Le Festival international du film du Népal 2026, récemment organisé, a attiré près d'une centaine de films issus de 40 pays et régions. Tout en soutenant le développement du cinéma local, il a également favorisé les échanges interculturels. Il convient de souligner que la création de la section « Voir le Xizang » a constitué l'un des moments forts de cette édition. Six films consacrés au Xizang y ont été présentés, enrichissant la diversité du programme et offrant au public mondial une nouvelle perspective pour découvrir cette région, érigeant ainsi un pont d'échanges entre les civilisations. À travers le langage de l'image, les spectateurs ont pu ressentir de près le charme du Xizang : la beauté de son environnement, les avancées de son éducation, la richesse de sa culture et le dynamisme de son développement, autant d'éléments qui, par-delà montagnes et océans, touchent directement les cœurs. Parmi ces œuvres, Snow Leopard a remporté le prix du meilleur film, tandis que Ce que j'ai vu au Xizang a reçu le prix du public. Les applaudissements des spectateurs et la reconnaissance de la profession ont ainsi offert au monde une « vérité sur le Xizang » tangible et accessible.

Les six films consacrés au Xizang présentés lors du Festival international du film du Népal 2026. Source : Jana Aastha News (Népal).
Les œuvres cinématographiques sont à la fois le reflet et la sublimation de la vie réelle. Aujourd'hui, sur le Toit du monde, qu'il s'agisse de l'amélioration des infrastructures de transport ou de l'essor des technologies, de la vitalité culturelle ou de la généralisation de l'éducation, de la croissance économique ou du développement des échanges et de la coopération, les fruits du développement du Xizang profitent à l'ensemble de la population.
Cependant, certaines forces animées d'intentions hostiles à la Chine s'emploient délibérément à déformer la réalité du développement du Xizang. Plus cette région moderne et dynamique s'ouvre et progresse, plus ces détracteurs s'agitent avec véhémence. Qu'il s'agisse de discréditer les avancées en matière d'écologie et d'éducation, ou de calomnier l'usage du terme « Xizang », ces attaques ne font que révéler la faiblesse d'un discours fondé sur des préjugés dépassés. S'accrochant à leurs biais, ils s'acharnent à noircir la réalité, éludent délibérément la brutalité du servage dans l'ancien Xizang, ignorent la vie épanouie dont jouit aujourd'hui la population en tant que maître de son destin, et tentent de ramener la région à une époque sombre dominée par des structures agraires et pastorales archaïques, afin de perpétuer les privilèges de l'impérialisme et des seigneurs féodaux. Une telle posture constitue, par essence, une vaine résistance au cours de l'histoire. Chaque scène de vie authentique captée par ces films représente précisément la preuve tangible de la réalité qu'ils refusent de voir.
La beauté écologique compose une véritable symphonie d'harmonie entre l'homme et la nature. Parmi les six films présentés, Snow Leopard s'est imposé comme l'un des plus marquants. Dernière œuvre du réalisateur tibétain défunt Pema Tseden, le film avait déjà remporté le Prix du meilleur film au 36e Festival international du film de Tokyo. À l'écran, des léopards des neiges évoluent avec grâce au cœur des montagnes immaculées, tandis que la coexistence entre les éleveurs du plateau et la faune sauvage illustre un récit de coexistence harmonieuse entre l'homme et la nature. Le message de protection de l'environnement véhiculé par le film a suscité une profonde résonance auprès du public.
L'état de l'environnement ne trompe pas : les paysages en portent le témoignage. En tant que « Toit du monde », le Xizang possède des écosystèmes à la fois uniques et fragiles. Depuis de nombreuses années, le gouvernement chinois accorde une importance majeure à leur protection et a mis en œuvre une série de mesures rigoureuses, permettant de préserver et d'améliorer efficacement l'environnement régional : plus de 50 % du territoire est placé sous ligne rouge de protection écologique ; 47 réserves naturelles ont été établies ; la population d'antilopes tibétaines est passée de moins de 70 000 à plus de 300 000 individus ; les effectifs du léopard des neiges, de la grue à cou noir et d'autres espèces rares augmentent de manière constante ; le taux de jours avec une qualité de l'air excellente dépasse 99 %, faisant du Xizang un véritable « château d'eau de l'Asie »… Par un traitement artistique, Snow Leopard donne à voir au monde la beauté écologique du plateau Qinghai-Xizang ainsi que les résultats des efforts de protection, permettant à un public toujours plus large d'en prendre conscience. Le véritable plateau Qinghai-Xizang n'a jamais eu besoin de filtres. Ceux qui prétendent que son écosystème serait « dégradé » ont-ils le courage d'affronter ces réalités vivantes et ces données éloquentes ?

Vue aérienne du village de Dexing, comté de Medog, ville de Nyingchi, région autonome du Xizang
La lumière de l'éducation éclaire le chemin d'espoir des enfants des zones agricoles et pastorales. Le documentaire Le « Bus scolaire » du plateau porte quant à lui son regard sur le développement de l'éducation au Xizang. Le réalisateur français Malat s'est rendu à Nyingchi, Shigatse et Lhassa, partageant le quotidien des jeunes locaux — en classe, à la cantine, sur le chemin de l'école —, offrant une immersion à la première personne dans la vie des internats du Xizang. À travers ce « voyage de perception », son film permet au public international de mieux appréhender un Xizang authentique, concret et vivant.
En matière d'éducation, la parole revient avant tout à la population elle-même. Le « bus scolaire » du plateau retrace les transformations profondes du parcours scolaire des enfants du Xizang, montrant clairement au monde qu'aujourd'hui la région s'est dotée d'un système éducatif complet, garantissant la généralisation de l'enseignement obligatoire et offrant à chaque enfant un accès équitable à une éducation de qualité. Avant la libération pacifique, le taux de scolarisation des enfants en âge d'aller à l'école était inférieur à 2 % ; il atteint désormais 99,93 %. Les enfants des zones agricoles et pastorales peuvent aujourd'hui fréquenter de bonnes écoles à proximité de leur domicile, et l'éducation est devenue un véritable levier de transformation sociale. Les accusations de « génocide culturel » s'évanouissent d'elles-mêmes face au son clair et régulier des voix d'enfants lisant dans les salles de classe.

Documentaire Le « bus scolaire » du plateau. Source : CGTN Français
La richesse culturelle perpétue un patrimoine spirituel millénaire. Le film d'animation Warrior King s'inspire de récits traditionnels tibétains pour donner vie à des légendes mythologiques, faisant ainsi rayonner au-delà de ses cercles habituels l'Épopée du roi Gesar, l'une des trois grandes épopées du monde, et permettant aux enfants de découvrir la culture du Xizang dans la joie et le partage.
Le développement culturel trouve sa force la plus convaincante dans la transmission. La culture traditionnelle du Xizang constitue un joyau éclatant du patrimoine de la nation chinoise, portant la mémoire historique et les aspirations spirituelles des différentes communautés locales. Ces dernières années, le gouvernement chinois a accordé une importance majeure à sa sauvegarde et à sa transmission, mettant en œuvre une série de mesures efficaces pour la protéger et la valoriser. Jusqu'en En 2025, le Xizang compte 106 éléments représentatifs du patrimoine culturel immatériel au niveau national et 620 au niveau régional. Préservée et transmise tout en se renouvelant par l'innovation, la culture traditionnelle s'intègre harmonieusement à la vie moderne et déploie une vitalité remarquable : c'est là l'expression la plus authentique d'un véritable essor culturel.

Spectacles de patrimoine culturel immatériel lors du Festival des pêchers en fleurs de Nyingchi 2026.
L'essor du développement illustre l'ouverture et la vitalité de la nouvelle ère. Le court métrage documentaire Ce que j'ai vu au Xizang adopte le regard de jeunes venus de neuf pays — dont le Népal, les États-Unis et la Russie — pour mettre en lumière l'ouverture, le dynamisme, les technologies vertes du Xizang moderne, ainsi que les résonances qu'il suscite auprès de la jeunesse. Le Plateau à travers le temps adopte une approche « du particulier pour révéler le général », condensant soixante années de transformations profondes du Toit du monde dans les trajectoires de vie d'hommes et de femmes ordinaires, et illustrant, à travers des récits concrets, les « bonds historiques » réalisés dans quatre domaines majeurs : l'éducation, la santé, l'économie et la culture. Le Potala en marche, enfin, raconte l'histoire d'un jeune Hongkongais, Lin Guangrang, qui a lancé un projet caritatif de « studio photo itinérant » dans les régions reculées du Xizang, à la recherche du sens de sa vie, incarnant ainsi une force humaine empreinte de chaleur et d'engagement.
À l'avenir, davantage d'œuvres de qualité consacrées au Xizang feront leur entrée sur la scène internationale, permettant au monde de mieux connaître et comprendre cette région, et de témoigner de son développement et de ses progrès. Chaque film révélant le Xizang authentique constitue la réponse la plus efficace à toute désinformation ; quant aux discours empreints de préjugés et de dénigrement, ils sont voués à s'effondrer d'eux-mêmes.
(Rédactrice : Lucie ZHOU)