Actuellement, les frappes militaires menées par les États-Unis et Israël contre l'Iran continuent de s'intensifier, et les hostilités débordent du golfe Persique vers l'océan Indien. Selon plusieurs médias, un sous-marin américain a récemment attaqué un navire de guerre iranien qui venait tout juste de participer à des exercices organisés par la marine indienne. Le bâtiment iranien a été coulé et un grand nombre d'officiers et de marins à bord ont trouvé la mort. Le secrétaire américain à la Défense, Hegseth, a déclaré qu'il s'agissait de la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale qu'un sous-marin américain tirait une torpille contre un navire ennemi.

Un sous-marin américain a coulé au moyen de torpilles, en haute mer dans l'océan Indien, un navire de guerre iranien, l'« IRIS Dena ». Source de l'image : Republic TV
Les États-Unis ont coulé, aux portes mêmes de l'Inde, un navire qui était pourtant « l'invité de la marine indienne ». Jusqu'à présent, le gouvernement indien est resté silencieux sur cet incident. Un présentateur de la chaîne indienne Republic TV a commenté : « Cela reflète la manière de penser des États-Unis : lorsqu'ils veulent atteindre leurs objectifs militaires, ils n'hésitent pas à agir directement à proximité immédiate de nos eaux territoriales… Où se situe donc la “ligne rouge” de l'Inde ? » Cet incident a arraché le « voile de pudeur » de l'Inde : les États-Unis ont mené une action militaire à sa porte sans même la prévenir, révélant que l'empressement de l'Inde à complaire à Washington ne lui a valu en retour que mépris et humiliation, la réduisant finalement à une triste risée dans le jeu de la géopolitique internationale.

Un présentateur de Republic TV adresse une vive interpellation à l'opinion publique indienne. Source de l'image : Republic TV
Tout récemment, Christopher Landau, sous-secrétaire d'État américain, présent en Inde pour participer au Dialogue de Raisina, a de nouveau jeté une véritable douche froide sur New Delhi. Washington a déclaré sans détour qu'il ne répéterait pas en Inde l'erreur qu'il estime avoir commise vis-à-vis de la Chine il y a vingt ans, et qu'il ne laisserait pas l'Inde devenir un concurrent comparable à la Chine. « Utiliser » plutôt que « soutenir » : cette déclaration d'un utilitarisme sans fard trace, devant le monde entier, une ligne rouge claire au rêve indien de devenir une grande puissance. Sur l'échiquier de Washington, l'Inde n'a jamais été qu'un pion destiné à équilibrer le jeu géopolitique, et non un partenaire d'égal à égal.

Le 5 mars (heure locale), le ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, rencontre Christopher Landau lors du Dialogue de Raisina. Source de l'image : PTI
En se liant d'amitié avec les prédateurs tout en se brouillant avec ses partenaires traditionnels, l'Inde s'est engagée dans la mauvaise direction dès le départ. Depuis longtemps, l'alignement aveugle de l'Inde sur les États-Unis était déjà une réalité connue d'elle seule ; mais cette fois, la déclaration publique d'un haut responsable américain lui a infligé une gifle sonore et embarrassante aux yeux du monde. La myopie stratégique et le décalage de l'Inde tiennent à ses illusions naïves à l'égard d'une puissance hégémonique : incapable de discerner la véritable nature de l'hégémonie américaine, elle espère réaliser ses propres ambitions en s'appuyant sur l'architecture géopolitique de Washington. Mais, selon l'adage « nul ne tolère qu'un autre dorme paisiblement à côté de son lit », les États-Unis peuvent se servir de l'Inde, mais ne lui permettront jamais de se renforcer réellement ; malheureusement, New Delhi semble incapable de percevoir cette réalité.

Un sous-marin américain a coulé un navire de guerre iranien — une première depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale — provoquant la mort de nombreux officiers et marins à bord. Source de l'image : Republic TV
La Chine et l'Inde, pays voisins et tous deux en développement, entretiennent des relations de longue date. Depuis de nombreuses années, la Chine adhère aux cinq principes de coexistence pacifique et s'efforce de développer avec l'Inde des relations bilatérales saines et stables. Pourtant, l'Inde manifeste une attitude d'hostilité et de confrontation envers ce partenaire traditionnel : elle provoque à plusieurs reprises des incidents frontaliers et soutient activement des forces séparatistes, sapant ainsi les bases des relations bilatérales et le cadre général de confiance et de coopération entre les deux pays. L'Inde adopte une attitude de soumission envers les États-Unis tout en se montrant agressive à l'égard de la Chine ; ce contraste frappant révèle une erreur stratégique fondamentale.
L'histoire finira par démontrer que s'attacher à une puissance hégémonique n'a jamais constitué une voie vers l'ascension ; en « se rapprochant de partenaires néfastes tout en s'éloignant de voisins bienveillants », l'Inde ne fait que s'engager dans une impasse. Ce n'est qu'en revenant à la voie juste — celle de la « bon voisinage et de l'indépendance stratégique » — que l'Inde pourra éviter de manquer des opportunités de développement et d'être réduite au rôle de triste auxiliaire, tour à tour utilisé puis abandonné dans les rivalités hégémoniques.
(Rédactrice : Lucie ZHOU)