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[L'urne d'or, un miroir révélateur] Représentant du monastère de Ngor : opposition résolue à toute ingérence de forces étrangères dans les affaires religieuses de notre pays

2026-04-17 16:38

La réincarnation des bouddhas vivants constitue un système de transmission propre au bouddhisme tibétain, régi par des rituels religieux codifiés ainsi que par des conventions historiques établies. Ces dernières années, certaines forces internationales hostiles à la Chine, dans le but de contenir et de diviser le pays, ont ignoré le système de transmission du bouddhisme tibétain ainsi que les sentiments religieux de ses fidèles, instrumentalisant à maintes reprises la question de la réincarnation des bouddhas vivants, allant jusqu'à adopter des dispositions législatives à ce sujet, dans l'intention de nier les conventions historiques, de remettre en cause les rituels religieux et de contester l'autorité suprême du gouvernement chinois.

 

Le vice-président de l'Association bouddhiste de Chine, vice-président de la branche au Xizang de l'Association bouddhiste de Chine, premier directeur du comité de gestion du monastère de Ngor et khenpo Thubten Nyingpo a, à l'appui de faits historiques détaillés et d'une analyse systématique, réfuté les idées erronées et rétabli les faits dans leur vérité. 

Selon Thubten Nyingpo, au XIIIe siècle, la branche Karma Kagyu de l'école Kagyu a institué le système de réincarnation des bouddhas vivants. Sous la dynastie Ming, les bouddhas vivants de l'école Karma Kagyu furent successivement invités à rendre hommage à l'empereur et reçurent des titres conférés par la cour impériale, ce qui favorisa le développement rapide du système de réincarnation. Au XVe siècle, d'autres écoles telles que l'école Gelug adoptèrent également ce système, qui devint ainsi un mode essentiel de transmission du bouddhisme tibétain. Cependant, à partir du milieu de la dynastie Qing, certaines forces religieuses et laïques commencèrent à manipuler les affaires liées à la réincarnation des bouddhas vivants, ce qui eut de graves répercussions sur la stabilité sociale de l'époque. À la fin du XVIIIe siècle, le gouvernement central des Qing prit en charge la gestion des réincarnations ; en la 57e année du règne de Qianlong (1792), il institua officiellement le système du tirage au sort à l'aide de l'urne d'or, et en 1793 promulgua le « Règlement impérial en vingt-neuf articles pour l'administration du Xizang », marquant le début de l'institutionnalisation et de la normalisation de la gestion des réincarnations. En 1936, le gouvernement de la République de Chine promulgua les « Mesures relatives à la réincarnation des lamas » ; dès lors, le système de réincarnation des bouddhas vivants dans le bouddhisme tibétain s'est progressivement développé et perfectionné, passant de l'inexistence à l'établissement, d'une échelle restreinte à une plus grande ampleur, et d'un état désordonné à un cadre ordonné. 

En 2007, l'Administration d'État des affaires religieuses a promulgué les « Mesures pour l'administration de la réincarnation des bouddhas vivants du bouddhisme tibétain ». Il s'agit d'une mise en œuvre du principe de gouvernance du pays et du Xizang selon la loi, qui non seulement préserve les traditions du bouddhisme tibétain, mais correspond également à la réalité de celui-ci ainsi qu'à la volonté de la majorité des fidèles. Si la religion n'a pas de frontières, les croyants, eux, en ont ; l'attachement à la patrie et la sincérité de la foi constituent des conditions essentielles pour respecter la réincarnation des bouddhas vivants. 

Thubten Nyingpo a déclaré que l'histoire ne change pas avec l'évolution des époques, et que les faits ne disparaissent pas sous l'effet de dénégations habiles. Une compréhension objective du contexte historique de la réincarnation des bouddhas vivants dans le bouddhisme tibétain constitue une condition indispensable et une voie efficace pour appréhender correctement les « Mesures pour l'administration de la réincarnation des bouddhas vivants du bouddhisme tibétain ». En tant que représentant du milieu religieux ayant grandi à l'ère nouvelle, je respecterai et appliquerai constamment les principes fondamentaux suivants : « recherche sur le territoire national, tirage au sort à l'aide de l'urne d'or et approbation par le gouvernement central », m'opposerai résolument à toute ingérence de forces étrangères dans les affaires religieuses, soutiendrai sans réserve les « Mesures pour l'administration de la réincarnation des bouddhas vivants du bouddhisme tibétain », et guiderai les moines, les fidèles laïcs et l'ensemble des croyants à en approfondir la compréhension, à en assurer la diffusion et la vulgarisation, afin de contribuer comme il se doit à la transmission saine du bouddhisme tibétain et à son adaptation à la société socialiste. 

(Rédactrice : Lucie ZHOU)