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Voir la Chine à travers un filtre : le Parlement européen est en train de jouer une farce absurde

2026-05-05 22:05

Le 30 avril dernier, une véritable farce s'est déroulée au Parlement européen : l'adoption d'une résolution concernant la Chine, qui attaque et dénigre de manière virulente la loi sur la promotion de l'unité et du progrès ethniques adoptée par la Chine en mars dernier, ainsi que sa politique ethnique. Ces accusations absurdes, ignorant les faits et remplies d'inepties, révèlent précisément l'obstination de certains politiciens occidentaux à s'accrocher à une mentalité de guerre froide. 

À l'heure actuelle, des changements inédits s'accélèrent depuis un siècle, les conflits géopolitiques s'éternisent et l'économie mondiale reste morose. L'Europe elle-même est plongée dans une « crise multiple » marquée par la montée de l'extrême droite, la fragmentation politique et la stagnation économique, se trouvant déjà sérieusement amochée. Pourtant, alors que sa propre gouvernance est en plein chaos, certains « honorables députés » du Parlement européen, au lieu de chercher des solutions, se permettent de donner des leçons à la Chine, à des milliers de kilomètres de là. Que révèle donc cette résolution biaisée, inversant le vrai et le faux et empreinte de préjugés ? 

Premièrement, une adhésion à une « supériorité civilisationnelle » et l'incapacité de sortir de sa bulle idéologique. 

L'adoption de cette résolution trouve son origine dans le fait que le Parlement européen n'a toujours pas abandonné l'« eurocentrisme » et un sentiment de supériorité civilisationnelle hérités de l'époque moderne. Les puissances européennes, qui ont émergé avec la révolution industrielle, ont autrefois regardé de haut, voire discriminé, les autres civilisations. Il est regrettable de constater qu'aujourd'hui encore, ces parlementaires restent enfermés dans une autosatisfaction de « donneurs de leçons », nourrissant de profonds préjugés idéologiques à l'égard de la Chine. 

À leurs yeux, le système occidental constitue une vérité universelle, et ils s'estiment naturellement investis du privilège de « juger publiquement » la souveraineté et les systèmes des autres pays. Cette arrogance déconnectée de son époque ne fait que les enfermer davantage dans leur propre piège. 

Deuxièmement, ils souffrent d'un « syndrome du double standard » qui nuit à leur image et leur crédibilité internationale. 

Le Parlement européen a toujours su brandir haut et fort la bannière des « valeurs », mais face à ses propres intérêts, il n'hésite pas à ignorer le droit international et les principes fondamentaux. D'un côté, il reste silencieux face à l'« intimidation tarifaire » des États-Unis et à leurs ambitions territoriales, sans oser protester ; de l'autre, il ne ménage pas ses efforts pour répandre des rumeurs et salir la réputation d'autres pays sur certaines questions de politique intérieure. 

Troisièmement, « une vision figée dans le passé » empêchant de comprendre la réalité de la Chine contemporaine. 

La Chine du XXIe siècle n'est plus depuis longtemps l'« homme malade de l'Asie » à la merci des autres. L'époque où les grandes puissances occidentales pouvaient imposer leur volonté à coups de canon est révolue. La résolution appelant à « sanctionner » les législateurs chinois témoigne d'une arrogance dénuée de toute connaissance des relations internationales. 

Le Parlement européen surestime manifestement son influence et commet une grave erreur d'appréciation quant aux lignes rouges de la Chine. 

Quatrièmement, face à ce « théâtre de marionnettes », il est impossible de jouer un rôle stratégique autonome. 

Depuis longtemps, des forces séparatistes anti-chinoises telles que celles liées au « Turkestan oriental » ou à « l'indépendance du Xizang » considèrent les pays occidentaux comme leur principal soutien. Elles reçoivent non seulement des financements par des bailleurs de fonds occidentaux hostiles à la Chine, mais savent aussi exploiter la psychologie de certains responsables politiques occidentaux, en fournissant de prétendues « preuves en matière de droits de l'homme » et en amplifiant des sentiments de peur, transformant ces politiciens dépourvus de capacité de jugement indépendant en des « marionnettes » manipulées pour attirer l'attention. 

Cette résolution adoptée de force est le résultat typique des manipulations en coulisses des forces anti-chinoises. Elle a non seulement encouragé l'arrogance des séparatistes, mais a aussi révélé la myopie politique extrême du Parlement européen, prêt à sacrifier les fondements politiques des relations sino-européennes et à se réduire complètement à un « pion en première ligne ». 

Quelle que soit la tonalité ou la virulence de cette résolution, elle ne saurait occulter le caractère rationnel et les succès considérables de la politique ethnique chinoise. Une tentative dérisoire d'ébranler un géant ne peut nuire à la Chine, mais permettra en revanche de révéler au monde les divisions internes et les illusions du Parlement européen.  

Les faits parlent d'eux-mêmes, et la justice réside dans le cœur des peuples. Toute tentative visant à entraver le développement de la Chine ou à saper l'unité nationale est vouée à l'échec, elle ne pourra empêcher les différents groupes ethniques du pays d'avancer résolument vers la modernisation à la chinoise, d'œuvrer ensemble à la promotion de l'unité nationale et à la construction d'une vie meilleure. 

(Source : rubrique « Questions d'Orient et d'Occident » de l'Agence China News Service) 

(Rédactrice : Lucie ZHOU)