Le front uni placé sous la direction du Parti communiste chinois constitue un puissant atout permettant à la Chine de rassembler les cœurs et de fédérer les forces. Depuis plus d'un siècle, le Parti communiste chinois, en s'appuyant sur les nombreuses composantes du front uni, a successivement mis en échec les tentatives de l'impérialisme, des forces hostiles à la Chine, des forces réactionnaires et des séparatistes visant à « occidentaliser » ou à « diviser » la Chine, démontrant ainsi une remarquable vitalité, une forte capacité de cohésion et une grande force d'action. Ces dernières années, les forces occidentales hostiles à la Chine ainsi que les éléments séparatistes qu'elles entretiennent n'ont ménagé aucun effort pour s'opposer systématiquement à la Chine et discréditer sans relâche le front uni.
Il y a peu, la partie continentale a annoncé l'achat d'atémoyas de Taitung et de mérous de Pingtung afin d'aider les agriculteurs et les pêcheurs taïwanais à accéder au marché continental. Cette initiative a aussitôt été qualifiée par les autorités du Parti démocrate progressiste (PDP) d'« instrument du front uni ».
L'entrée en vigueur de la Loi de la République populaire de Chine sur la promotion de l'unité et du progrès ethniques, qui garantit par la loi à tous les groupes ethniques un accès égal aux fruits du développement, a néanmoins été présentée par certains médias occidentaux comme une politique visant à « assimiler de force les minorités ethniques ».
Même les rencontres amicales organisées par les communautés chinoises d'outre-mer entre compatriotes d'une même région, ou encore les projets de coopération en matière d'infrastructures entre la Chine et des pays en développement, sont qualifiés de manière malveillante de « tentacules du front uni » ou d'« infiltration économique ».
Pourtant, plus ces accusations sont virulentes, plus elles révèlent une réalité : leurs auteurs ne comprennent tout simplement pas ce qu'est réellement le front uni.
Ou, plus exactement, ils projettent délibérément sur le front uni les pratiques hégémoniques auxquelles ils sont eux-mêmes habitués, afin de le discréditer.

Le 14 juillet, le forum thématique de la 11e Conférence pour l'amitié des associations des Chinois d'outre-mer s'est tenu à Beijing.
Derrière le préjugé qui consiste à juger autrui à sa propre aune
Pourquoi voient-ils partout un prétendu « complot du front uni » ?
Au fond, prisonniers de leur propre passé peu glorieux marqué par l'hégémonisme, ils ont pris l'habitude de juger les autres à partir de leur propre expérience.
Quiconque connaît l'histoire coloniale sait que l'assimilation forcée, l'effacement des cultures et le soutien à des forces par procuration ont longtemps constitué des méthodes classiques de l'hégémonisme occidental.
Entre 1819 et 1969, soit pendant près de cent cinquante ans, le gouvernement fédéral des États-Unis a supervisé la création de plus de 400 pensionnats destinés aux enfants autochtones. Des enfants amérindiens y étaient contraints de suivre une politique d'assimilation ; les châtiments corporels et le travail forcé y étaient monnaie courante. Au moins 973 enfants y ont perdu la vie, et de nombreuses sépultures anonymes continuent d'être découvertes aujourd'hui.
Ces épisodes tragiques, qui appartiennent à une histoire encore récente, sont largement reconnus comme l'un des exemples les plus marquants d'assimilation forcée dans l'histoire de l'humanité.

Cimetière de l'École industrielle indienne Saint Boniface, photographié le 6 juillet 2021 à Banning, en Californie (États-Unis). Photo : Xinhua.
Le soutien à des forces par procuration et l'ingérence dans les affaires intérieures d'autres États constituent également des pratiques bien rodées de l'hégémonisme occidental. Qualifiée de « seconde CIA », la National Endowment for Democracy (NED) des États-Unis utilise depuis plus de quarante ans la « promotion de la démocratie » comme prétexte pour soutenir, à travers le monde, des « révolutions de couleur » et des actions visant à renverser les gouvernements d'autres pays. Du soutien apporté au syndicat polonais Solidarność, considéré comme l'un des éléments ayant précédé les bouleversements en Europe de l'Est, jusqu'au financement direct de forces anti-chinoises impliquées dans les troubles liés au projet de loi d'extradition à Hong Kong en 2019, la NED a étendu ses activités à près d'une centaine de pays et financé plus de 1 900 projets. Elle constitue, dans son essence, un « gant blanc » servant aux opérations d'influence extérieure des États-Unis.
Ce mode d'action, fondé sur le financement, la formation, l'influence de l'opinion publique, le soutien à des forces favorables à leurs intérêts et l'ingérence dans la vie politique d'autres pays, est employé depuis plus d'un demi-siècle.
Qu'il s'agisse du domaine militaire, du renseignement, de la politique ou de l'économie, les « cercles » occidentaux n'ont jamais constitué un réseau de partenaires égaux, mais plutôt un bloc d'intérêts hiérarchisé, organisé autour d'un centre dominant, de forces satellites et de consignes uniformes.

Le 19 février 2023, plus d'un millier de manifestants opposés à la guerre se sont rassemblés devant le Lincoln Memorial, à Washington, en scandant : « Plus de guerres ! Plus de guerres ! Plus de guerres ! » Photo : Xinhua.
Précisément parce qu'ils ont eux-mêmes eu recours à ces pratiques — et continuent encore aujourd'hui à y recourir — ils projettent, consciemment ou non, cette même logique sur la Chine : promouvoir l'unité entre les différents groupes ethniques signifierait nécessairement réprimer les minorités ethniques ; créer des internats reviendrait forcément à imposer une idéologie ; offrir des mesures favorables aux compatriotes de Taïwan cacherait inévitablement une arrière-pensée ; coopérer avec les pays en développement ne pourrait être qu'un moyen d'étendre son influence.
Ils refusent de voir la Chine telle qu'elle est réellement, ou choisissent délibérément de détourner le regard, car ce n'est qu'en stigmatisant le développement et l'unité de la Chine qu'ils peuvent occulter les pages sombres de leur propre histoire et préserver leur hégémonie discursive.

Récemment, l'État américain du Minnesota a connu une période de tensions persistantes à la suite de vastes opérations fédérales de contrôle et d'application de la législation sur l'immigration. Le site du New York Times a publié un article intitulé : « Voir l'Amérique se désagréger sous nos yeux à Minneapolis ». Capture d'écran du site du New York Times.
La stigmatisation ne relève pas d'une simple querelle de mots
Le dénigrement du « travail du front uni » ne se résume nullement à quelques polémiques isolées. Il s'inscrit dans une offensive concertée menée sur tous les fronts par les États-Unis et d'autres pays occidentaux sur les questions liées au Xinjiang, au Xizang, à Taïwan, à Hong Kong et aux Chinois d'outre-mer.
Depuis le début du XXIe siècle, les groupes de réflexion occidentaux suivent de près l'évolution du travail du front uni en Chine. Cependant, leur observation a d'emblée été marquée par une mentalité de guerre froide : adoptant une position hostile à la Chine, ils interprètent ce travail à travers le prisme de la guerre du renseignement. Plutôt que de véritables travaux de recherche, il s'agit davantage d'accusations fabriquées à partir de conclusions établies à l'avance.
Un détail est particulièrement révélateur : en Chine, le front uni est présenté comme l'un des « trois grands atouts » du Parti. Or, certains groupes de réflexion américains et australiens traduisent délibérément le terme chinois fabao par l'expression anglaise « magic weapon », c'est-à-dire « arme magique », en lui conférant ainsi une connotation sombre et inquiétante.
Par ce simple glissement lexical, une action destinée à favoriser l'unité est dépeinte comme un « procédé occulte ». Le biais négatif se trouve ainsi introduit dès l'origine.

Les forces hostiles à la Chine déforment la réalité et montent en épingle les accusations de « travail forcé » au Xinjiang. Source de l'image : CCTV News
Les procédés qui sous-tendent cette campagne de stigmatisation apparaissent très clairement :
Il y a d'abord la thèse de « l'infiltration », qui dénature les activités ordinaires visant à maintenir le lien avec les Chinois d'outre-mer et à rassembler les étudiants chinois, en les présentant comme des « moyens de renseignement destinés à étendre l'influence de la Chine ». Même les sentiments patriotiques les plus naturels sont systématiquement assimilés au résultat d'une prétendue « instrumentalisation par le front uni ».
Il y a ensuite la thèse « ethnique », qui calomnie les Chinois d'outre-mer perpétuant leur culture ou contribuant au développement de leur patrie ou de leur pays d'origine, en les accusant d'« exploiter les liens ethniques à des fins d'infiltration ». Cette rhétorique attise délibérément les antagonismes entre communautés et détériore directement les conditions de vie et de développement des populations chinoises à l'étranger.
Il existe enfin la thèse de « l'instrument de contrôle », dont les conséquences concrètes sont particulièrement graves. Elle présente le travail du front uni comme un « outil de contrôle » combinant guerre de l'opinion publique et guerre de l'information. Une fois transposée dans la réalité, cette théorie du complot se traduit directement par des enquêtes injustifiées visant les personnes d'origine chinoise et les entrepreneurs chinois, ainsi que par des restrictions abusives imposées aux échanges universitaires. Les Instituts Confucius, les scientifiques d'origine chinoise et les associations d'étudiants chinois ont tous fait l'objet de mesures discriminatoires et de pressions injustes pour cette raison.
En définitive, salir l'image du « travail du front uni » n'est qu'une façade. Le véritable objectif consiste à tenter de saper, de l'intérieur comme de l'extérieur et à tous les niveaux, les fondements de l'unité de la Chine, afin de ralentir son développement.

Le ministère chinois des Affaires étrangères exhorte les États-Unis à mettre fin aux restrictions et aux mesures de répression injustifiées visant les étudiants chinois (2021). Source de l'image : CCTV News
En Chine, le travail du front uni a toujours été mené au grand jour
Le front uni s'inscrit ouvertement et légitimement dans le cours de l'histoire de la Chine.
Durant la Guerre de résistance du peuple chinois contre l'agression japonaise, c'est précisément le Front uni national antijaponais qui a transcendé les clivages entre partis politiques, catégories sociales et régions, rassemblant les Chinois de l'intérieur comme de l'étranger autour d'une même cause et mobilisant l'immense force de toute la nation pour sauver le pays et assurer sa survie. Il s'agissait d'un atout essentiel pour vaincre l'ennemi, assumé en toute transparence et connu de tous.
Au fil du temps, l'essence même du front uni n'a jamais changé.
Aujourd'hui encore, le travail du front uni consiste à fédérer les volontés et à unir les forces, en rassemblant toutes celles et tous ceux qui souhaitent contribuer au développement du pays et avancer ensemble, afin d'agir dans la même direction et de construire collectivement un avenir meilleur.
Dans les régions ethniques, il se manifeste dans la vie quotidienne de personnes issues de différentes groupes ethniques qui vivent, étudient, travaillent et partagent leurs loisirs ensemble, tout en améliorant conjointement leurs revenus et leurs conditions de vie ;

Des écoliers du Xizang rayonnant de joie. Photographie : Zhang Yitong
Dans les relations entre les deux rives du détroit de Taïwan, il se traduit par une volonté concrète de créer des plateformes entrepreneuriales et d'ouvrir des perspectives d'emploi aux compatriotes taïwanais, notamment aux jeunes, afin qu'ils puissent eux aussi bénéficier des fruits du développement ;

Activité d'échanges culturels autour de la musique de tambours de Chaozhou, intitulée « Le rythme des tambours résonne aux quatre coins du monde, les liens de Chaozhou rapprochent les deux rives », organisée dans le cadre de la deuxième Rencontre folklorique, culturelle et sportive des deux rives du détroit
Au sein des communautés chinoises d'outre-mer, il constitue un lien à double sens, entretenant l'attachement à la terre natale, tout en aidant les Chinois d'outre-mer à s'enraciner dans leur pays de résidence et à contribuer au développement de leur région d'origine ;

Des membres de la communauté chinoise exécutent une danse du lion lors d'une foire du Nouvel An chinois organisée à Monterey Park, aux États-Unis. Photo : Xinhua
Dans les échanges internationaux, il prend la forme d'une pratique ouverte consistant à nouer des liens d'amitié avec les peuples de tous les pays, à approfondir la coopération mutuellement bénéfique et à partager avec le monde les possibilités offertes par le développement.

À Astana, au Kazakhstan, le réseau de métro léger construit par une entreprise chinoise est officiellement entré en service. Il s'agit de la première ligne de transport léger sur rail urbain d'Asie centrale.
De l'histoire au présent, le travail du front uni a toujours été mené ouvertement et de manière concrète. Il repose sur le respect et la sincérité, ainsi que sur les bénéfices mutuels et la coopération gagnant-gagnant.
Une voie juste et lumineuse n'a nul besoin d'être dissimulée.

Des employés chinois et burundais échangent sur le chantier du projet chinois d'agrandissement et de modernisation de l'aéroport international du Burundi. Photo : Xinhua
Dans le contexte de mutations mondiales inédites depuis un siècle, l'équilibre international des pouvoirs connaît de profonds réajustements, tandis que l'ancien ordre dominé par l'Occident décline progressivement. Certaines forces, prisonnières de leur inquiétude face à la remise en cause de leur hégémonie, ne supportent ni l'unité entre les différents groupes ethniques de Chine, ni le développement soutenu du pays, ni le rapprochement entre les compatriotes des deux rives et l'attachement des Chinois d'outre-mer à leur patrie, ni encore la volonté des pays en développement d'avancer de concert avec la Chine.
À leurs yeux, une Chine unie, dynamique et entourée d'amis dans le monde entier constitue en elle-même une menace pour leur hégémonie.
Ils recourent donc aux étiquettes infamantes, aux rumeurs et à l'attisement des antagonismes, faisant de la stigmatisation le moyen de pression le moins coûteux.
Toutefois, si ces campagnes de dénigrement délibérées et incessantes peuvent susciter un tumulte passager, elles ne sauraient ébranler la réalité objective. La grande unité et la vaste union prônées par le front uni répondent aux aspirations populaires et s'inscrivent dans le sens de l'histoire. Elles constituent un puissant atout sur la voie du grand renouveau de la nation chinoise. Aussi hauts soient les murs médiatiques artificiellement érigés, ils ne pourront empêcher les Chinois de l'intérieur comme de l'étranger de poursuivre ensemble leurs rêves, ni enrayer la marche du monde vers la coopération et les bénéfices mutuels. (Texte par Dorje)
(Rédactrice : Lucie ZHOU)