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La naissance des temples tibétains

2012-11-28 18:23

 

Une fresque du Palais du Potala illustrant dans l'ancien temps les travaux de remblaiement du lac Wotang où se situe le coeur de la diable Luocha pour construire le temple de Jokhang de Lhassa dessus (Source d'image : hkctp.com)

 

Aux yeux de la plupart, le palais du potala est synonyme du Lhassa. Mais pour les adeptes du bouddhisme tibétain, le temple de Jokhang est un lieu plus sacré que le palais du potala. A l’origine, Lhassa s’appelait « Rhassa » qui était aussi le premier nom porté par le temple de Jokhang. Dans le tibétain, « rha » signifie la chèvre, et « sa » signifie de la terre. Ainsi ce terme « Rhassa » peut être compris comme le temple construit avec de la terre transportée par la chèvre.
 
Selon la légende, au VIIè siècle, le roi Songtsan Gambo de la dynastie Tubo épouse l’une après l’autre la princesse Chizun du Népal et la princesse Wencheng de la dynastie des Tang qui ont amené pour leurs trousseaux de la mariée deux statues taille réelle en or massif de Bouddha Shakya Mani âgé respectivement de 8 ans et de 12 ans.
 
 
Le temple de Jokhang : lieu à l’origine des temples du bouddhisme tibétain


Antérieurement à la princesse Wencheng, la princesse Chizun est arrivée à Lhassa. Elle a envie de construire aux environs de Newutang (où se situe aujourd’hui le siège du gouvernement populaire de la région autonome du Tibet) un temple bouddhiste pour accueillir sa statue de Bouddha Shakya Mani âgé de 8 ans. Cependant les travaux n’avançaient pas, parce que la construction serait détruite le soir par les diables.