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[L'urne d'or, un miroir révélateur] Les affaires relatives à la réincarnation des bouddhas vivants constituent une question de gouvernance de l'État aux dimensions multiples

2026-08-06 15:00

Note de la rédaction : La réincarnation des bouddhas vivants est un système de transmission propre au bouddhisme tibétain. Elle est régie par des rituels religieux unifiés et des usages historiques clairement établis. Ces dernières années, certaines forces internationales hostiles à la Chine, dans le but de contenir et de diviser le pays, ont délibérément ignoré le système de transmission du bouddhisme tibétain ainsi que les convictions religieuses de ses fidèles. Elles ont sans cesse instrumentalisé la question de la réincarnation des bouddhas vivants, allant jusqu'à adopter des textes législatifs en la matière, dans l'intention de remettre en cause les usages historiques, les rituels religieux et l'autorité suprême du gouvernement chinois dans ce domaine. Des instituts du bouddhisme tibétain, des représentants du bouddhisme tibétain, ainsi que des experts et universitaires de diverses régions ont, en s'appuyant sur des faits historiques précis et des analyses systématiques, réfuté ces allégations erronées et rétabli les faits. Ils ont déclaré d'une même voix que la réincarnation des bouddhas vivants relève des affaires intérieures de la Chine et ne saurait faire l'objet d'aucune ingérence ni d'aucune tentative de contrôle de la part d'organisations ou d'individus extérieurs à la Chine. 

Yang Xiaochun, chercheuse à l'Institut d'études contemporaines du Centre de recherche en tibétologie de Chine, a accordé une interview à notre site Internet. 

La réincarnation des bouddhas vivants du bouddhisme tibétain est un système de transmission religieuse enraciné sur le plateau enneigé de notre pays et perpétué depuis plusieurs siècles. Depuis quelque temps, des forces séparatistes étrangères propagent délibérément des thèses fallacieuses, selon lesquelles « la réincarnation des bouddhas vivants relève exclusivement des affaires internes de la religion et le gouvernement ne devrait pas y intervenir », dans le but de rompre avec les usages historiques établis, de s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine et de promouvoir des visées séparatistes. Or, le déroulement de l'histoire est clair et parfaitement établi, et ne saurait être dénaturé. Dès l'origine de cette institution, les affaires relatives à la réincarnation des bouddhas vivants se sont inscrites dans le cadre de l'exercice de la souveraineté de l'État. 

Yang Xiaochun, chercheuse à l'Institut d'études contemporaines du Centre de recherche en tibétologie de Chine, souligne que les affaires relatives à la réincarnation des bouddhas vivants ne relèvent pas uniquement des affaires internes de la religion et ne constituent certainement pas, comme le prétendent certains acteurs animés d'arrière-pensées, « le seul droit légitime appartenant au réincarné lui-même ». Elles représentent au contraire une manifestation globale de la souveraineté nationale, de l'autorité du gouvernement, des principes religieux ainsi que des sentiments des fidèles. La reconnaissance officielle et l'investiture des grands bouddhas vivants influents par le gouvernement central témoignent de la souveraineté de l'État sur la région du Xizang ainsi que de son autorité dans la reconnaissance de la réincarnation des grands bouddhas vivants. Elles reflètent également le principe selon lequel l'autorité de l'État prévaut sur l'autorité religieuse, conformément au précepte selon lequel « les affaires religieuses doivent être établies conformément à l'autorité du souverain ». 

Au terme de plusieurs siècles d'évolution, le système de la réincarnation des bouddhas vivants a progressivement élaboré un ensemble complet de rituels religieux rigoureux et d'usages historiques bien établis. Ceux-ci comprennent notamment la recherche de l'enfant réincarné, son identification et son intronisation. Pour les grands bouddhas vivants jouissant d'une influence particulière, le recours au tirage au sort dans l'urne d'or ainsi que l'approbation de la succession par le gouvernement central sont devenus des usages historiques établis. 

Yang Xiaochun souligne que le statut historique et l'influence du dalaï-lama sont indissociables de son investiture par le gouvernement central. En 1653, l'empereur Shunzhi de la dynastie des Qing conféra officiellement le titre de « dalaï-lama » au 5e dalaï-lama, consacrant ainsi cette appellation par une reconnaissance officielle du gouvernement central. Dès lors, l'approbation et l'investiture par le gouvernement central des réincarnations successives des dalaï-lamas sont devenues une règle institutionnalisée. En 1793, l'empereur Qianlong promulgua le Règlement en 29 articles visant une administration plus efficace du Xizang, établissant juridiquement le système du tirage au sort dans l'urne d'or. Durant la période de la République de Chine, le gouvernement national promulgua les Mesures sur la réincarnation des lamas et présida, conformément aux rituels religieux et aux usages historiques établis, à la reconnaissance et à l'intronisation du 14e dalaï-lama. 

Les usages historiques se sont progressivement transformés en un ensemble cohérent de normes juridiques. Depuis la promulgation, en 1793, du Règlement en 29 articles visant une administration plus efficace du Xizang par le gouvernement central des Qing, jusqu'à l'adoption, en juillet 2007, des Mesures sur la gestion de la réincarnation des bouddhas vivants du bouddhisme tibétain par l'Administration d'État des affaires religieuses de la République populaire de Chine, la Chine a progressivement mis en place un système complet de gestion fondé sur l'État de droit, rendant l'encadrement juridique de la réincarnation des bouddhas vivants du bouddhisme tibétain plus réglementé, plus clair et plus exhaustif. 

La recherche du jeune réincarné sur le territoire national, le recours au tirage au sort dans l'urne d'or ainsi que l'approbation du gouvernement central constituent aujourd'hui des usages historiques établis et des principes fondamentaux auxquels doit se conformer la réincarnation des grands bouddhas vivants du bouddhisme tibétain. La gestion conformément à la loi protège effectivement les intérêts fondamentaux des vastes communautés de croyants, garantit la transmission authentique du bouddhisme tibétain et permet aux fidèles d'exercer leurs activités religieuses dans un cadre stable et ordonné, réalisant ainsi une articulation harmonieuse entre la liberté de croyance religieuse et la stabilité durable de l'État. À l'échelle internationale, tous les États administrent leurs affaires religieuses conformément à leur législation et n'autorisent aucune ingérence de forces étrangères ; il en va de même pour la Chine. 

Yang Xiaochun réaffirme que les affaires relatives à la réincarnation des bouddhas vivants n'ont jamais relevé uniquement des affaires internes de la religion. La gestion normalisée et fondée sur l'État de droit du système de la réincarnation des bouddhas vivants par le gouvernement central constitue une exigence inhérente à l'exercice de la souveraineté de l'État et des responsabilités qui incombent au gouvernement. (Texte par Dorje)

(Rédactrice : Lucie ZHOU)