Le 12 août, le Bureau de l'information du gouvernement populaire de la Région autonome du Xizang a tenu une conférence de presse consacrée à l'étude, à la sensibilisation et à la mise en œuvre, dans l'ensemble de la région, de la Loi sur la promotion de l'unité et du progrès ethniques, ainsi qu'aux actions menées en matière d'affaires ethniques. Lors de cette conférence, Liu Dongmei, directrice adjointe de la Commission des affaires ethniques de la Région autonome du Xizang, a répondu directement aux allégations des forces et médias antichinois à l'étranger, qui accusent cette loi de conduire à une « assimilation forcée » et à un « génocide culturel ».

Liu Dongmei a indiqué qu'avant comme après la promulgation de la Loi sur la promotion de l'unité et du progrès ethniques, certaines forces et certains médias à l'étranger, dont le groupe du dalaï-lama, n'avaient cessé d'attaquer cette loi et de propager des allégations extravagantes telles que la prétendue « assimilation forcée » ou le prétendu « génocide culturel ». Ces propos irresponsables ne résistent nullement à l'épreuve des faits et traduisent, au fond, une volonté de freiner le développement de la Chine et d'attiser les divisions ethniques.
Réfutant les accusations de prétendue « assimilation forcée », Liu Dongmei s'est appuyée sur plusieurs dispositions de la loi. Elle a souligné que l'article 6 de la Loi sur la promotion de l'unité et du progrès ethniques dispose clairement que « l'État s'attache à renforcer les éléments communs tout en respectant et en acceptant les différences ». L'article 15 prévoit par ailleurs que « l'État respecte et garantit l'apprentissage et l'usage des langues parlées et écrites des minorités ethniques, favorise leur normalisation, leur standardisation et leur développement numérique, et soutient la conservation, le classement, l'étude et la valorisation des ouvrages anciens des minorités ethniques ». L'article 29 prévoit quant à lui « d'encourager les différents groupes ethniques à apprécier mutuellement leurs cultures traditionnelles remarquables et à apprendre les langues parlées et écrites les uns des autres ». Ces dispositions témoignent pleinement du respect accordé aux langues, aux écritures et aux cultures des minorités ethniques, ainsi que de la volonté d'en favoriser l'apprentissage et la protection.

Liu Dongmei a indiqué que, dans la pratique, la Région autonome du Xizang mettait pleinement en œuvre les dispositions précitées. Dans le système éducatif national, des cours de langue chinoise standard parlée et écrite ainsi que de langue et d'écriture tibétaines sont dispensés dans l'ensemble de la région. Dans les domaines de l'édition, des médias et de la vie quotidienne, la langue commune nationale et le tibétain, sous leurs formes parlée et écrite, sont également largement utilisés.
Elle a en outre précisé qu'il n'existait aucune contradiction entre, d'une part, la promotion et la vulgarisation par l'État de langue chinoise standard parlée et écrite et, d'autre part, l'apprentissage et l'usage par les membres des minorités ethniques de leurs propres langues et écritures. La promotion et la vulgarisation d'une langue et d'une écriture communes sont essentielles pour lever les barrières à la communication et favoriser les échanges et la coopération au sein de la société moderne. Elles constituent également une tâche fondamentale de construction nationale à laquelle sont confrontés de nombreux pays dans le monde. À l'heure actuelle, plus d'une centaine d'États souverains précisent dans leur Constitution la langue ou les langues d'usage commun.

Concernant les allégations de prétendu « génocide culturel », Liu Dongmei les a également réfutées en s'appuyant sur les faits. Elle a rappelé que l'article 13 de la Loi sur la promotion de l'unité et du progrès ethniques dispose que les cultures traditionnelles remarquables de tous les groupes ethniques font partie intégrante de la culture chinoise. L'État s'attache à guider, par la culture socialiste avancée, la transformation créative et le développement innovant des cultures traditionnelles remarquables de tous les groupes ethniques, et soutient les actions visant à faire connaître et à promouvoir l'excellence de la culture traditionnelle chinoise.
Liu Dongmei a énuméré plusieurs résultats concrets obtenus dans la protection du patrimoine culturel du Xizang. À ce jour, la région a mis en place un système de listes du patrimoine culturel immatériel à quatre niveaux, comprenant 2 760 éléments représentatifs de différents échelons ainsi que 1 790 dépositaires représentatifs. Parmi eux, l'épopée du roi Gesar, l'opéra tibétain et les pratiques du bain médicinal de la médecine tibétaine ont été inscrits sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO. En mai dernier, la région a également publié une septième liste comprenant 430 éléments du patrimoine culturel immatériel au niveau de la région autonome. Par ailleurs, le Xizang compte désormais 2 373 sites classés au titre de la protection des biens culturels à différents niveaux. Le palais du Potala, le temple de Jokhang et le Norbulingka sont inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO.
Liu Dongmei a enfin souligné qu'au regard des faits incontestables attestant le développement florissant de l'éducation, de la culture et d'autres secteurs au Xizang, les propos mal intentionnés qui ignorent les faits et les déforment délibérément ne méritent tout simplement pas d'être réfutés.
(Rédactrice : Lucie ZHOU)