« Les panières de nourriture » sont abondamment pourvues sur le marché agricole Gongbutang, à l'est de Lhassa.
Des employés du Bureau des ressources humaines et de la sécurité sociale du comté de Qonggyai, dans la ville de Shannan, en train d'effectuer une visite à domicile pour approuver l'éligibilité d'une bénéficiaire à une pension de retraite.
Une récolte abondante d'orge dans le village de Mochong, situé dans la commune de Thangkya, du comté de Maizhokunggar, à Lhassa.
Des employés de la société Xizang Wahaha Food Co., Ltd. en train d'ajuster une remplisseuse.
« La vie est vraiment belle aujourd'hui ! » Dans l'enceinte de la cour Shatra, rue Barkor, à Lhassa, Samten, un vieil homme de 103 ans, sirote son café en plissant les yeux pour laisser échapper un profond sentiment de bonheur.
Qui aurait pu imaginer que, 66 ans auparavant, ce vieil homme n'était qu'un serf sous l'ancien régime du Xizang dans cette même cour Shatra ? Il devait accomplir les travaux les plus pénibles sans même posséder les droits les plus fondamentaux d'un être humain. À l'époque, plus de 95 % de la population totale était composée de serfs et d'esclaves qui ne jouissaient d'aucune liberté personnelle, d'aucune liberté de propriété et d'aucune liberté de pensée… Ils ne possédaient rien et étaient entièrement soumis aux maîtres de serfs, et étaient considérés comme de simples « outils doués de la parole ».
Le 28 mars 1959, une vaste réforme démocratique fut menée sur le plateau enneigé, mettant un terme définitif au système féodal de servage, les serfs et esclaves acquirent pour la première fois des droits démocratiques et devinrent maîtres de leur propre destin dans un nouveau Xizang. Samten était de ceux-là, il devint cadre du village de Qupu, dans le comté de Qüxü. De la hutte en pisé à un immeuble moderne, du jeune homme en pleine force de l'âge au vieil homme respecté, il a été témoin du développement et des transformations de Qupu, et surtout des immenses progrès du nouveau Xizang socialiste :
- Le passage d'une pitance insuffisante à une alimentation nutritive. Dans l'ancien Xizang, le désormais vieillard Daguojie, avait aussi été un serf qui ne pouvait se nourrir qu'avec le son de blé que lui donnait en aumône ses maîtres, il se remémore : « Toute ma famille mangeait des racines et des écorces pour survivre tellement nous avions faim. » Aujourd'hui, les repas sont variés et riches au niveau nutritif, les revenus des différents groupes ethniques ont augmenté de manière significative. En 2024, le revenu disponible moyen annuel par habitant en milieu urbain et rural au Xizang a atteint respectivement 55 444 yuans et 21 578 yuans.
- Des étables aux maisons modernes contemporaines. Dans l'ancien Xizang, les serfs vivaient dans les étables de leurs maîtres. Aujourd'hui, toutes les ethnies du Xizang ont accès à un logement, et ils peuvent y vivre en sécurité. En 2024, la surface moyenne par habitant des logements des résidents ruraux était de 41,32 m².
- D'une « cécité verbale » à une éducation pour tous. « Dans l'ancien Xizang, seuls les seigneurs avaient accès aux textes sacrés, nous ne savions même pas écrire nos noms. » Pasang, un ancien serf, raconte qu'il a déjà eu les doigts brisés pour avoir osé apprendre l'écriture tibétaine en cachette. Depuis 2012, le Xizang a été le premier en Chine à instaurer 15 années d'éducation financées par les fonds publics. En 2024, les principaux indicateurs éducatifs de la région ont atteint ou dépassé la moyenne nationale.
- D'un « destin inévitable de l'existence » à une couverture santé universelle. Dans l'ancien Xizang, les serfs malades n'avaient d'autre choix que de prier et implorer l'aide divine. Aujourd'hui, un réseau de santé à cinq niveaux, région autonome, ville-préfecture (ville), comté (distrcit, ville), canton (bourg) et village (communauté) a été établi au Xizang, l'espérance de vie moyenne est passée de 35,5 ans à 72,5 ans, il y a eu une considérable augmentation du nombre de lits d'hôpitaux, s'établissant à 5,9 pour mille habitants, ainsi que du personnel médical qui a atteint le niveau de 8,05 pour mille, tandis que le nombre de médecins est de 3,34 pour mille.
- Des déplacements à dos de personnes et de bêtes de somme à un transport multimodal. Autrefois, il n'existait aucune route digne de ce nom au Xizang. Aujourd'hui, le train à grande vitesse de « modèle Fuxing » traverse le plateau enneigé, l'autoroute Lhassa-Shigatse est totalement opérationnelle, et la section Sichuan-Xizang de la route nationale G318 est devenue un « corridor vert avec superchargeurs électriques ». Le Xizang est connecté au reste du pays et du monde grâce à 183 liaisons aériennes desservant 78 villes.
- Du désert intellectuel à un essor culturel. Tashi Phuntsok, un cadre retraité, témoigne en se lamentant : « Avant, les serfs n'osaient même pas rire à voix haute ; aujourd'hui, nous dansons le guozhuang au pied du Palais du Potala ! » Le Xizang a désormais un réseau d'infrastructures culturelles à cinq niveaux et a construit 6 312 Centres pratiques de la civilisation à la nouvelle ère au niveau des comtés, cantons et villages, permettant à tous les groupes ethniques d'accéder aux services culturels publics.
- D'un « destin de serf » à l'autodétermination de son destin. « Avant, on naissait serf et on mourait comme fantôme du maître. » Aujourd'hui, les habitants de toutes les ethnies du Xizang jouissent pleinement de droits garantis par la Constitution et les lois. Les minorités ethniques représentent 68 % des députés tibétains de la 14e Assemblée populaire nationale, ainsi que 89,2 % des représentants aux quatre niveaux des Assemblées populaires régionales, garantissant une démocratie large, réelle et efficace.
En 66 ans, le Xizang a connu des transformations profondes ; aujourd'hui, sur un territoire de 1,2 million de km², les 3,7 millions fils et filles du haut plateau « Chantent une chanson folklorique pour le Parti » dans la nouvelle ère. Depuis l'année 2012, le Xizang a accompli des progrès considérables et historiques dans tous les domaines. La population de toutes les ethnies du Xizang, aux côtés de l'ensemble du peuple de la nation, a accompli un grand bond en avant, commençant par se relever et s'enrichir, jusqu'à être devenus plus forts. Ils se sont engagés pleinement sur la voie de la construction d'un nouveau Xizang socialiste et modernisé !
Comme le dit l'ancien Samten: « J'ai grandi en buvant l'amertume de l'ancien régime, mais aujourd'hui, je profite de la douceur du nouveau Xizang. C'est l'époque la plus heureuse ! »
(Rédactrice : Lucie ZHOU)