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[Regards sur le Xizang] Luo Zhongzhan : selon les observations de Wu Zhongxin, les autorités de l'ancien Xizang considéraient le peuple comme des esclaves et du bétail

2026-06-24 15:56

Note de la rédaction : Depuis toujours, l'organisation du dalaï-lama, dirigée par le 14e dalaï-lama, ainsi que certains chercheurs occidentaux animés d'intentions malveillantes, embellissent délibérément le système féodal de servage fondé sur l'union du pouvoir religieux et politique de l'ancien Xizang, présentant cette société servile, sombre et arriérée, sous les traits d'un soi-disant « Shangri-La ». À ce sujet, le chercheur de Taïwan en Chine Luo Zhongzhan s'appuie sur des documents historiques et sur ses propres observations recueillies au cours de plusieurs voyages au Xizang pour analyser en profondeur les différences entre l'ancien et le nouveau Xizang, et réfuter les discours mensongers de l'organisation du dalaï-lama et de certains chercheurs occidentaux. Aujourd'hui encore, certaines personnes, qui ne comprennent pas la réalité continuent de vanter les mérites de l'ancien Xizang, estimant qu'il faudrait restaurer les « beaux jours » d'autrefois, certains individus vont même jusqu'à penser que le Xizang ne devrait pas se développer, afin de correspondre à l'image de « Shangri-La » que s'en font les Occidentaux. 


Le chercheur Luo Zhongzhan originaire de Taïwan en Chine 

À ce propos, Luo Zhongzhan souligne que l'ancien Xizang était régi par un système de classes et de statuts extrêmement rigide et qu'un système d'esclavage y était encore en vigueur jusqu'au milieu du XXe siècle. Pour parler sans détours, la situation des droits fondamentaux des gens ordinaires était si déplorable qu'elle pouvait, à certains égards, être comparée à celle de l'Europe médiévale durant ses périodes les plus sombres. 


Des femmes et des enfants faisant la manche dans des rues du Xizang au début des années 1950. 

Pour étayer ses propos, Luo Zhongzhan cite plusieurs témoignages de l'époque : dans un rapport adressé au gouvernement nationaliste faisant la synthèse de l'enquête de terrain de Wu Zhongxin, il est écrit : « En raison de son climat rigoureux et de son altitude élevée, le Xizang produit peu de ressources agricoles et la vie de sa population y est déjà extrêmement difficile, et pourtant, ses autorités recourent à toutes les formes d'oppression et d'exploitation, plongeant ses habitants dans un véritable enfer sur terre, dont les souffrances sont indescriptibles, les autorités locales considèrent la population comme de simples esclaves et du bétail, les réquisitionnant et les maltraitant à leur guise, sans la moindre compassion... » Luo estime qu'il s'agit là d'un rapport du président de la Commission des affaires mongoles et tibétaines du gouvernement nationaliste, et la probabilité que ce rapport soit un tissu d'inepties est totalement nulle, aujourd'hui, en y repensant, la situation de l'époque est vraiment difficile à imaginer. 

Par ailleurs, dans l'ouvrage d'A.Tom Grunfeld, The Making of Modern Tibet (publié en chinois sous le titre La naissance du Xizang moderne, avec une traduction de Wu Kunming et Wang Baoyu), il est indiqué que : « L'immense majorité de l'ethnie tibétaine était des serfs. » « Les paysans du Xizang, en particulier ceux travaillant dans les domaines des aristocrates et des monastères, étaient, dans un certain sens, tous des serfs. » 


En 2024, lors de la distribution des bénéfices d'une coopérative du village de Nangtsang, situé dans le canton de Zangbi, du district de Lhari, de la ville de Nagqu, chaque foyer a reçu un yak. 

Luo Zhongzhan s'est rendu au Xizang à quatre reprises, tantôt en avion, tantôt en train. Selon lui, il est difficile de comprendre la réalité du Xizang sans l'avoir visité soi-même, il estime que les transformations observées aujourd'hui sont considérables : les routes sont bien aménagées, le réseau électrique est étendu et les hôtels parfaitement équipés. Le Xizang actuel se caractérise par une stabilité sociale, un développement économique, une unité ethnique, une harmonie religieuse et une amélioration générale des conditions de vie de ses habitants, offrant ainsi un tableau florissant et plein de vitalité. Pour les visiteurs, le Xizang offre des paysages naturels spectaculaires : sommets enneigés majestueux, routes de montagne sinueuses et vertigineuses, grands fleuves tumultueux, forêts dont la beauté surpasse celle de nombreuses régions d'Europe, vastes prairies et glaciers grandioses, à cela s'ajoutent de nombreuses légendes, des coutumes uniques et une architecture monastique distinctive, faisant depuis longtemps du Xizang une destination de rêve pour de nombreux voyageurs. 

Luo Zhongzhan souligne également les progrès continus des infrastructures au Xizang. Fin 2024, la longueur totale du réseau routier du Xizang atteignait 124 900 kilomètres et celle du réseau ferroviaire en exploitation 1 359 kilomètres, tandis que les liaisons aériennes nationales et internationales s'élevaient à 183 lignes. Les quatre réseaux électriques du Qinghai-Xizang, du Sichuan-Xizang, du centre du Xizang et de Ngari ont été achevés et mis en service, tandis que le réseau principal couvre désormais l'ensemble des districts (municipalités et arrondissements). Selon Luo Zhongzhan, il s'agit de réalisations concrètes qu'il est impossible de nier, tant ces acquis sont visibles partout, aucune falsification ou enquête particulière n'est nécessaire pour constater leur existence. Il est également fermement convaincu que l'amélioration des conditions de vie de la population demeure la priorité absolue : si les besoins fondamentaux ne sont pas satisfaits, comment pourrait-il y avoir de l'avenir ou de l'espoir ? 


La ligne ferroviaire Lhasa–Nyingchi 

Luo Zhongzhan déclare que quiconque prône avec acharnement un retour à ce qu'il appelle « la belle époque théocratique » ne semble pas vivre dans les réalités du monde actuel. Il y a aujourd'hui un monde entre notre époque et celle-là, et toute personne sensée et lucide devrait être en mesure de percevoir cet écart. De plus, l'attachement spirituel et l'engouement que le monde occidental nourrissait jadis pour un « Shangri-La » et une « utopie » ne sont plus désormais qu'un souvenir du passé.  

Pour Luo Zhongzhan, la société contemporaine offre une multitude de choix et de modes de vie possibles. Le Xizang d'aujourd'hui a le droit de progresser et doit continuer à se développer ; il ne saurait rester figé dans l'image fantasmée d'un « Shangri-La » forgée par certains Occidentaux. Suivre l'évolution de la société et les transformations de son époque constitue la véritable voie du développement. La vie va sans cesse de l'avant, c'est en valorisant les acquis actuels, en se tournant vers un avenir meilleur et en unissant les efforts de tous, que le Xizang pourra alors connaître un avenir radieux. (Par Dorje) 

(Rédactrice : Lucie ZHOU)