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[Commentaires lucides de Yugyel] Le bâton des droits de douane se heurte à un mur, Washington joue à nouveau la « carte du Xizang »

2026-03-13 18:24

Le 20 février, heure locale, la Cour suprême des États-Unis a rendu une décision établissant clairement que l'« International Emergency Economic Powers Act » (la loi sur les pouvoirs économiques d'urgence internationaux) n'autorisait pas le président à imposer des droits de douane à grande échelle. Cette décision invalide directement les mesures tarifaires que l'administration Trump avait prises sur la base de cette loi. Elle prive ainsi l'un des outils économiques et diplomatiques les plus agressifs dont dépendait l'administration Trump, portant un coup sévère à sa stratégie de pression unilatérale dans le domaine économique et commercial.  

Face aux revers répétés sur le front économique et commercial, les politiciens de Washington ressortent un vieux stratagème et rejouent la « carte du Xizang » — poursuivant leur manipulation géopolitique dans une logique de confrontation. Le secrétaire d'État américain Rubio a annoncé la nomination d'un nouveau « coordinateur spécial pour les questions tibétaines ». À cela, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a rapidement et fermement rejeté cette décision, soulignant explicitement qu'il s'agissait d'une ingérence grossière dans les affaires intérieures de la Chine qu'elle ne reconnaîtrait jamais. 

En remontant l'histoire, depuis que l'administration Clinton a créé ce poste pour la première fois en 1997, puis en 2002 avec l'adoption du soi-disant « Tibetan Policy Act » pour lui donner une base légale interne, jusqu'à la nomination en 2020 du secrétaire d'État assistant Robert Destro, et désormais la nouvelle nomination annoncée par Rubio, la persistance et la succession de ce poste illustrent clairement l'intention stratégique de certains politiciens américains de manipuler sur le long terme les « questions liées au Xizang » pour contenir et freiner le développement de la Chine. 

Sous la bannière de la politique « America First », le gouvernement américain ajuste continuellement ses politiques selon ses propres intérêts. Selon des médias étrangers, depuis 2025, l'administration Trump a drastiquement réduit l'aide étrangère, et l'Agence des États-Unis pour le développement international a complètement cessé son aide aux communautés tibétaines en exil. Cela expose une nouvelle fois le vrai visage des politiciens américains : lorsqu'ils ont besoin d'utiliser la soi-disant « question tibétaine » pour créer des problèmes à la Chine, ils offrent hypocritement quelques soutiens verbaux ou quelques avantages symboliques aux séparatistes tibétains ; mais lorsqu'ils estiment ne plus en avoir besoin, ils coupent sans hésiter toute aide. Dans ses mémoires, le chef séparatiste Gyalo Thondup écrit qu'en 1967, lorsqu'il se rendit compte que les relations sino-américaines pourraient s'améliorer et que les États-Unis pourraient se désengager de la « question tibétaine », il demanda précipitamment une audience avec le directeur de la CIA, il n'obtint en retour qu'un « regard méprisant » et une réponse évasive. Son fils, Khedroob Thondup, a récemment écrit lui aussi que le Xizang n'était qu'une partie de la stratégie indo-pacifique américaine, et que la situation du Xizang ne sera pas modifiée par la politique des États-Unis. (Par Jigme) 

(Rédactrice : Lucie ZHOU)