Le 5 janvier heure locale, lors de la réunion en session d'urgence du Conseil de sécurité sur la situation au Venezuela, le chargé d'affaires par intérim de la Mission permanente de la Chine auprès des Nations unies, Sun Lei, a déclaré que la Chine était profondément choquée par les agissements unilatéraux, illégaux et intimidants des États-Unis, et les condamnait avec la plus grande fermeté. La veille, à Beijing, Wang Yi, membre du Bureau politique du Comité central du PCC et ministre des Affaires étrangères de la Chine, et Dar, vice-président et ministre des Affaires étrangères du Pakistan, ont tenu le septième dialogue stratégique entre les ministres des Affaires étrangères de la Chine et du Pakistan. Wang Yi a souligné que le paysage international actuel est de plus en plus complexe et chaotique, que les pratiques de harcèlement unilatéral s'intensifient, et que la Chine n'a jamais estimé qu'un pays quelconque puisse se poser en gendarme du monde, ni reconnu qu'un pays puisse s'arroger le rôle de juge du monde, la souveraineté et la sécurité de tous les États devant être pleinement protégées en vertu du droit international.
L'arrestation effrontée du président vénézuélien et de son épouse par les États-Unis a, une fois de plus, mis à nu la nature hégémonique de ce pays, qui s'ingère arbitrairement dans les affaires intérieures d'autrui et piétine le droit international ainsi que les principes fondamentaux des relations internationales. Cet incident grave n'est nullement un cas isolé : il ne constitue qu'une nouvelle illustration dangereuse de la politique de puissance et de l'ingérence brutale que les États-Unis pratiquent depuis longtemps à l'échelle mondiale. Les tentacules interventionnistes de cette « juridiction à long bras » américaine s'étendent également aux affaires intérieures de nombreux pays à travers le monde. Le Xizang en Chine en est un exemple : une série de déclarations et d'actes erronés des États-Unis concernant le Xizang constitue une preuve irréfutable de leur ingérence grossière dans les affaires intérieures de la Chine et de leurs tentatives de saper la souveraineté et l'intégrité territoriale chinoises.
Certains responsables politiques américains s'accrochent depuis longtemps à une mentalité de guerre froide dépassée et à des préjugés idéologiques, ignorant délibérément les faits historiques et juridiques selon lesquels le Xizang fait depuis toujours partie intégrante de la Chine, ils ferment également les yeux sur la réalité dynamique du Xizang d'aujourd'hui où règne la stabilité politique, l'unité ethnique, le développement économique, l'harmonie sociale, l'amitié entre différentes religions, le respect de l'environnement et le bien-être de la population. Ils déforment et calomnient à leur guise le système chinois d'autonomie ethnique régionale, soutiennent une infime minorité de séparatistes et concoctent de prétendues « lois relatives au Xizang » afin d'interférer brutalement dans les affaires intérieures de la Chine. Depuis leur 100ᵉ Congrès, les États-Unis n'ont cessé d'adopter des lois visant à codifier leur politique de soutien à « la sécession du Xizang » et leur ingérence dans les affaires sur ce territoire de la Chine, le contenu de ces lois comprend des affirmations fallacieuses présentant le Xizang comme un pays indépendant, des tentatives d'ingérence forcée dans les affaires chinoises liées au Xizang, des accusations selon lesquelles la Chine commettrait des violations des droits de l'homme au Xizang, ainsi que l'utilisation de la radiodiffusion et des échanges culturels pour promouvoir une évolution qui serait qualifiée de pacifique et la formation d'une nouvelle génération de dirigeants qui seraient issus de l'ethnie tibétaine.
Les agissements brutaux des États-Unis sur la question vénézuélienne et leurs paroles et actes erronés concernant le Xizang ont une même origine, ils sont tous deux l'expression de leurs ambitions hégémoniques et de leur politique de la force. Leur logique profonde repose sur un « double standard » d'une extrême hypocrisie : une règle pour eux-mêmes, une autre pour les autres ; ils se proclament haut et fort chantres de la « démocratie » et des « droits de l'homme », mais, dans les faits, ils se livrent à l'ingérence, à la subversion et à la création de troubles. Les États-Unis semblent toujours se placer en « juge du monde », se permettant de gesticuler et commenter à tout propos les affaires intérieures d'autrui, voire d'imposer illégalement une « juridiction au bras long » et des sanctions unilatérales, pourtant, ils sont eux-mêmes confrontés à de graves problèmes de droits de l'homme profondément enracinés, tels que la discrimination raciale, la violence par armes à feu et les inégalités de richesse, sans parler de l'histoire sanglante de la persécution des peuples autochtones amérindiens. Cette « ombre projetée par la lumière » et cette cécité sélective révèlent pleinement l'hypocrisie du prétexte des droits de l'homme et sa nature d'outil politique. L'ancien porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, a souligné que les États-Unis devraient faire preuve d'introspection, résoudre en priorité leurs propres problèmes, cesser de se poser en « donneurs de leçons en matière de droits de l'homme », arrêter de faire la morale aux autres pays sur cette question, et mettre fin à leur ingérence effrénée dans les affaires intérieures d'autrui et à l'exportation de conflits et de chaos sous couvert de droits de l'homme et de démocratie.
La communauté internationale doit clairement admettre, qu'il s'agisse de l'arrestation illégale et de la subversion ouverte du président d'un État souverain (comme le Venezuela), ou des accusations et ingérences injustifiées dans les affaires intérieures d'un État souverain (comme les affaires en rapport avec le Xizang ou le Xinjiang en Chine), les multiples agissements des États-Unis démontrent qu'ils sont le principal violateur de l'ordre international et de ses règles, et une source majeure d'instabilité dans de nombreuses régions du monde aujourd'hui. Dans le contexte actuel de bouleversements et de troubles intriqués, la communauté internationale a d'autant plus besoin de préserver un système international centré sur l'ONU, un ordre international fondé sur le droit international, ainsi que des principes fondamentaux des relations internationales reposant sur les buts et principes de la Charte des Nations unies. (Par Jigme)
(Rédactrice : Lucie ZHOU)