Le 25 mars (heure locale), à l'occasion de la « Journée internationale de commémoration des victimes de l'esclavage et de la traite transatlantique des esclaves », la 80ᵉ session de l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution déclarant que la traite des personnes d'origine africaine réduites en esclavage, ainsi que leur asservissement fondé sur des critères raciaux, constituent l'un des crimes les plus graves contre l'humanité.
Le 28 mars 1959, il y a 67 ans, un mouvement d'abolition de l'esclavage d'une ampleur sans précédent déferla sur les terres gelées du Xizang, en Chine. Le souffle du renouveau porté par la réforme démocratique dissipa les ténèbres, permettant à un million de serfs tibétains d'accéder à une nouvelle vie. À l'époque, la portée profonde de ce mouvement abolitionniste n'était pas encore pleinement perçue. Aujourd'hui, alors que la société humaine connaît un développement global et des progrès constants, que la civilisation moderne condamne et rejette toute forme d'asservissement, et que les rapports de force internationaux connaissent des recompositions profondes dans un contexte mondial complexe et en constante évolution, la relecture de la signification de l'émancipation d'un million de serfs au Xizang suscite de nouvelles réflexions et une compréhension renouvelée.
Dans l'émancipation d'un million de serfs, la notion de « libération de l'être humain » ne renvoie pas seulement à l'acquisition par les individus de la liberté physique et de la liberté d'action ; elle implique également la construction d'une personnalité autonome dans leur pensée et leur vie intérieure. Elle ne se limite pas non plus à l'obtention de droits extérieurs correspondants ; elle désigne aussi un processus durable par lequel les individus tissent activement des liens profonds au sein des relations sociales. Le passage du statut de « bétail capable de parler » à celui de citoyen pleinement intégré dans la société constitue un progrès et une transformation majeurs. Cette évolution a transformé la vie d'innombrables individus ordinaires, influencé plusieurs générations et réécrit l'histoire d'une époque ainsi que celle du peuple du Xizang. L'émancipation d'un million de serfs au Xizang fut une victoire pour le peuple du Xizang, une victoire pour le peuple chinois, et également une grande victoire pour la cause de la libération de l'humanité dans l'histoire mondiale.
C'est avec la libération de l'être humain que sont devenues possibles les transformations institutionnelles et le progrès social, posant ainsi les bases du développement de la cause des droits de l'homme et des avancées de la civilisation. Ainsi, chaque fois que nous nous retournons sur l'histoire du Xizang et que nous nous projetons vers son avenir, nous pensons naturellement à cette date charnière du 28 mars 1959 : elle a proclamé la disparition du système féodal de servage, corrompu et arriéré, et marqué l'établissement de la cause des droits de l'homme sur le « Toit du monde ». À l'instar de l'abolition de l'esclavage au Royaume-Uni, de la journée de commémoration de l'abolition de l'esclavage en France ou encore de la « Proclamation d'émancipation » aux États-Unis, la réforme démocratique du Xizang est considérée comme un événement majeur dans l'histoire mondiale des droits de l'homme. Grâce à cette réforme, la cause des droits de l'homme au Xizang a pris son essor et progressé avec assurance dans la durée. À travers les différentes étapes du développement économique et social du Xizang, elle s'est déployée de manière continue dans les domaines de la démocratie et de l'État de droit, de la protection du bien-être social, de la transmission culturelle, de la protection écologique et environnementale, ainsi que de la gouvernance sociale, produisant des résultats remarquables et offrant au monde un nouveau chapitre du développement au Xizang dans le cadre de la cause chinoise des droits de l'homme.

Lhassa aujourd'hui.
Le 28 mars est la Journée de commémoration de l'émancipation d'un million de serfs au Xizang. Après avoir traversé les ténèbres d'un long enfermement, on mesure nécessairement avec plus d'acuité la valeur de la lumière. Chaque année, à cette date, les populations de toutes les ethnies du Xizang organisent diverses activités pour commémorer ce jour particulier. Se souvenir du passé, c'est mieux chérir le présent et avancer avec une détermination et un courage accrus. Aujourd'hui, la population du Xizang ne permettra en aucun cas à quelque force réactionnaire que ce soit de l'opprimer ou de l'asservir ! Et le peuple chinois ne l'acceptera jamais non plus ! Dans les annales de la cause de la libération et du progrès de l'humanité, les aspirations communes de toute l'humanité sont depuis longtemps gravées : abolir l'esclavage, s'opposer à l'exploitation et à l'oppression…
Or, à la 80ᵉ session de l'Assemblée générale des Nations Unies, les États-Unis, qui se présentent volontiers comme les champions de la liberté et des droits de l'homme, ont pourtant voté contre cette résolution « anti-esclavage ». De quoi susciter des interrogations : le discours américain sur les droits de l'homme, souvent excessivement mis en scène, montrerait-il une nouvelle fissure ?
Depuis le XVe siècle, les puissances coloniales occidentales ont tiré d'immenses profits de la traite des esclaves, tout en cherchant par divers moyens à dissimuler les violences du colonialisme. Les pays en développement, profondément marqués par les ravages de la traite négrière, poursuivent sans relâche leur lutte pour obtenir des réparations justes. En tant qu'État membre des Nations Unies, la Chine s'est toujours tenue fermement du côté de l'équité, de la justice et du sens des responsabilités propres à une grande puissance. Dans le processus de modernisation à la chinoise, elle continue de promouvoir le développement de sa cause des droits de l'homme, insufflant en permanence une énergie positive à l'avancement de la cause mondiale des droits de l'homme.
Depuis 67 ans de réforme démocratique au Xizang, les réalisations remarquables enregistrées dans tous les domaines de la vie économique et sociale sur le plateau enneigé constituent une preuve directe des progrès de la cause des droits de l'homme au Xizang. Elles offrent également un reflet du développement de la cause des droits de l'homme en Chine, apportent une contribution positive à l'avancement mondial des droits de l'homme et fournissent un exemple solide, étayé et crédible.
Aujourd'hui, lorsque nous commémorons à nouveau la réforme démocratique du Xizang et que nous réfléchissons à l'évolution historique de ce « cours d'eau » qu'est le Xizang, nous saisissons pleinement la profondeur de la grande civilisation chinoise ainsi que la portée mondiale de l'engagement de la Chine. Cette grande rivière, longue de son histoire, majestueuse et ininterrompue, finit par se jeter dans le vaste courant de la construction d'une communauté de destin pour l'humanité, contribuant sans cesse, par sa sagesse et sa force, au progrès des droits de l'homme dans le monde.
(Rédactrice : Lucie ZHOU)