Le 30 avril, le Parlement européen a adopté une soi-disant résolution relative à la Chine, formulant des accusations infondées à l'encontre de la législation et des politiques ethniques de la Chine, affirmant que la nouvelle « Loi de la République populaire de Chine sur la promotion de l'unité et du progrès ethniques », notamment la promotion et la généralisation de la langue et de l'écriture communes nationales, viserait à « assimiler » les minorités ethniques. Il s'agit d'une manipulation politique qui ignore les faits et les principes juridiques, ainsi que d'une ingérence flagrante dans les affaires intérieures de la Chine.
Si l'on fait abstraction des préjugés politiques préétablis et que l'on se réfère à l'histoire et à la réalité, le vrai du faux apparaissent en fait clairement.
D'un point de vue historique, la politique ethnique de la Chine trouve ses racines dans son propre contexte.
Depuis l'établissement du Protectorat des Régions de l'Ouest sous la dynastie des Han occidentaux, marquant le début d'une gouvernance effective de ces régions, jusqu'au mariage de la princesse Wencheng au Xizang, qui a profondément favorisé l'intégration entre les ethnies han et tibétaines, depuis la Route du thé et des chevaux amorcée sous les dynasties Tang et Song, qui a rapproché les peuples du Yunnan, du Xizang et du Sichuan grâce au commerce, jusqu'au retour résolu de la tribu des Torguts mongols dans le giron de la mère patrie au XVIIIᵉ siècle, le fil conducteur de l'évolution historique de la nation chinoise, caractérisée par sa diversité dans l'unité, est clairement visible et profondément enraciné.
Le fait que les différents peuples, déjà liés par des liens étroits, prospèrent et s'épanouissent dans l'unité et l'intégration est une expérience précieuse issue de plusieurs millénaires de pratiques continues, d'accumulation constante et d'une application concrète au monde réel. L'ériger en politiques et en lois est naturel et légitime. Face à cela, soit le Parlement européen feint de l'ignorer et le dénigre de manière malveillante, soit il est totalement ignorant de la question.
Dans une perspective comparative, les normes juridiques de la Chine s'alignent sur les pratiques internationales courantes.
La « Loi de la République populaire de Chine sur la promotion de l'unité et du progrès ethniques » présente ses propres caractéristiques et avantages, tout en s'inscrivant dans le droit fil de pratiques internationales bien établies, elle s'inscrit à la fois dans les usages internationaux et s'appuie sur des dispositions légales pertinentes.
Par exemple, la promotion d'une langue et d'une écriture communes nationales est un choix courant des États souverains. La France dispose de la « loi relative à l'emploi de la langue française », qui impose l'utilisation du français dans les espaces publics ; la Russie a promulgué la « loi sur la langue d'État de la Fédération de Russie », entre autres, renforçant le statut du russe ; l'Inde stipule dans sa Constitution que l'hindi et l'anglais sont des langues officielles, activement promues par le gouvernement. Le Japon a la « loi sur la promotion de l'enseignement du japonais », le Qatar a une « loi sur la protection de la langue arabe », et le Cambodge dispose de politiques relatives à la langue khmère, pour n'en citer que quelques exemples.
Certains chercheurs ont souligné que « l'établissement par voie législative d'une langue nationale commune est devenu une pratique courante dans de nombreux États multiethniques, et relève entièrement de la souveraineté nationale ». Briser les barrières linguistiques pour favoriser l'accès à l'éducation et l'utilisation des ressources est devenu une pratique internationale, mais les politiques et mesures juridiques de la Chine en la matière sont pourtant calomniées comme relevant d'une politique d'« assimilation ». C'est là une « cécité » et un « double standard » flagrants.
Au vu de ses résultats concrets, la gestion des affaires ethniques en Chine a produit des résultats tangibles.
Les lois et politiques ethniques de la Chine, qui visent à favoriser une prospérité et un développement communs, sont issues de l'expérience pratique et ont fait leurs preuves dans le développement réel.
Les faits en témoignent : le PIB du Xinjiang est passé de 1,231 milliard de yuans en 1955 à 2 053,408 milliards de yuans en 2024, son réseau routier s'étend désormais sur 230 000 km, des bilans de santé gratuits sont proposés à l'ensemble de la population, et l'enseignement gratuit est intégralement assuré pendant 15 ans pour tous. En 1951, le PIB du Xizang n'était que de 130 millions de yuans, en 2024, il dépassait les 270 milliards de yuans. Le train à grande vitesse « Fuxing » traverse les montagnes enneigées, le réseau de la 4G couvre les villages de la région, des ouvrages précieux comme L'épopée du roi Gesar ont été sauvés et compilés, plus de 2 700 éléments représentatifs, dont les thangkas, l'opéra tibétain et la médecine tibétaine, ont été inscrits au patrimoine culturel immatériel à tous les niveaux.
Le développement économique s'accompagne de la préservation de la culture et d'une amélioration au niveau écologique, les dynamiques du marché offrent des opportunités d'emploi diversifiées, garantissant les droits à la subsistance et au développement de chacun. David Lopez, conseiller auprès de l'Association internationale pour les droits de l'homme et le développement social et président du Comité des droits de l'homme de Genève, a déclaré sans détour après sa visite au Xinjiang que « les propos répandus dans les sociétés occidentales selon lesquels les soi-disant autochtones du Xinjiang seraient privés de droits en matière de travail, d'ethnicité, de nationalité ou d'éducation sont totalement infondées ».
La Chine est un État unifié multiethnique, au sein duquel les différents groupes ethniques entretiennent des relations d'égalité, d'unité, d'entraide et d'harmonie. L'histoire et l'expérience, tant dans leur profondeur que dans leur ampleur, ainsi que les faits et résultats avérés, témoignent tous de la justesse de la stratégie chinoise en matière de gouvernance ethnique. Le Parlement européen ferme les yeux sur cette réalité et s'acharne à la dénigrer délibérément, dans le seul but de soutenir des forces séparatistes anti-chinoises et de tenter d'entraver le processus de développement de la Chine.
L'histoire ne s'écrit pas sur la base de divergences d'opinions. La Chine et l'Europe partagent de vastes intérêts communs, agir concrètement pour préserver un développement sain et stable des relations sino-européennes est la voie à suivre.