Récemment, le chef de l'organisation du dalaï-lama et Frances C. Cutler, petite-fille du colonisateur britannique Basil John Gould, ont assisté ensemble au vernissage d'une exposition intitulée « Diplomatie des frontières : la Grande-Bretagne, le Tibet et Sir Basil Gould ». L'un est un séparatiste exilé accusé de trahison, l'autre est la descendante d'un envahisseur, tous deux se sont attardés devant des effets personnels des colonisateurs britanniques, observant le sourire aux lèvres ces soi-disant documents historiques « maculés de sang » relatifs à l'invasion britannique du Xizang, allant même jusqu'à se serrer la main et couper le ruban d'inauguration, comme s'ils célébraient une glorieuse réunion de famille.
Ce chef de l'organisation du dalaï-lama a peut-être oublié que, face à la brutalité et à la cruauté des envahisseurs britanniques, qui pillaient, incendiaient et massacraient, les gens courageux de toutes les ethnies du Xizang avaient juré au prix de leur sang et de leur vie : « Même si tous les hommes disparaissaient et toutes les femmes périssaient, nous jurons de ne jamais partager le même ciel et la même terre que les envahisseurs. » Aujourd'hui, pour assouvir ses ambitions séparatistes, il va jusqu'à traiter les descendants des colonisateurs en invités d'honneur, piétinant le sang de ses compatriotes massacrés, s'agenouillant devant les colonisateurs et les vénérant, « faisant allégeance à l'ennemi » et se faisant son serviteur, considérant la trahison de la souveraineté nationale comme un « succès diplomatique », révélant pleinement le mal gravé dans ses gènes.
Gould — un colonisateur et envahisseur jusqu'au-boutiste
Depuis 1840, après s'être arrogé divers privilèges sur les côtes chinoises à la suite des deux guerres de l'opium, l'impérialisme britannique soucieux d'étendre encore ses intérêts, tourna son attention vers le Xizang en Chine qu'il convoitait depuis longtemps, prenant l'Inde britannique comme base, il lança sans vergogne successivement deux guerres d'agression contre le Xizang, en 1888 et en 1904.
Basil John Gould, alors administrateur de l'Inde britannique au Sikkim, fut l'un des principaux instigateurs de la politique britannique d'agression à l'encontre du Xizang au début du XXe siècle. En 1904, les troupes britanniques dirigées par Francis Younghusband envahirent le Xizang par la force, massacrèrent sa population et forcèrent le gouvernement Qing à signer la « Convention entre la Grande Bretagne et le Xizang ». Gould fut précisément l'héritier et l'exécutant de ce système colonial. En 1936, il entra à Lhassa à la tête d'une mission qui, sous couvert de « représentation commerciale », visait en réalité à préparer une nouvelle division du Xizang par la Grande-Bretagne et à cultiver des forces pro-britanniques. Entre 1935 et 1936, Gould s'impliqua profondément dans la recherche de la réincarnation du 13e dalaï-lama, tentant de placer le futur dalaï-lama sous contrôle britannique. On peut dire qu'il fut un exécutant de la politique coloniale de bout en bout.

La petite-fille du colonisateur britannique Basil John Gould, Frances C. Cutler
Pourtant, cette exposition présente des preuves irréfutables de l'ingérence britannique dans les affaires religieuses ou autres du Xizang comme de simples « documents de traduction d'une haute importance » ou « archives historiques », et embellit les agissements de Gould et de ses acolytes, qui, mûs par des ambitions hégémoniques, ont porté atteinte à la souveraineté d'un autre pays et l'ont brutalement bafouée, en les qualifiant d'« expériences historiques particulières », de « rôles clés de communication » et de « liens profonds avec le Xizang ».
Aux yeux de l'organisation du dalaï-lama, ce colonisateur ambitieux et tyrannique, et agissant à contre-courant est devenu soudainement un « bienfaiteur » du Xizang. Ils conservent encore aujourd'hui les documents relatifs à l'intervention de Gould dans la désignation de la dernière réincarnation, les exposant comme des « trésors », comme pour se vanter : regardez, nous avons depuis longtemps des liens avec les Britanniques. Cette attitude servile et ce reniement de ses ancêtres montre sans ambiguïté au monde que, tant qu'il s'agit de s'opposer à la Chine, n'importe qui peut faire office de maître.
La complainte funèbre de ces rebuts assoiffés de sang
La petite-fille de Gould est traitée comme une invitée de marque par l'organisation du dalaï-lama, elle ne pouvait naturellement pas laisser passer une telle « occasion en or », tentant de profiter de l'engouement ostentatoire des forces séparatistes pour blanchir les crimes d'agression et les atrocités sanguinaires commis par ses ancêtres. Elle raconte avec fierté les « moments glorieux » de Gould, révélant au fond d'elle-même un sentiment illusoire de supériorité. Quant au chef l'organisation du dalaï-lama, il évoque avec émotion des « échanges historiques de longue date entre le Xizang et les pays occidentaux », allant jusqu'à déclarer vouloir écrire spécialement des ouvrages afin d'aider la nouvelle génération de politiciens britanniques à comprendre les « liens historiques entre le Xizang et la Grande-Bretagne ».
Ces résidus d'envahisseurs et de séparatistes auraient-ils oublié que les actes de Gould servaient précisément les objectifs de l'Empire britannique visant à diviser la Chine et contrôler le Xizang ? Ont-ils oublié les souffrances infligées aux gens de la région par les colonisateurs britanniques ? Tapis dans l'ombre de l'histoire, ils ressemblent à des loups affamés léchant des traces de bains de sang et des éclats d'armes blanches, cherchant obstinément à nourrir leurs ambitions avec le sang de leurs compatriotes.

Les ruines d'un fort portant encore des impacts de balles britanniques près du monument commémoratif de Chumik Shenko pour la résistance contre les Britanniques (photo de Huang Yaoman)

Des sculptures illustrant les combats d'époque contre les Britanniques sur l'ancienne forteresse de Gyangzê Dzongri (photo de Jigme Dorje)
Mais l'Histoire n'oubliera pas : ce mur de terre criblé d'impacts de balles sur ce site emblématique de la résistance contre les Britanniques à Chumik Shenko témoigne des atrocités commises par l'armée britannique, qui massacra sauvagement des compatriotes de l'ethnie tibétaine sous le faux prétexte de négociations, le site de résistance contre la Grande-Bretagne de Gyangzê Dzongri témoigne de la lutte à mort menée par les militaires et civils de toutes les ethnies qui, à court de munitions et de vivres, affrontèrent l'armée britannique armée de mitrailleuses et de canons avec leurs seules lances et sabres, plusieurs centaines de combattants, ayant résisté jusqu'au dernier instant, se jetèrent finalement du haut des falaises pour mourir en héros, parmi ces combats sanglants figurent Zachanggu, l'embuscade du village de Phalha, la bataille défensive du monastère de Nenying…
Chaque site où se sont déroulées ces catastrophes raconte le passé douloureux de cette terre, mais montre également la ferveur patriotique innée de la population du Xizang, bataille après bataille, ils ont résisté courageusement à l'oppression et défendu jusqu'à la mort la souveraineté de leur patrie. Bien que la guerre ait été perdue, le cœur patriotique et inébranlable des gens du Xizang restera à jamais ardent, face à toute convoitise, ambition ou action pernicieuse, il ne se soumettra jamais.
Qui a été frappé par le « boomerang » de l'héritage colonial ?
Concernant les objets personnels laissés par l'envahisseur Gould, le chef de l'organisation du dalaï-lama affirme que ces documents historiques « réfuteraient avec force le faux récit du gouvernement chinois sur l'histoire du Xizang ». À l'occasion du 75e anniversaire de la libération pacifique du Xizang, tenir ouvertement de tels absurdités ne manquera pas de se voir infliger une gifle retentissante par l'histoire et la réalité.
Le Xizang fait depuis toujours partie intégrante du territoire chinois, ceux qui prônent « l'indépendance du Xizang » manquent soit de compréhension des notions d'État et de souveraineté nationale, soit ont des intentions cachées et poursuivent des objectifs politiques inavouables. Quant à ces prétendus documents précieux, ils révèlent précisément comment les colonisateurs britanniques se sont ingérés dans les affaires intérieures de la Chine et ont soutenu des forces séparatistes.
Il y a 75 ans, l'ancien Xizang était marqué par l'amalgame entre pouvoir politique et pouvoir religieux, la misère des serfs, le déclin de la production et les difficultés de pourvoir aux besoins de la population. La libération pacifique du Xizang a brisé ce long isolement et ouvert la voie aux réformes démocratiques, à la création de la région autonome et à la politique de réforme et d'ouverture. Or, ce que l'organisation du dalaï-lama regrette sans cesse, c'est cette époque sombre où aristocrates, monastères et forces étrangères exploitaient ensemble les serfs. Ils regrettent les colonisateurs parce que ces derniers étaient des soutiens de leur régime réactionnaire.
Cela rappelle inévitablement que l'ancien séparatiste pro-impérialiste Shakabpa, dans son ouvrage « le Xizang : une histoire politique », traite avec une extrême légèreté la guerre d'agression lancée par l'Empire britannique en 1904, sans condamner une seule fois les massacres de ses compatriotes, allant même jusqu'à affirmer que les envahisseurs « n'avaient pas procédé à des pillages et avaient respecté les croyances religieuses locales », révélant les mêmes travers que sont une absence de conscience et une trahison de la patrie .
L'organisation du dalaï-lama continue aujourd'hui encore de s'accrocher à ces poisons coloniaux, ce qui prouve précisément qu'elle accepte de servir durablement d'outil à certaines forces étrangères pour contenir la Chine. Tous autant qu'ils se proclament « fils de l'Inde » ou qu'ils échangent des poignées de main chaleureuses avec les descendants des colonisateurs britanniques, ceux qui se couchent, ce sont bien ceux de l' organisation du dalaï-lama. Mais l'histoire ne tolère pas la falsification, et les lignes rouges nationales ne peuvent être piétinées ! Ils ne sont pas dignes de parler « d'identité nationale », car leur identité consiste à faire allégeance à l'ennemi ; ils ne sont pas dignes d'évoquer une « tradition diplomatique », car leur tradition consiste à trahir la souveraineté ; ils ne sont pas dignes de parler de « dignité religieuse », car ils sont capables de trahir jusqu'au Bouddha lui-même.
Comme le dit un proverbe de l'ethnie tibétaine : « Peu importe combien les chiens aboient, cela n'empêche pas les chevaux de suivre la grande route. » Les colonisateurs britanniques ont depuis longtemps quitté la scène historique, tandis que l'organisation du dalaï-lama vit encore dans les vieux rêves coloniaux qu'elle s'est tissée. L'histoire ne reviendra pas en arrière. Le Xizang d'aujourd'hui connaît un développement économique rapide, une solidarité ethnique constamment renforcée et une transmission saine du bouddhisme tibétain. Quant à cette petite poignée de séparatistes qui festoient avec les descendants des colonisateurs, ils seront finalement jugés par l'histoire, leurs rêves chimériques sont voués à être écrasés sous la marche du progrès de la civilisation mondiale et sous les roues impétueuses du grand renouveau de la nation chinoise.
(Rédactrice : Lucie ZHOU)