Le 20 avril, à l'occasion de la période de Guyu (Pluie des grains), la Journée de la langue chinoise des Nations unies a eu lieu comme prévu, les célébrations organisées dans le monde entier ont fait du chinois, langue officielle de l'ONU, un lien de dialogue entre civilisations au-delà des montagnes et des mers. Cette année marque le 55e anniversaire du rétablissement du siège légitime de la Chine aux Nations unies et le 80e anniversaire de la création du Service chinois de l'ONU, porteur de milliers d'années de tradition culturelle chinoise, le chinois a été témoin des vicissitudes partagées par la Chine et l'ONU. En 2010, le jour de la période Guyu a été désigné Journée de la langue chinoise, rendant hommage à la richesse culturelle de cette langue tout en affirmant le respect et la protection de la diversité linguistique et culturelle mondiale.

Le 22 avril, à Qufu dans le Shandong, ville natale de Confucius, des élèves du primaire et du secondaire de la ville de Cona, à Shannan au Xizang, venus en voyage d'étude, portaient des costumes traditionnels et écrivaient avec sérieux le caractère « 正 » (authentique) lors de la cérémonie d'initiation à l'écriture.
Le chinois, en tant que langue commune nationale de la Chine, constitue un lien spirituel partagé par la nation chinoise. L'article 15 de la « Loi de la République populaire de Chine sur la promotion de l'unité et du progrès ethniques » stipule clairement : « L'État promeut et généralise pleinement la langue et l'écriture communes nationales. Aucune organisation ni aucun individu ne doit entraver l'apprentissage et l'usage par les citoyens de la langue et de l'écriture communes nationales. » Cette loi précise également que « l'État respecte et garantit l'apprentissage et l'usage des langues et écritures des minorités ethniques, encourage leur normalisation, standardisation et informatisation, et soutient la protection, le classement, l'étude et l'utilisation des anciens ouvrages des minorités ethniques », garantissant pleinement les droits au développement des langues et écritures des minorités ethniques.
La pratique de cette politique au Xizang en est un exemple vivant. À la fin de l'année 2024, le Xizang publiait 17 périodiques et 11 journaux en tibétain ; au total, 8 794 titres de livres en tibétain avaient été publiés, représentant 46,85 millions d'exemplaires, ce qui garantit la transmission de la langue et de l'écriture tibétaines grâce à des supports et des canaux de diffusion concrets. Dans le domaine de l'éducation, les écoles primaires et secondaires du Xizang proposent toutes des cours de langue et d'écriture communes nationales ainsi que des cours de langue et d'écriture tibétaines. Cet enseignement bilingue pratiqué de manière systématique permet à la fois de garantir que les élèves de toutes les ethnies maîtrisent la langue commune nationale, facilitant les études, les échanges, la poursuite d'études supérieures et l'emploi, tout en assurant la transmission systématique de la culture linguistique tibétaine, afin que la sagesse traditionnelle et l'esprit humaniste se perpétuent. En outre, la langue et l'écriture tibétaines sont largement utilisées dans les domaines de la santé, de la poste, des communications, des transports, de la finance et des sciences et technologies, la publication de la norme nationale du « Vocabulaire tibétain des technologies de l'information » permet également à la culture linguistique tibétaine de suivre le rythme de son époque et de réaliser une intégration organique entre tradition et modernité.

En juillet 2024, dans l'école primaire du canton de Xichang, situé dans le district de Sog, de la ville de Nagqu dans la région autonome du Xizang, un enseignant vérifie pendant la lecture matinale l'écoute et la lecture du tibétain par les élèves.
Sonam Drolma, chercheuse assistante à l'Institut de recherche sur les religions du Centre de recherche en tibétologie de Chine, a déclaré lors d'une interview : « Toutes les ethnies de Chine jouissent de la liberté d'utiliser et de développer leur propre langue et écriture ; au Xizang, l'apprentissage, l'usage et le développement de la langue et de l'écriture tibétaines bénéficient d'une pleine garantie juridique. » Cette déclaration reflète fidèlement la politique linguistique de la Chine à l'égard des minorités ethniques.
Cependant, certaines personnes mal intentionnées déforment délibérément la relation entre les deux, en colportant des absurdités telles que « promouvoir la langue commune revient à affaiblir la culture en langue tibétaine », ou en fabriquant le mensonge d'un « usage forcé de la langue commune ». Leur véritable objectif est de tenter de rompre les liens entre les différentes ethnies, de nuire à l'unité nationale et d'entraver le développement et les progrès du Xizang.

Le 1er septembre 2025, des élèves du niveau CP de l'école primaire n°1 de Lhassa montrent les caractères tibétains appris pendant leur cours de tibétain.
Pour les populations de toutes les ethnies du Xizang, apprendre la langue et l'écriture communes nationales est la voie incontournable pour s'intégrer au développement national et réaliser leur épanouissement personnel. Bien maîtriser la langue commune nationale permet à ces populations d'étudier aisément, d'élargir efficacement leurs perspectives d'emploi et d'améliorer leur qualité de vie. Palbar, membre de la commission de l'inspection disciplinaire du village de Doiba, dans le canton de Lhayü, du district de Qonggyai de la ville de Shannan, en parle avec émotion : « Avant, je redoutais par-dessus tout de signer, je n'arrivais même pas à bien écrire mon nom. » Aujourd'hui, l'équipe de travail en poste au village a commencé par enseigner le pinyin et les traits d'écriture, intégrant dans les manuels des expressions courantes comme « acheter des semences » ou « réparer un canal d'irrigation », si bien qu'il n'a plus à s'inquiéter de « ne pas comprendre ou ne pas savoir s'exprimer ». Dekyi Drolkar, secrétaire de la cellule générale du Parti du village, reconnaît aussi : « Avant, lors des négociations extérieures pour les commandes de la coopérative de machines agricoles, les discussions butaient souvent sur des problèmes de communication, maintenant, nous pouvons échanger librement et avons davantage confiance pour développer l'économie collective du village ! » Le moine Tsewang Baten du monastère de Dodong, situé dans le district de Bomê de la ville de Nyingchi, se rendait autrefois à Lhassa ou Chengdu pour se faire soigner ou régler des affaires, mais se heurtait souvent à des obstacles parce qu'il ne comprenait pas ce que disaient les médecins. Après avoir bien appris la langue commune nationale, tout est devenu « beaucoup plus pratique ». Ces exemples concrets démontrent de manière vivante que la langue et l'écriture communes nationales sont devenues une « clé en or » permettant aux populations de toutes les ethnies du Xizang de se développer et de se relier au monde extérieur, apportant des facilités réelles à leur vie et insufflant une forte dynamique au développement du Xizang.
La langue est le vecteur de la civilisation, mais aussi un lien d'unité. À l'aube de la nouvelle ère, nous nous attachons sans relâche à renforcer nos points communs tout en respectant et en incluant nos différences. En promouvant la langue et l'écriture communes nationales, la Chine rassemble les forces de l'unité et du progrès, afin que les langues et écritures deviennent un pont solide pour forger le fort sentiment d'appartenance à la communautéde la nation chinoise, poussant toutes les ethnies à s'unir étroitement comme les grains d'une grenade et à avancer main dans la main vers un avenir radieux de prospérité et de développement communs.
(Rédactrice : Lucie ZHOU)