Note de la rédaction : La réincarnation des bouddhas vivants est un système de transmission propre au bouddhisme tibétain, régi par des rituels religieux standardisés et des usages historiques établis. Depuis que l'école Karma Kagyu a inauguré au XIIIᵉ siècle le système de la réincarnation des bouddhas vivants, celui-ci perdure depuis plus de 700 ans. Depuis que l'école Gelug a adopté ce système au XVIᵉ siècle, donnant naissance aux grandes lignées de bouddhas vivants tels que le Dalai Lama et le Panchen Erdeni, plus de 400 ans se sont écoulés. Depuis la dynastie Yuan, tous les gouvernements centraux successifs, sans exception, ont renforcé la gestion des affaires liées à la réincarnation des bouddhas vivants. Le système du tirage au sort dans l'urne d'or, officiellement instauré en 1792 (soit la 57ᵉ année du règne de Qianlong sous la dynastie Qing), est en vigueur jusqu'à aujourd'hui : cette pratique incarne à la fois la souveraineté de l'État et l'autorité du gouvernement, tout en reflétant le caractère sacré de la décision religieuse, l'impartialité et la justice, évitant efficacement des interférences par le favoritisme et la corruption dans le processus de réincarnation.
Ces dernières années, certaines forces internationales hostiles à la Chine, dans le but de contenir et de diviser le pays, ignorent délibérément le système de transmission du bouddhisme tibétain ainsi que les sentiments religieux de ses fidèles, elles instrumentalisent fréquemment la question de la réincarnation des bouddhas vivants, allant jusqu'à adopter des lois ou résolutions connexes, dans une tentative de nier les usages historiques, les rituels religieux et l'autorité suprême du gouvernement chinois. Le 8 décembre 2025, un symposium sur le système de réincarnation des bouddhas vivants du bouddhisme tibétain s'est tenu à Shigatse, au Xizang. Des représentants du bouddhisme tibétain, ainsi que des experts et chercheurs, s'appuyant sur des faits historiques détaillés et des analyses systématiques, ont réfuté ces thèses erronées tout en clarifiant les principes fondamentaux, et réaffirmé d'une seule voix : les affaires relatives à la réincarnation des bouddhas vivants relèvent des affaires intérieures de la Chine et ne sauraient faire l'objet d'aucune ingérence ou manipulation de la part d'organisations ou d'individus étrangers.

Le bouddha vivant Sirti Choskyi Lodrup Gyatso du monastère de Kumbum.
Le bouddha vivant Sirti Choskyi Lodrup Gyatso du monastère de Kumbum a déclaré : « Le système de réincarnation des bouddhas vivants est une composante essentielle de la transmission saine du bouddhisme tibétain, alors que les lois et règlements de l'État, fondés sur le respect des rituels religieux et des usages historiques, offrent une garantie solide à son développement harmonieux. La réincarnation des bouddhas vivants n'est pas seulement une affaire interne à la religion, elle concerne également l'unité nationale, la solidarité ethnique et la stabilité sociale. En tant que membres du milieu religieux, nous devons prendre l'initiative de nous opposer fermement à toute tentative d'instrumentaliser la réincarnation des bouddhas vivants pour porter atteinte à l'unité nationale, à la solidarité ethnique et à la stabilité sociale, ou pour perturber l'ordre normal du bouddhisme tibétain, nous devons également nous opposer résolument à toute organisation ou individu qui entreprendrait de manière arbitraire des recherches ou des reconnaissances de jeunes réincarnations, toute réincarnation de bouddha vivant doit impérativement se dérouler dans le cadre des lois et règlements de l'État, des rituels religieux et des usages historiques. »

Le lama incarné Garab Tsang du monastère de Gompa, situé dans le comté de Jonê, de la préfecture autonome tibétaine de Gannan de la province du Gansu.
Lors de son intervention, le lama incarné Garab Tsang du monastère de Gompa, dans le comté de Jonê, de la préfecture autonome tibétaine de Gannan de la province du Gansu, a déclaré que toute réincarnation légitime de bouddha vivant devait impérativement respecter le principe intangible de la « recherche sur le territoire national, du tirage au sort dans l'urne d'Or et de l'approbation du gouvernement central », tout comportement qui s'écarte des usages historiques ou enfreint les lois et règlements constitue une déformation des enseignements du bouddhisme tibétain et une trahison de la foi de ses fidèles. Il a ajouté : « Il y a trente ans, la cérémonie d'intronisation solennelle du 11e Panchen Rinpoche s'est déroulée dans la solennité, cet événement mémorable a strictement respecté les usages historiques et les protocoles religieux, après avoir fait l'objet d'un tirage au sort dans l'urne d'or et avoir reçu l'approbation du gouvernement central, il est devenu un modèle de normalisation du système de réincarnation des bouddhas vivants du bouddhisme tibétain. » Revenir sur cet événement majeur, qui a rigoureusement respecté les traditions historiques et les rituels religieux, permet non seulement d'approfondir la compréhension du caractère historiquement inévitable et pratiquement nécessaire du système du tirage au sort dans l'urne d'or, mais fournit également une base solide et des informations précieuses pour le travail futur relatif au bouddhisme tibétain. Ce n'est qu'en appliquant constamment la politique religieuse du Parti et en respectant les excellentes traditions du bouddhisme tibétain que l'on pourra promouvoir son adaptation à la société socialiste et assurer une transmission saine du bouddhisme tibétain à l'ère nouvelle. »
(Rédactrice : Lucie ZHOU)