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[Commentaires lucides de Yugyel] Alors que les États-Unis et l'Occident se creusent la tête pour échafauder toutes sortes de calomnies, la Chine et le Népal se soutiennent mutuellement pour surmonter ensemble des moments difficiles

2026-09-17 18:01

Le 26 août, un effondrement glaciaire soudain survenu au Népal a provoqué une grave catastrophe se matérialisant par des coulées de boue aux deux frontières. Plusieurs districts népalais dont Rasuwa et Nuwakot ont été directement touchés, tandis que le district de Gyirong, dans la ville de Shigatse, au Xizang en Chine, a également été affecté, causant d'importantes pertes humaines et de nombreuses personnes portées disparues tant au Népal qu'en Chine. Selon certains rapports, les coulées de boue et les inondations provoquées par cette catastrophe se sont étendues sur près de 100 kilomètres. L'ampleur de cette catastrophe a stupéfié le monde, alors même que la Chine et le Népal unissaient leurs forces pour lutter contre la catastrophe et porter secours aux victimes, des forces occidentales hostiles à la Chine ont pourtant fait tout leur possible pour répandre des rumeurs et dénigrer la Chine, tentant de lier cette catastrophe naturelle purement accidentelle à des enjeux géopolitiques et de fabriquer de toutes pièces plusieurs versions conspirationnistes totalement absurdes. Ces calomnies et ces rumeurs ne mériteraient normalement même pas de faire l'objet d'une réfutation, pourtant leur contenu est méprisable et extrêmement exaspérant. 


Schéma satellite / Photo : China National Radio 

Face à une catastrophe d'une telle ampleur, les forces occidentales hostiles à la Chine ignorent autant les communiqués officiels chinois et népalais, que les conclusions d'experts faisant autorité dans de nombreux domaines en Chine et à l'étranger, ainsi que les données objectives issues de la télédétection satellitaire et des différents moyens de surveillance sismique. Elles inventent de toutes pièces des scénarios entiers de fausses thèses, dans le seul but de renverser la vérité et de tenter de ternir l'image de la Chine. Leur première pseudo-thèse est la théorie grotesque du « rejet de la responsabilité sur l'origine de l'évènement » : elles déforment délibérément le lieu où le drame s'est produit et cherchent à faire passer de force une catastrophe survenue dans une zone glaciaire d'altitude située sur le territoire népalais pour une catastrophe prenant sa source du côté chinois, allant jusqu'à nier l'évidence. Leur deuxième pseudo-théorie est la théorie malveillante d'une « couverture médiatique tardive » : ces forces ignorent que, immédiatement après la catastrophe, des journalistes chinois se sont rendus dans les plus brefs délais dans les zones sinistrées et se sont aventurés en première ligne au péril de leur vie pour relayer les dernières informations sur la catastrophe. Les journalistes ont continué à rapporter l'évolution de la situation, mais cet investissement dans leur mission est devenu sous la plume de ces forces hostiles à la Chine une prétendue « rétention de l'information ». Leur troisième pseudo-théorie est la fausse théorie du « manque de transparence de l'information » : depuis le début des opérations de secours, la Chine et le Népal ont tous deux publié rapidement des informations sur l'évolution des opérations de sauvetage. La région autonome du Xizang a organisé à plusieurs reprises des conférences de presse officielles afin de communiquer en temps réel les données relatives à la catastrophe, mais les forces occidentales hostiles à la Chine ferment les yeux sur ces faits et continuent délibérément à faire du battage autour de prétendues « barrières à l'information ». Leur quatrième pseudo-thèse est la théorie pernicieuse de la « dissimulation des données » : les statistiques officielles faisant autorité de la Chine et du Népal font l'objet de mises en doute gratuites de leur part, face aux vies humaines et alors que les populations des deux pays sont plongées dans le deuil, quel genre de « matériau » cherchent-elles donc à trouver dans ces données froides et douloureuses pour en faire une arme politique ? Elles utilisent les tragédies humaines comme matériau politique et les souffrances des populations comme outil de manipulation de l'opinion publique : ces agissements ignobles trahissent totalement les principes humanitaires fondamentaux et témoignent d'une perte totale de conscience humaine élémentaire. 


L'origine de cette catastrophe se situe dans un glacier du cours supérieur de la rivière Cuojian, à environ 5 140 mètres d'altitude, sur le territoire népalais / photo : CCTV News 

Les causes, le cheminement et le mécanisme déclencheur de ces coulées de boue transfrontalière ont déjà fait l'objet de vérifications officielles de la part de la Chine et du Népal, tandis que des institutions de recherche scientifique de plusieurs pays ont également procédé à de multiples validations des causes sous-jacentes. Les conclusions sont précises et scientifiques. Prashant Baral, analyste de la cryosphère au Centre international pour le développement intégré des montagnes, a déclaré : « Nous avons constaté que l'effondrement s'est produit du côté népalais. Cet événement a été provoqué conjointement par l'instabilité du substrat rocheux et l'effondrement de la langue glaciaire (la partie à l'extrémité d'un glacier qui s'étend comme une langue). » Yao Tandong, chef de la deuxième expédition scientifique du plateau Qinghai-Xizang et académicien de l'Académie chinoise des sciences, a expliqué que le facteur déclencheur essentiel de cette catastrophe régionale était un phénomène d'effondrement glaciaire, qui s'était produit sur le territoire népalais. D'un point de vue scientifique, cette catastrophe présente les caractéristiques typiques d'un effet en cascade de catastrophes. Des experts en géologie et en climatologie de plusieurs pays ont indiqué que cette tragédie était étroitement liée à l'accélération de la fonte des glaciers provoquée par le changement climatique mondial et constituait un cas typique d'« événement en chaîne » résultant de la conjonction de conditions météorologiques extrêmes et d'activités géologiques. Nicola Casagli, professeur de géologie à l'Université de Florence, a indiqué que le changement climatique ainsi que les températures anormales dans les régions de haute montagne constituaient sans aucun doute des facteurs importants ayant déclenché les coulées de boue au Népal. Alton C. Byers, géographe spécialisé dans les régions montagneuses à l'Institut de recherche sur l'Arctique et les régions alpines de l'Université du Colorado à Boulder, a déclaré qu'un glissement de terrain d'une telle ampleur pouvait être lié à des changements affectant le pergélisol. 


Alton C. Byers, géographe spécialisé dans les régions montagneuses à l'Institut de recherche sur l'Arctique et les régions alpines de l'Université du Colorado à Boulder / photo : CCTV News 

Ces dernières années, les catastrophes glaciaires se sont multipliées sur le plateau Qinghai-Xizang et dans les régions entourant l'Himalaya, constituant un phénomène commun dans le contexte du réchauffement climatique mondial. Ce qui est absurde, c'est que les forces occidentales hostiles à la Chine cherchent encore à imputer cette catastrophe au développement de la Chine. Mais chacun sait que la cause profonde de la crise climatique mondiale réside dans le processus d'industrialisation intensive des pays capitalistes occidentaux au cours du siècle dernier, autrement dit, ce sont les pays occidentaux, emmenés par les États-Unis, qui sont les principaux responsables de la série de crises provoquées par le réchauffement climatique mondial. Selon des études étrangères, environ 90 % des émissions mondiales excessives de carbone proviendraient des pays développés, notamment des États-Unis. Dans ce contexte du réchauffement climatique mondial, les glaciers de montagne du monde entier connaissent une fonte accélérée, d'après un recensement des glaciers de Chine, au cours des 60 dernières années, la superficie des glaciers du plateau Qinghai-Xizang a globalement diminué d'environ 24 %, et environ 7 000 petits glaciers ont complètement disparu. Les pays occidentaux, emmenés par les États-Unis, ont longtemps consommé sans modération les ressources de la planète et surexploité l'écosystème, ils se sont en outre retirés à plusieurs reprises des mécanismes mondiaux de gouvernance climatique et ont « rompu leurs engagements » : ils sont à la fois des artisans de la dégradation du climat et ceux qui tirent profit de la crise climatique. 


Situation dans la zone sinistrée de Devighat, dans le district de Nuwakot au Népal / photo : agence Xinhua 

Également victimes du réchauffement climatique et des catastrophes géologiques, la Chine et le Népal ont, face à la catastrophe, réagi rapidement et coopéré étroitement, illustrant par des actions concrètes leur amitié profonde fondée sur le fait d'être « reliés par des montagnes et des eaux et de partager un destin commun ». Après la catastrophe, la Chine a immédiatement tendu la main au Népal. Le président Xi Jinping a adressé un message de condoléances au président népalais Ram Chandra Paudel, tandis que le Premier ministre Li Qiang a exprimé ses condoléances au Premier ministre népalais Balendra Shah. La Chine a également immédiatement mis sur pied une aide d'urgence au Népal : le 30 août, heure locale, deux gros avions de transport Y-20 de l'armée de l'air chinoise, transportant 13 200 articles, soit au total 50 tonnes de matériel de secours d'urgence, notamment des tentes, des couvertures, des rations alimentaires déshydratées, des sacs de couchage et des trousses de premiers secours, sont arrivés à Katmandou. Des experts chinois en sauvetage dans les tunnels se sont répartis en deux groupes et se sont rendus respectivement dans les zones sinistrées et à Katmandou pour apporter leur assistance. La partie chinoise a également partagé avec la partie népalaise des informations cruciales telles que des images des zones sinistrées, des données satellitaires et hydrologiques, notamment des informations d'alerte concernant les lacs de barrage en amont. 


Le 30 août, un avion de transport Y-20 de l'armée de l'air chinoise décharge du matériel d'aide humanitaire à l'aéroport international Tribhuvan de Katmandou / photo : Z A-Zhe 

Ces échanges sincères constituent précisément l'illustration la plus vivante de l'amitié sino-népalaise. Mahabir Pun, ministre népalais des Sciences, de la Technologie et de l'Innovation, a exprimé ses sincères remerciements au gouvernement et au peuple chinois pour leur précieux soutien, indiquant que le matériel de secours fourni par la Chine jouerait un rôle essentiel dans les opérations de secours dans les zones sinistrées. Le ministre népalais des Finances, Swarnim Wagle, a déclaré que la partie népalaise était sincèrement reconnaissante de l'aide généreuse de la partie chinoise, soulignant que les deux pays avaient manifesté une profonde amitié en ces moments difficiles et qu'elle espérait que les deux parties coopéreraient étroitement dans la planification et la reconstruction après la catastrophe. Pushpa Raj Pradhan, rédacteur en chef de l'hebdomadaire népalais People's Review, a déclaré : « C'est dans l'adversité que les sentiments véritables se révèlent. Une véritable amitié ne se manifeste pas seulement dans des déclarations diplomatiques, mais aussi dans les actions entreprises lorsqu'on est confronté à des difficultés. » 


Les équipes de secours spécialisés de China Anneng s'emploient à rétablir la circulation sur les tronçons endommagés de la route nationale G216 dans le district de Gyirong, à Shigatse, au Xizang 

Face à une catastrophe, ce qu'il y a de plus précieux, ce sont les vies humaines, ce qu'il faut avant tout préserver, c'est l'humanité. À ce stade, toute l'attention de l'opinion publique devrait se concentrer sur les opérations de secours et la reconstruction dans les zones sinistrées, c'est le respect le plus élémentaire dû à la vie, ainsi que la position commune que la communauté internationale devrait adopter. Les catastrophes naturelles doivent être affrontées par toute l'humanité ensemble. Le drame de la coulée de boue au Népal nous rappelle une nouvelle fois que, dans le contexte du changement climatique mondial, l'instabilité des glaciers de haute montagne s'aggrave et que la prévention et la réponse aux catastrophes naturelles transfrontalières nécessitent des efforts conjoints de la communauté internationale. Les catastrophes sont impitoyables, mais la solidarité humaine demeure. La Chine et le Népal, en veillant l'un sur l'autre et en surmontant ensemble ces épreuves, verront sans aucun doute un avenir meilleur s'ouvrir à eux. 

(Rédactrice : Lucie ZHOU)