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Dawa Dondrup, membre du Comité national de la CCPPC résidant au Xizang : donnons à l'orge tibétaine une « nomenclature claire »

2026-03-17 17:38

L'orge tibétaine est un don du haut plateau du Pays des neiges et constitue depuis des générations l'aliment de base dont dépendent les populations de l'ethnie tibétaine. 

Dawa Dondrup, membre du Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC) résidant au Xizang et chercheur associé à l'Institut de recherche agricole de l'Académie des sciences agricoles et d'élevage de la région autonome, travaille depuis longtemps au plus près des champs et des laboratoires, en multipliant les enquêtes de terrain et des analyses minutieuses de données, il inscrit son engagement sur la terre même du haut plateau, avec un objectif : faire de la petite graine d'orge tibétaine un véritable « sésame » pour augmenter les revenus de la population locale. 

Au Xizang, l'orge tibétaine a déjà atteint un niveau de production stable et élevé. En 2025, la production totale de la région a dépassé pour la première fois les 900 000 tonnes, tandis que la superficie cultivée restait stable à plus de 153 300 hectares. Aujourd'hui, la valeur annuelle de la transformation de l'orge tibétaine ne cesse de croître et sa chaîne industrielle continue de prendre de l'ampleur. 


Dawa Dondrup (deuxième à droite) mène une enquête de terrain dans le comté de Lhünzê, de la ville de Shannan, sur la récolte d'orge en hiver et évalue la rentabilité de la replantation de sarrasin après la récolte. 

Cependant, au cours de ses recherches de terrain, Dawa Dondrup a constaté qu'une production élevée mais des prix bas et une valeur encore insuffisamment exploitée demeurent des obstacles majeurs au développement de cette filière. 

« Nous mangeons de l'orge tibétaine tous les jours et nous savons tous que c'est un excellent produit à la fois alimentaire et médicinal. Mais pour la promouvoir à l'extérieur, ce qui manque, ce sont des preuves scientifiques et des données pour étayer nos affirmations », explique-t-il. L'orge tibétaine est riche en bêta-glucanes, en protéines et en fibres alimentaires, ce qui en fait une céréale naturellement saine. Toutefois, l'absence de profils nutritionnels faisant autorité et de certifications sur ses effets rend difficile une ouverture à des marchés plus larges. 

Comment résoudre ce problème ? La réponse de Dawa Dondrup est claire : laisser l'innovation scientifique parler d'elle-même. 

Il propose de réaliser des tests et analyses systématiques afin d'établir une « nomenclature claire » des composants nutritionnels de l'orge tibétaine, et d'utiliser des données scientifiques pour communiquer efficacement sur ses bienfaits pour la santé, l'objectif de ces démarches étant de faire évoluer l'orge tibétaine, de simple « céréale du haut plateau » à « aliment sain d'envergure mondiale ». À l'heure actuelle, l'Académie des sciences agricoles et d'élevage de la région autonome coopère avec les ministères nationaux concernés pour créer une marque publique intitulée « Renforcer l'orge tibétaine, promouvoir la santé », afin que la valeur de cette « graine dorée » du Pays des neiges soit reconnue dans le monde entier. 


Des produits à base d'orge tibétaine exposés lors de la 21ᵉ Foire internationale chinoise des produits agricoles (photo d'archives). 

L'amélioration de la qualité et de l'efficacité de la filière de l'orge tibétaine est étroitement liée à deux enjeux : la sécurité alimentaire et l'augmentation des revenus des agriculteurs et des éleveurs. 

« Approfondir la valeur santé de l'orge tibétaine, renforcer sa marque et élargir son marché permettra non seulement de stabiliser ses prix et d'élargir ses débouchés commerciaux, afin que les agriculteurs puissent cultiver avec profit, vendre à bon prix et augmenter leurs revenus, mais aussi de former davantage de talents locaux tels des agriculteurs, techniciens et gestionnaires, tout au long de la chaîne industrielle, insufflant ainsi une dynamique durable à la revitalisation rurale du haut plateau », explique Dawa Dondrup. 

Pour lui, exercer ses responsabilités ne doit pas rester confiné au papier : cela doit aussi se refléter dans le portefeuille des habitants. Il ne se contente pas de le dire, il le met aussi en pratique. 

« Pour la prochaine étape, je dirigerai mon équipe de recherche pour approfondir la sélection variétale de l'orge tibétaine, en nous concentrant sur la découverte de ressources génétiques de qualité, nous développerons des variétés innovantes, grâce à la science et à la technologie, nous renforcerons la culture de l'orge tibétaine, et nous protégerons le développement de l'industrie grâce à des variétés remarquables. Nous nous efforçons de permettre à ce produit distinctif des hauts plateaux de s'étendre au-delà du Xizang, d'atteindre l'ensemble du pays et de se frayer un chemin vers le monde entier, cela permettra à tous les groupes ethniques de bénéficier davantage, de manière concrète, du développement de la filière de l'orge tibétaine », conclut Dawa Dondrup. 

(Rédactrice : Lucie ZHOU)