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Nyidron, députée à l'APN : il faut s'efforcer de faire passer les résultats de la recherche en laboratoire à la chaîne de production

2026-03-13 18:23


En juillet 2025, après trois années de culture, des plants issus de culture tissulaire d’orchidée bijou sauvage de Mêdog ont été transplantés à Lhassa, où ils ont fleuri avec succès. 

« Pour notre équipe, cela représente beaucoup », déclare Nyidron, députée à l’Assemblée populaire nationale (APN) et directrice du laboratoire de culture tissulaire végétale de l’Institut de recherche sur la biologie du haut plateau de la région autonome. « C’est la première fois que l’orchidée bijou de Mêdog est cultivée avec succès dans une zone de haute altitude et relativement aride, cette étape importante marque une avancée significative dans les technologies de conservation des plantes rares dans des environnements d’altitude froids, et fournira une expérience reproductible pour la préservation de la biodiversité au Xizang ainsi que pour le développement d’industries biologiques locales distinctives. » 

Ces dernières années, Nyidron s’est continuellement investie dans la préservation de la biodiversité, en se concentrant sur des régions considérées comme des zones sensibles en matière de biodiversité, et en s'engageant directement dans des opérations de terrain pour mener des recherches soutenues, et elle a formulé de nombreuses propositions constructives. 

« Certaines de mes propositions sont liées à mes propres travaux de recherche. J’espère que mes efforts pourront contribuer à un développement de haute qualité de la préservation de la biodiversité au Xizang », explique-t-elle. 

À ce jour, l’équipe de Nyidron a réussi, grâce à des techniques de reproduction artificielle, à cultiver plusieurs plantes protégées au niveau national, notamment l’orchidée Paphiopedilum venustum, le cyprès de l’Himalaya, ainsi que la rhodiola crenulata et le fritillaire du Sichuan. 

Rien qu’en 2025, le Xizang a obtenu des résultats remarquables dans le domaine des études sur la biodiversité. Plusieurs équipes scientifiques ont découvert, dans différentes régions, de nouvelles espèces de plantes, d’animaux et de micro-organismes. « Tout cela démontre pleinement que le Xizang reste l’une des régions du monde où la qualité de l’environnement écologique est la plus élevée, avec des ressources biologiques abondantes et des résultats remarquables en matière de protection de l’environnement », souligne Nyidron. 

De nombreuses plantes possèdent également des vertus médicinales. Afin de réduire la dépendance aux plantes sauvages et de mieux préserver l’environnement, l’équipe de Nyidron fournit à des entreprises pharmaceutiques du Xizang des plants issus de culture tissulaire d’espèces reproduites artificiellement, notamment de rhodiola crenulata, grâce à un modèle de coopération « recherche scientifique + entreprise », elle mène des essais de culture et d’acclimatation des plants, cette démarche contribuant à améliorer l’efficacité de la conservation des populations sauvages, à raccourcir les cycles de production des ressources médicinales et à alléger la pression écologique, tout en favorisant la transformation des résultats scientifiques en applications concrètes. « La recherche scientifique ne peut véritablement servir un développement de haute qualité que lorsqu’elle se traduit en résultats concrets », affirme Nyidron. 

« Lors des enquêtes sur le terrain, des visites dans les zones rurales ou des échanges avec les entreprises, on ressent clairement l’intérêt croissant du public pour ces résultats scientifiques », ajoute-t-elle. « Nous allons élargir encore nos champs de coopérations afin de permettre à davantage de résultats de recherche d’être appliqués concrètement et de produire des effets réels. » 

(Rédactrice : Lucie ZHOU)