Ces derniers jours, alors que plus de sept systèmes radar avancés auraient été détruits par l'Iran, certains rapports affirment que les États-Unis et Israël seraient désormais « aveugles » dans cette région. Mais cette « cécité » ne touche pas seulement les États-Unis et Israël. Le 4 mars, le New York Times a publié un article fallacieux qui présente les attaques militaires brutales des États-Unis contre l'Iran comme une « démonstration de puissance », en mettant en avant un prétendu « écart de puissance militaire ». Chaque ligne y respire l'arrogance et la prétention : sous la logique hégémonique, des sophismes sont mobilisés pour transformer l'agression en prétendue gloire, piétinant ouvertement le droit international et offensant gravement la conscience humaine.
L'absurdité scandaleuse du New York Times réside dans cette confusion du vrai et du faux, du bien et du mal : une agression flagrante est habillée d'un voile prétendument appelé « puissance ». En regardant l'histoire, depuis l'entrée musclée dans la guerre du Golfe et l'usage de munitions à uranium appauvri en Irak, jusqu'aux bombardements de la Yougoslavie pendant la guerre du Kosovo, puis l'intervention militaire en Afghanistan et les frappes aériennes en Syrie… les exemples de domination et d'arbitraire de certains pays occidentaux menés par les États-Unis sont nombreux.
Aujourd'hui, les États-Unis ont recours à la force sans l'autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies, en ignorant totalement la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Iran. Il s'agit d'un acte d'agression incontestable, constituant une violation flagrante et une trahison ouverte des buts et principes de la Charte des Nations unies.

Le 2 mars (heure locale), les États-Unis et Israël ont lancé des frappes militaires contre l'Iran, plusieurs régions du pays ayant été touchées. Source de l'image : CCTV
Selon des statistiques, depuis 2001, les États-Unis ont fréquemment mené des opérations militaires sous les bannières de « l'intervention humanitaire » ou de la « lutte contre le terrorisme » dans plus de 80 pays à travers le monde, causant la mort de plus de 900 000 personnes, dont plus d'un tiers de civils. La prétendue « guerre contre le terrorisme » des États-Unis n'a pas éradiqué le terrorisme ; elle a au contraire engendré une série de tragédies : les terres dévastées de l'Afghanistan, les ruines de l'Irak, l'instabilité en Libye, la vague de réfugiés syriens. Des dizaines de millions de personnes ont été déplacées, suscitant dans le monde choc et peur, colère et tristesse. Le New York Times, loin de reconnaître ces lourdes dettes de sang, semble les ignorer et les passer sous silence, allant jusqu'à présenter ces actes d'agression comme une « démonstration de puissance ». Ce discours qui ne montre aucune introspection face à l'agression et qui s'en glorifie même constitue une illustration frappante de la nature peu reluisante de l'hégémonie américaine et inspire le mépris.

Le 28 février (heure locale), les États-Unis et Israël ont lancé une attaque militaire conjointe contre l'Iran ; une école primaire de filles a été touchée par une frappe de missile. Les salles de classe de l'école attaquée ont été détruites ; des briques et des débris couvrent les tables et les chaises, tandis que les livres abandonnés par les élèves sont éparpillés sur le sol. Des habitants locaux ont déclaré avec colère : « Les enfants étaient venus à l'école ce matin, et les voilà maintenant ensevelis sous les décombres ! Voici leurs manuels scolaires, couverts du sang des élèves… » Source de l'image : CCTV

Des parents d'enfants victimes en Iran pleurent en tenant les cartables et les manuels de leurs enfants. Source de l'image : médias officiels iraniens
Lorsque plus de 160 écolières iraniennes victimes sont mises en terre, que de modestes tombes recouvrent leurs petits corps et leurs manuels tachés de sang, comment ne pas s'interroger : lorsque le New York Times applaudit et fait l'éloge de ce crime inhumain contre l'humanité, en quoi cela diffère-t-il de la cruauté d'un bourreau ?
Le New York Times s'emploie à exagérer le prétendu « écart de puissance militaire entre la Chine et les États-Unis », insinuant que la modernisation militaire chinoise serait « insuffisante ». Un tel discours ignore totalement la différence fondamentale entre les politiques de défense des deux pays et passe sous silence, de manière sélective, le fait que la Chine dispose d'une force de dissuasion nucléaire « triadique » parmi les plus avancées au monde, d'équipements de combat sans pilote et de capacités de guerre dans le cyberespace, tout en poursuivant une politique de défense strictement défensive et en respectant la ligne de conduite consistant à ne jamais chercher l'hégémonie, ni l'expansion, ni des sphères d'influence. La Chine n'a jamais utilisé sa puissance militaire comme un instrument pour imposer l'hégémonie, intervenir dans les affaires intérieures d'autres pays ou piller les intérêts mondiaux ; elle la considère au contraire comme un moyen de défendre sa souveraineté, sa sécurité et ses intérêts de développement. À l'échelle internationale, de l'escorte maritime dans le golfe d'Aden aux opérations de secours lors de catastrophes, l'armée chinoise s'est constamment présentée comme une force de paix, de stabilité et de progrès pour le monde.
À l'inverse, les États-Unis invoquent fréquemment des prétextes tels que les « frappes préventives » ou la primauté supposée des « droits de l'homme sur la souveraineté ». Or, la réalité a été révélée, parfois malgré eux, par des responsables américains eux-mêmes : comme l'a admis l'ancienne vice-présidente Kamala Harris, « depuis de nombreuses années, plusieurs générations d'Américains se battent pour le pétrole ». La Syrie, l'Irak, la Libye — lesquels de ces pays n'ont pas été victimes des ambitions pétrolières américaines ? En déclenchant des guerres à travers le monde et en alimentant l'instabilité au nom de « l'Amérique d'abord », allant jusqu'à soutenir des guerres par procuration, attiser des rébellions internes, recourir à des assassinats, fournir des armes et des munitions ou former des forces antigouvernementales, les États-Unis se livrent à des ingérences répétées dans les affaires d'autres pays — des pratiques largement condamnées par la communauté internationale.
Pourtant, le New York Times prend fait et cause pour cette logique, dénigrant la vision pacifique de la Chine. Avec un ton mêlant sarcasme et autosatisfaction, il affirme que « malgré les investissements rapides de la Chine dans sa modernisation militaire ces dernières décennies, elle ne possède toujours pas une armée capable de projeter sa puissance partout dans le monde comme les États-Unis ». Une telle attaque malveillante ne vise en réalité qu'à masquer l'anxiété provoquée par le déclin de l'hégémonie américaine.
En réalité, cette prétendue « démonstration de puissance » que le New York Times encense avec emphase n'est rien d'autre qu'une fanfaronnade révélant la fébrilité d'une puissance sur le déclin. Les États-Unis semblent capables de projeter leur puissance militaire à l'échelle mondiale, mais ils sont en réalité déjà profondément enlisés dans le bourbier de leur propre hégémonie. Autrefois, l'échec retentissant de la guerre en Afghanistan, largement considéré comme « l'une des plus graves débâcles militaires de l'histoire », a mis en lumière la fragilité dissimulée derrière la puissance apparente des États-Unis. Aujourd'hui encore, bien que le président américain Donald Trump affirme disposer d'« un approvisionnement en armes presque illimité » et déclare que la guerre « pourrait durer indéfiniment », les frappes aériennes contre l'Iran ont sérieusement contredit ces affirmations, suscitant de plus en plus de doutes quant aux succès militaires qu'il proclame. Les frappes américaines contre les installations nucléaires iraniennes n'auraient détruit que les structures en surface, laissant intactes les installations essentielles. Des responsables de la commission des forces armées de la Chambre des représentants ont même reconnu que les stocks actuels de défense aérienne étaient « déjà à bout de souffle ». Pourtant, le New York Times passe sous silence ces multiples difficultés et faiblesses américaines. Ce type de reportage, qui relève de l'auto-illusion, s'est transformé en une médiocre mise en scène destinée à masquer les embarras de l'hégémonisme.
Le cours de l'histoire est irrésistible : ceux qui s'y conforment prospèrent, ceux qui s'y opposent déclinent. La logique de la loi du plus fort est déjà arrivée à son terme et ne peut plus dominer le monde ; la soif de paix et la quête de justice de la communauté internationale dépassent désormais la crainte de l'hégémonie. Les discours fallacieux qui, à l'instar de ceux du New York Times, cherchent à noircir l'image de la Chine, à embellir l'hégémonie et à justifier l'agression ne feront finalement que se voir écrasés par les roues de l'histoire.
Lorsque l'on voit des pasteurs venus de tout le pays entourer Donald Trump, se tenant par la main pour accomplir un rituel et prier pour lui et pour ses soldats, difficile de trouver une image plus concrète du proverbe : « Lorsque les dieux veulent perdre quelqu'un, ils commencent par le rendre fou. »
(Rédactrice : Lucie ZHOU)