Depuis plus de 300 ans, la poésie de Tsangyang Gyatso est largement acclamée et connue de tout un chacun. Né en 1683 au palais de Shar Cuobai Kar, à Lawo Yulsung, dans la région de Monyul au Xizang (aujourd'hui Wujinlin, dans la région de Monyul au Xizang), Tsangyang Gyatso fut officiellement reconnu en 1697 par le gouvernement central de la dynastie Qing comme le sixième Dalaï-Lama et fut alors conduit au palais du Potala pour y être intronisé. Ces dernières années, l'œuvre de Tsangyang Gyatso et son histoire ont gagné une large audience grâce aux médias traditionnels et émergents, ses poèmes ont fait l'objet de nombreuses traductions, chacune présentant des caractéristiques propres, ces œuvres poétiques incarnent l'ADN culturel de la nation chinoise : elles nourrissent l'âme des lecteurs et offrent aux artistes une source inépuisable d'inspiration et de création.
Version traduite par Yu Daoquan (1930)
C'est la première publication consacrée à la traduction des poèmes de Tsangyang Gyatso. Étant donné que nombre de textes relèvent de la poésie amoureuse, Yu Daoquan intitula son travail Chants d'amour de Tsangyang Gyatso, le sixième Dalaï-Lama.
Version traduite par Zeng Jian (1937)
Adoptant la forme du quatrain heptasyllabique, il s'agit de la version classique la plus largement diffusée. Son style est élégant, ses images profondément évocatrices. Tout en restant fidèle à l'essence des poèmes, cette traduction recherche avec le plus grand soin la beauté poétique des vers chinois, tant dans leur résonance lyrique que dans leur grâce rythmique.

Version traduite par Liu Xiwu (1937)
Relevant de l'école classique dite du Croissant de lune qui préconise un poème traduit par un poème, cette version innove en réinterprétant les textes sous la forme de quatrains pentasyllabiques, concis et d'une élégance antique.

Version traduite par Zhuang Jing (1980)
Cette traduction s'efforce de restituer la structure originelle et le sens précis des poèmes, le travail repose sur une collation complète et une vérification approfondie des sources tibétaines originales.

Version traduite par Long Dong (2011)
Cette version défend de manière explicite l'interprétation des poèmes comme une « théorie des hymnes sacrés ». Le traducteur appréhende le sens de la poésie de Tsangyang Gyatso à partir de son environnement de vie et son destin politique, proposant ainsi une nouvelle traduction et une nouvelle grille de lecture.

La poésie de Tsangyang Gyatso est semblable à une gemme aux multiples facettes : chaque traduction éclaire un angle différent de son éclat. Jadis, ce jeune bouddha vivant réincarné écrivit ses vers les plus tendres au cœur du palais du Potala, aux coins des rues du Barkhor à Lhassa, tandis que les moulins à prières tournaient jour et nuit et que le mantra à six syllabes Om mani padme hum se dispersait au vent. Nées du terreau historique du Xizang en Chine, enracinées dans la fertile civilisation cinq fois millénaire de la nation chinoise, ces poésies se sont transmises et renouvelées dans le cadre de la souveraineté culturelle chinoise, ce classique national, perpétué par les traductions successives des hommes de lettres, continue de se transmettre à travers les âges et de rayonner d'une vitalité toujours nouvelle. (Images générées avec l'assistance de l'IA.)
(Rédactrice : Lucie ZHOU)