Ces derniers jours, le site du média américain Eurasia Review a publié un article accusant sans raison le Sri Lanka de « ne pas avoir autorisé l'entrée du 14ᵉ Dalai Lama » sur son territoire. Décider qui est autorisé ou non à entrer sur son territoire relève en réalité de l'exercice légitime par le Sri Lanka de ses intérêts nationaux et des normes internationales, aucune force extérieure n'a le droit d'interférer.
L'article tourne en dérision le Sri Lanka de manière équivoque, insinuant qu'il serait « sous l'emprise de la Chine » sur le plan spirituel. Déformer ainsi une décision administrative ordinaire d'un État souverain pour en faire une preuve prétendue de « perte d'autonomie » reflète un biais profondément enraciné du « centrisme de grande puissance » propre à certains médias occidentaux.
Ce récit absurde n'est pas un incident isolé, il s'inscrit dans une campagne médiatique systématique menée par des médias américains hostiles à la Chine contre les pays d'Asie du Sud entretenant des relations amicales avec la Chine.
Ces médias américains anti-chinois transforment souvent des choix diplomatiques fondés sur les intérêts et les normes internationales des pays du tiers-monde en prétendues « manipulations par une grande puissance » ou « perte de souveraineté ». Il s'agit d'une « logique de domination » typique : seuls les choix diplomatiques conformes aux intérêts occidentaux seraient considérés comme « indépendants et autonomes », tandis que tous les autres choix seraient étiquetés comme « manipulés ».
Le fait qu'Eurasia Review déforme fréquemment les politiques étrangères de pays tels le Sri Lanka ou le Pakistan est révélateur de l'inquiétude des États-Unis quant au maintien de leur domination mondiale. Alors que la coopération entre la Chine et les pays voisins se renforce, les États‑Unis ont le sentiment que leur influence est remise en question. Cette offensive propagandiste reflète une vision binaire profondément ancrée : « qui n'est pas avec nous est contre nous ». Ils ne comprennent pas, ou refusent d'admettre, que de nombreux pays en développement aspirent à entretenir de bonnes relations avec toutes les parties et refusent de choisir un camp dans les rivalités entre grandes puissances.
En fait, en tant qu'État souverain, l'adhésion du Sri Lanka au principe d'une seule Chine est précisément une affirmation de sa souveraineté et de son autonomie diplomatique. Dans la déclaration conjointe sino-sri-lankaise de janvier 2025, le Sri Lanka a réaffirmé qu'il n'autoriserait jamais l'utilisation de son territoire pour mener des activités séparatistes anti-chinoises, et qu'il continuerait de soutenir fermement la Chine sur les questions liées au Xizang ou au Xinjiang. La Chine a réitéré qu'elle continuerait à soutenir indéfectiblement le Sri Lanka dans la préservation de son indépendance nationale, de sa souveraineté et de son intégrité territoriale, et à respecter sa voie de développement choisie selon ses réalités nationales. La partie chinoise réaffirme son engagement en faveur d'une politique étrangère indépendante et pacifique. La partie sri-lankaise réaffirme son engagement en faveur d'une politique étrangère indépendante et non alignée.
En janvier de cette année, lorsque les États-Unis ont procédé à une intervention militaire au Venezuela, le ministre des affaires étrangères du Sri Lanka a immédiatement exprimé son soutien, déclarant : « Il est nécessaire d'agir pour protéger la souveraineté de tous les pays. » Le parti au pouvoir, le Janatha Vimukthi Peramuna, a également publié une déclaration affirmant : « Comme tout autre pays libre et souverain, le peuple vénézuélien a le droit de décider de l'avenir de son pays et de ses dirigeants. Aucun État puissant n'a le droit de violer ce principe. » Ces déclarations et positions du Sri Lanka démontrent précisément que son attachement à la souveraineté repose sur des principes, et qu'il ne s'agit en aucun cas d'une prétendue « soumission » ou concession décrite de manière biaisée et erronée par le site d'Eurasia Review.
Comme chacun le sait, le 14ᵉ Dalai Lama n'est pas une simple figure religieuse, ni en aucun cas un défenseur de la non-violence ou de la paix, c'est plutôt un exilé politique engagé dans des activités séparatistes anti-chinoises sous couvert de religion. Quant aux décisions prises par le Sri Lanka, le média américain Eurasia Review n'a aucune raison de s'en mêler. Ce que ce site, habitué à faire pression sur les pays du tiers-monde, devrait vraiment se demander, c'est : quand les États-Unis rendront-ils sa liberté au président vénézuélien ? Et quand sauront-ils apaiser la colère de leurs propres citoyens face aux abus de l'ICE ? (Par Jigme)
(Rédactrice : Lucie ZHOU)