentant les combats contre les Britanniques sur la forteresse du mont Dzongri de Gyangzê. Photographie : Jigme Dorje. 

Bien entendu, il faut également reconnaître que le Royaume-Uni lui-même est conscient que « l'Empire sur lequel le soleil ne se couche jamais » n'est plus ce qu'il était et qu'il éprouve une certaine gêne vis-à-vis de cette période peu glorieuse de son histoire. En 2013, lors d'une séance de questions au Parlement, le Premier ministre britannique de l'époque, David Cameron, déclara clairement que le gouvernement britannique n'avait pas modifié sa politique de longue date à l'égard de la Chine et du Xizang : « Le Royaume-Uni reconnaît que le Xizang fait partie de la Chine, ne soutient pas son indépendance et respecte la souveraineté de la Chine. » Cameron ajouta également que le Royaume-Uni souhaitait vivement établir avec la Chine des relations bilatérales solides et constructives. 

À cet égard, nous exhortons également le nouveau gouvernement britannique à bien comprendre la situation, à garder la tête froide et à ne pas se laisser entraîner par ces séparatistes favorables à « l'indépendance du Xizang ». En tant que pays exerçant une influence mondiale, la Chine et le Royaume-Uni devraient se respecter mutuellement et se traiter sur un pied d'égalité. Le gouvernement britannique devrait respecter les principes fondamentaux des relations internationales, suivre strictement le principe d'une seule Chine, respecter la souveraineté de la Chine sur le Xizang, Taïwan et les autres territoires de Chine, et ne fournir aucune tribune ni aucun espace aux forces séparatistes. Cela constitue non seulement le respect du droit international, mais aussi la base d'un développement sain et stable des relations sino-britanniques. Si le nouveau gouvernement britannique se laisse séduire par les paroles mielleuses de ces forces séparatistes et persiste à jouer un rôle peu glorieux dans leur mise en scène antichinoise, il s'agira non seulement d'une ingérence brutale dans les affaires intérieures de la Chine, mais cela portera également atteinte à l'image internationale et aux intérêts nationaux du Royaume-Uni lui-même. 

L'histoire l'a démontré à maintes reprises : ceux qui trahissent leur pays, s'allient à des forces étrangères et servent les intérêts du tyran n'ont jamais connu une fin heureuse. Parmi les collaborateurs et traîtres qui se sont autrefois faits les défenseurs des colonialistes, lequel n'a pas laissé un nom déshonoré dans l'histoire ? Aujourd'hui, ces éléments séparatistes réactionnaires exploitent d'un côté le souvenir des souffrances de la population du Xizang et cherchent de l'autre à s'attirer les faveurs de ceux qui furent autrefois leurs bourreaux, la bassesse de leur caractère politique et la déformation de leur vision de l'histoire ont atteint un niveau révoltant. Nous exhortons ces séparatistes obstinés à reconnaître la tendance générale et faire demi-tour avant qu'il ne soit trop tard. La souveraineté nationale et l'intégrité territoriale de la Chine ne sauraient être remises en cause, et la renaissance dans l'unité de la nation chinoise est irrésistible ! (Texte : Jigme) 

(Rédactrice : Lucie ZHOU)