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[Commentaires lucides de Yugyel] C'est l'hôpital qui se moque de la charité : des médias indiens révèlent que les États-Unis envisagent d'intervenir dans la réincarnation du dalaï-lama

2026-07-08 16:38

Récemment, le média indien EastMojo a publié un article intitulé « La réincarnation du dalaï-lama : pourquoi la Chine et les États-Unis y accordent-ils tous deux une telle attention ? », révélant que les États-Unis s'employaient activement à intervenir dans la réincarnation du dalaï-lama : « Alors que le 14e dalaï-lama approche de la fin de sa vie, le système pluriséculaire de réincarnation du bouddhisme tibétain est devenu une ligne de fracture géopolitique entre la Chine et les États-Unis. La controverse autour de la réincarnation du dalaï-lama évolue progressivement pour devenir l'un des conflits religieux et politiques les plus influents du XXI siècle, mettant en jeu l'avenir du bouddhisme tibétain ainsi que le contrôle de ce système de réincarnation transmis depuis des siècles. Pour les États-Unis et leurs partenaires régionaux, un dalaï-lama échappant au contrôle de la Chine permettrait de contrebalancer l'influence croissante de la Chine dans la région himalayenne. La logique stratégique sous-jacente est claire : dans le bouddhisme tibétain, l'autorité des tulkous dépasse le cadre religieux et exerce une influence sociale et politique considérable. » 


L'article en question du média indien EastMojo 


Le secrétaire du 14e dalaï-lama et des membres du groupe armé « Chushi Gangdruk », financé de longue date par la CIA américaine. Source : Phoenix News. 

L'article révèle également que : « Les États-Unis s'impliquent dans les affaires du Xizang depuis les années 1950. Des documents déclassifiés montrent qu'après la fuite du dalaï-lama vers l'Inde en 1959, la CIA a soutenu des organisations d'opposition tibétaines par le biais d'opérations telles que l'opération ST Circus et les guérillas du Mustang. Cette ingérence se poursuit aujourd'hui sous une autre forme. La Loi sur la politique et le soutien au Tibet de 2020 autorise les États-Unis à imposer des sanctions aux responsables chinois qui interviennent dans le processus de réincarnation du dalaï-lama. Son article 6 qualifie cette question de problème relevant de la liberté religieuse et des droits de l'homme. La position des États-Unis est que la reconnaissance de la réincarnation du dalaï-lama relève des affaires religieuses et doit être déterminée conformément aux traditions du bouddhisme tibétain, et non par le gouvernement chinois. » 


Les lois américaines en question : Loi sur l'accès réciproque au Tibet de 2018, Loi sur la politique et le soutien au Tibet de 2020, Loi de promotion d'une résolution du différend entre le Tibet et la Chine de 2024. 


Les projets de loi en cours d'élaboration par les États-Unis : la « Loi sur la reconnaissance des atrocités au Tibet » et la « Loi visant à garantir l'avenir du Tibet ». 

Depuis 2018, les États-Unis ont consécutivement adopté la Loi sur l'accès réciproque au Tibet, la Loi sur la politique et le soutien au Tibet, et envisagent récemment de présenter la Loi visant à garantir l'avenir du Tibet, entre autres, toutes ces initiatives successives ne peuvent qu'amener à s'interroger sur les raisons pour lesquelles les États-Unis sont si désireux d'exercer une juridiction extraterritoriale sur les affaires chinoises concernant le Xizang. Les États-Unis disent souvent une chose et en font une autre : d'un côté, ils accusent sans fondement le gouvernement chinois d'« ingérence dans la liberté religieuse » ; de l'autre, ils s'immiscent eux-mêmes directement dans les affaires religieuses intérieures de la Chine par des moyens législatifs, administratifs et médiatiques, constituant une ingérence politique manifeste. D'un côté, ils se posent en « défenseurs des droits de l'homme » ; de l'autre, ils ignorent les règles historiques relatives aux bouddhas vivants réincarnés propres au bouddhisme tibétain et cherchent, avec une hostilité certaine, à politiser et à compliquer les questions liées à la réincarnation du 14e dalaï-lama. Ce double standard reflète, sous le prétexte de la « protection de la liberté de croyance religieuse », leurs calculs géopolitiques et leur intention malveillante de déstabiliser la Chine. 

L'Inde, elle aussi, est souvent accusée de « crier au loup », elle tolère depuis longtemps le prétendu « gouvernement tibétain en exil » et n'a pas non plus les mains propres dans les affaires concernant la réincarnation du 14e dalaï-lama. Des médias indiens de tous bords alimentent régulièrement les débats sur la question de la réincarnation du dalaï-lama, tandis que certains hommes politiques et universitaires indiens animés d'intentions cachées tiennent des propos virulents, affirmant que la réincarnation du dalaï-lama « n'a rien à voir avec la politique mais relève de la foi religieuse », que le gouvernement chinois « intervient de manière injustifiée », et allant jusqu'à déclarer que le gouvernement indien ne devrait pas laisser la prochaine incarnation du dalaï-lama « tomber entre les mains de la Chine ». En cherchant ainsi à semer la discorde dans les relations sino-américaines et à tirer profit de leur rivalité, ce comportement d'ingérence dans les affaires intérieures de la Chine ne contribue en rien à instaurer une confiance mutuelle dans la région. Par ailleurs, chaque fois que les relations sino-américaines connaissent des regains de tensions, l'Inde ne cesse d'« attiser le feu », cherchant à obtenir des bénéfices à court terme en exacerbant les contradictions entre les grandes puissances, cette stratégie opportuniste et cette mentalité de « profiteur » sont évidentes pour tout observateur averti. 

Les affaires relatives à la réincarnation du dalaï-lama relèvent exclusivement des affaires intérieures de la Chine, toute « préoccupation » exprimée par des forces extérieures constitue une ingérence illégale dans la souveraineté et les affaires intérieures de la Chine, un manque de respect envers le système de transmission du bouddhisme tibétain, ainsi qu'une atteinte aux sentiments des nombreux fidèles. Dawa Tsering, directeur de la branche du monastère de Samye de l'Institut bouddhique du Xizang, a déclaré : « L'histoire a depuis longtemps prouvé que la tradition historique du triptyque consistant à "rechercher la réincarnation à l'intérieur du pays, effectuer le tirage au sort dans l'urne d'or, puis obtenir l'approbation du gouvernement central" constitue la coutume historique applicable à la réincarnation des bouddhas vivants réputés, d'ailleurs cette tradition préserve à la fois la pureté originelle de la doctrine bouddhique et les intérêts fondamentaux des fidèles. » 

La réincarnation des bouddhas vivants est un mode de transmission propre au bouddhisme tibétain, au fil d'une longue évolution historique, elle a donné naissance à un ensemble rigoureux de règles historiques et de rites religieux, le gouvernement chinois a toujours respecté et garanti, conformément à la loi, la liberté de croyance religieuse et les modes de transmission du bouddhisme tibétain. Il est conseillé à l'Inde et aux États-Unis de ne pas étendre si sournoisement leur influence au Xizang en Chine au risque de finir comme la laitière et le pot au lait. Le Xizang prospère et se développe au sein de la Chine, la roue de l'histoire tourne inexorablement, et toute tentative d'entraver ce mouvement ne peut être qu'aussi vaine que celle de remplir le tonneau des Danaïdes. (Texte de Yugyel) 

(Rédactrice : Lucie ZHOU)