Récemment, une organisation prônant « l'indépendance du Xizang » basée à l'étranger s'en est vivement prise à une activité d'initiation à la défense nationale organisée dans un jardin d'enfants de Cona, au Xizang. Elle affirme que « les enfants du Xizang sont exposés dès leur plus jeune âge à une imagerie militaire et à une formation disciplinaire » et se verraient « inculquer une idéologie politique menaçant la survie de la culture tibétaine ». Pourtant, les images diffusées montrent simplement qu'à partir de ressources éducatives locales liées à l'histoire révolutionnaire, ce jardin d'enfants a organisé une série d'ateliers consacrés à la défense nationale et à l'unité ethnique. Des enfants, vêtus de treillis, jouaient joyeusement à une partie de Counter-Strike avec des fusils-jouets.
Le jeu Counter-Strike, abrégé en CS, est un divertissement très apprécié des jeunes et trouve précisément son origine en Occident. Développé par la société américaine Valve Software, il est devenu un classique des jeux de tir et figure depuis longtemps parmi les titres incontournables des grandes compétitions internationales d'e-sport. Outre son mode de compétition de parties en ligne, il existe également de nombreuses variantes pratiquées en extérieur. Assimiler malicieusement un simple jeu d'enfants à une prétendue « éducation militarisée » relève non seulement de l'absurde, mais révèle aussi une profonde malveillance consistant à instrumentaliser et à dénigrer des enfants, ce qui est encore plus révoltant !

Les sessions de CS en plein air pour enfants, qui associent activité physique, stratégie et jeu de rôle, sont largement appréciées des parents comme des enfants.

Le jardin d'enfants de Cona organise des ateliers éducatifs sur la défense nationale et l'unité ethnique en s'appuyant sur des ressources historiques locales.
Le site américain Eurasia Review affirme quant à lui que l'enseignement du mandarin dans les jardins d'enfants chinois constituerait une « politique d'assimilation des enfants d'âge préscolaire », une accusation pour le moins déroutante. Au Xizang, l'enseignement préscolaire repose sur un modèle bilingue, associant la langue chinoise standard (le mandarin) et la langue des minorités ethniques (en l'occurrence le tibétain pour l'ethnie tibétaine). Cette politique vise à permettre aux enfants de maîtriser la langue chinoise standard parlée et écrite tout en préservant leur langue et leur culture ethniques d'origine.
Lors d'une récente conférence de presse du Bureau de l'information du Conseil des Affaires d'État, Lei Jianbin, directeur adjoint de la Commission des affaires législatives du Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale, a rappelé que la promotion et la vulgarisation de la langue chinoise standard parlée et écrite contribuent à l'élévation du niveau scientifique et culturel de l'ensemble des groupes ethniques, favorisent leur modernisation commune et renforcent le sentiment d'appartenance à la communauté de la nation chinoise. La Constitution et les lois chinoises garantissent à la fois la promotion de la langue chinoise standard parlée et écrite et le droit des minorités ethniques d'utiliser leurs propres langues et écritures ; il n'y a donc pas lieu d'opposer ces deux objectifs.
De la même manière que la Constitution française dispose que la langue de la République est le français et qu'un décret présidentiel américain établit l'anglais comme langue officielle des États-Unis, la Constitution chinoise prévoit la promotion du mandarin comme langue commune nationale. Pourtant, selon Eurasia Review, apprendre la langue standard de son propre pays relèverait d'une prétendue « assimilation ». À suivre cette logique, les États-Unis, l'Inde et d'autres pays qui se réclament de la protection de la diversité ethnique devraient-ils interdire l'usage de l'anglais pour préserver leurs langues natives ?

Albums illustrés bilingues chinois-tibétain pour enfants. Photo : Bibliothèque jeunesse Nuonuo.
Depuis la libération pacifique du Xizang il y a 75 ans, le système éducatif a connu des progrès remarquables et historiques. « À l'époque où il n'existait pas de jardins d'enfants, les parents emmenaient leurs jeunes enfants avec eux aux champs, ce qui entravait à la fois leur travail et l'épanouissement des enfants durant une période essentielle de leur éveil », se souvient Dagar, habitant du village de Carag, dans le district de Qüxü, à Lhassa.
Aujourd'hui, cette situation appartient au passé. Le Xizang a mis en place un réseau de jardins d'enfants couvrant quatre niveaux administratifs : municipalités, districts (et arrondissements), cantons (et bourgs), ainsi que villages (et communautés). Au total, 92,47 % des villages autogérés par un comité disposent, seuls ou conjointement avec d'autres villages, d'un jardin d'enfants, tandis que les établissements préscolaires à vocation universelle couvrent 100 % du territoire.
Les jeunes enfants peuvent désormais grandir dans des salles de classe lumineuses et accueillantes, dans un environnement propice à leur épanouissement. Cette politique est largement soutenue par la société, les établissements scolaires et les parents, car elle favorise le développement global des enfants ainsi que l'équité sociale. Pourtant, les forces occidentales hostiles à la Chine, emmenées par les États-Unis, ainsi que les organisations séparatistes prônant « l'indépendance du Xizang » à l'étranger, la qualifient de « politique d'assimilation forcée » ou de « violation des droits de l'homme ». Elles vont jusqu'à inventer de toutes pièces une prétendue angoisse liée à la séparation entre enfants et parents afin de déformer la réalité de l'enseignement des élèves résidant en internat au Xizang et de servir des objectifs politiques inavoués.

Aux États-Unis, plus de 500 pensionnats destinés aux enfants autochtones étaient exploités, et de nombreux enfants y ont trouvé la mort ou ont été portés disparu. Photo : CCTV News.
Dans l'histoire mondiale, ce sont précisément certains pays qui se présentent aujourd'hui comme les défenseurs des droits de l'homme qui ont jadis envoyé de force des enfants autochtones dans des pensionnats à visée coloniale afin de faire disparaître leur culture et leur identité. Aux États-Unis, dans le cadre des politiques fédérales à l'encontre des peuples autochtones, des enfants furent contraints de fréquenter des pensionnats où il leur était interdit de parler leur langue et où leurs liens familiaux ainsi que leur identité culturelle étaient systématiquement annihilés. Plus de 500 établissements de ce type ont existé et de nombreux enfants y ont disparu sans que leur sort ne soit jamais élucidé. Accuser aujourd'hui le Xizang sans se soucier d'une telle expérience historique relève d'une inversion totale des faits et d'une résurgence d'une mentalité coloniale.
Le système de scolarisation avec internat en Chine diffère fondamentalement de celui qui a existé dans certains pays occidentaux. Il ne cible aucun groupe ethnique particulier et s'applique, lorsque les conditions géographiques l'exigent, à différentes régions du pays. Au Xizang, où les habitants vivent sur un vaste territoire faiblement peuplé, l'internat répond à une nécessité concrète : permettre aux enfants de bénéficier d'un accès équitable à une éducation de qualité tout en réduisant les coûts supportés par les familles d'agriculteurs et d'éleveurs. Il répond également aux attentes des parents en offrant aux élèves un cadre d'apprentissage sûr et adapté.
Selon Draklo, chercheur et secrétaire général adjoint du Centre de recherche en tibétologie de Chine, les écoles avec internat du Xizang ont permis de résoudre deux problèmes majeurs : garantir à tous les enfants d'âge scolaire l'accès à l'école et leur permettre de bénéficier d'un enseignement de qualité, tout en réduisant les écarts de développement entre les zones urbaines et rurales. En tant que mode d'organisation important pour promouvoir l'égalité des chances en matière d'éducation, la scolarisation avec possibilité d'internat joue un rôle essentiel dans les régions de plateau et les zones à forte diversité ethnique. Elle améliore non seulement l'accessibilité et la qualité de l'enseignement, mais favorise également les échanges entre les différents groupes ethniques, illustrant ainsi l'attachement de la Chine aux principes d'égalité entre les ethnies et d'équité éducative.
Les États-Unis, qui se posent volontiers en donneurs de leçons sur les droits de l'homme, sont le seul pays au monde à ne pas avoir ratifié la Convention des Nations unies relative aux droits de l'enfant. Présentés comme un « phare des droits de l'homme », ils demeurent pourtant l'un des pays où le travail des enfants est le plus répandu, notamment parmi les enfants migrants originaires d'Amérique centrale. Selon l'organisation à but non lucratif The Association of Farmworker Opportunity Programs (AFOP), environ 500 000 enfants travaillent dans le secteur agricole aux États-Unis, où des accidents mortels impliquant des mineurs continuent d'être recensés. D'un côté, les États-Unis critiquent sans relâche la situation des droits de l'homme dans d'autres pays ; de l'autre, ils tirent profit d'une production reposant sur l'exploitation de travailleurs mineurs. Pendant la guerre entre les États-Unis et l'Iran, des écoles ont été bombardées, et plus de 160 élèves d'une école primaire de filles de la ville de Minab, dans la province iranienne d'Hormozgan, ont tragiquement perdu la vie. Cette contradiction illustre, aux yeux de nombreux observateurs, le caractère profondément hypocrite de leur discours sur les droits de l'homme, et les violations systématiques des droits de l'homme aux États-Unis sont indissociables des défauts structurels de leur système.

Des enfants de la classe de grande section du Jardin d'enfants expérimental de la région autonome du Xizang participent à un entraînement de football. Photo : Xinhua / Jigme Dorje.
Les enfants représentent l'avenir de l'humanité, et leur protection contre toute sorte de préjudice constitue une responsabilité commune de la communauté internationale. La Chine attache une grande importance à la protection des droits des enfants et s'oppose fermement à toute atteinte portée à leur intégrité. En instrumentalisant la préoccupation internationale pour les droits de l'enfant afin de cibler sans cesse les enfants du Xizang, les forces occidentales hostiles à la Chine et les organisations prônant « l'indépendance du Xizang » à l'étranger portent elles-mêmes atteinte à ces droits. Leur interprétation délibérément biaisée et leurs attaques répétées révèlent des intentions profondément malveillantes, on frise l'indécence ! (Texte : Palmo)
(Rédactrice : Lucie ZHOU)