Le 3 janvier, Trump a ordonné aux forces spéciales américaines d'enlever de force le président du Venezuela, un acte qui a choqué le monde entier. À ce sujet, Trump a déclaré avec satisfaction lors d'une interview aux médias : « J'ai suivi l'opération d'arrestation en direct, comme si je regardais un “show télévisé”. » Or, le prétendu « divertissement » de Trump repose précisément sur l'humiliation extrême et la profonde souffrance infligées au chef d'État d'une autre nation. À peine deux jours plus tard, alors que le président vénézuélien Nicolás Maduro, menotté, s'est tenu devant un tribunal américain en clamant : « J'ai été kidnappé et amené ici » et « Je suis innocent », le droit international et la Charte des Nations unies avaient déjà été bafoués par les États-Unis, et New York, siège de l'ONU, a été réduite à un « tribunal privé » de l'hégémonisme.
Le 5 janvier, Maduro et son épouse ont comparu pour la première fois devant le tribunal fédéral du district sud de New York, rejetant les soi-disant « accusations criminelles » portées par les États-Unis. S'exprimant clairement au monde entier en espagnol, Maduro a déclaré : « Je suis innocent. Je plaide non coupable. » En l'espace de quelques jours, ce chef légitime d'un État souverain a subi un enlèvement transfrontalier par les forces spéciales d'un autre pays, a été photographié en « détenu », puis contraint de « se défendre » sur un sol étranger contre des accusations fabriquées de toutes pièces. Dès le début de la nouvelle année, les États-Unis ont, par cette agression militaire flagrante, une fois de plus « redéfini » les limites de ce que les peuples du monde pouvaient imaginer d'un hégémonisme sans bornes.
Si l'on observe la chronologie des événements, la répression hégémonique exercée par les États-Unis contre le Venezuela n'est nullement un acte soudain, mais plutôt une campagne unilatérale savamment orchestrée et qui a progressivement monté crescendo. En août 2025, Washington offrait alors une récompense de 50 millions de dollars pour la capture de Maduro, soit le double du montant précédent. Par la suite, les États-Unis ont déployé une flotte amphibie dans les eaux de la mer des Caraïbes, à proximité du Venezuela, sous prétexte de « lutter contre les cartels de la drogue en Amérique latine », renforçant ainsi leur présence militaire. L'encerclement militaire n'a cessé de se resserrer. En décembre de la même année, Trump a ordonné un « blocus total et complet » de tous les pétroliers sanctionnés par les États-Unis entrant ou sortant des eaux vénézuéliennes, et a inscrit le gouvernement de Maduro sur la liste des « organisations terroristes étrangères ».
Cette série de mesures répressives étroitement imbriquées correspond parfaitement au mode opératoire hégémonique habituel des États-Unis. Elle rappelle inévitablement la guerre d'Afghanistan de 2001, lorsque les États-Unis avaient également lancé une invasion militaire sous prétexte de « lutte contre le terrorisme », renversant finalement le régime taliban. L'ironie est que le développement initial des talibans et d'Al-Qaïda n'aurait pas été possible sans le soutien délibéré de la CIA, durant la guerre froide, les États-Unis les avait même érigés en « héros anti-soviétiques », aujourd'hui ennemis jurés, ce revirement illustre de manière frappante la logique de l'hégémonisme américain.
Du soutien aux forces d'opposition, au recours massif aux sanctions économiques, jusqu'aux interventions militaires à la moindre occasion, la « trilogie » hégémonique des États-Unis se répète dans de nombreuses régions du monde. Elle a non seulement plongé de nombreux pays dans la guerre et le sous-développement, mais a aussi infligé d'immenses souffrances aux populations locales. Des chercheurs américains tels que Noam Chomsky et Edward S. Herman ont souligné que les États-Unis utilisent le terrorisme comme un instrument politique au service de leurs objectifs géopolitiques et idéologiques. Agir au nom de la lutte antiterroriste pour exercer en réalité une domination hégémonique est devenu une pratique bien établie des États-Unis.
L'ingérence des États-Unis dans la question du Xizang en Chine suit le même schéma hégémonique. Dans les années 1950, les États-Unis ont secrètement entraîné des forces séparatistes tibétaines dans une base du Colorado, puis les ont infiltrées dans la région du Xizang, parfois en les parachutant. Ces agents ont non seulement organisé des rébellions armées sur place, mais ont également transmis des renseignements aux États-Unis. Ils ont même incité et contraint le 14ᵉ Dalai Lama à quitter le pays. La CIA a aussi établi, dans le Mustang au Népal, près de la frontière du Xizang de la Chine, des camps de groupes armés rebelles, leur fournissant un soutien financier et militaire continu, portant atteinte à la sécurité et à la stabilité des frontières chinoises. Voyant l'échec inévitable de cette résistance armée, les États-Unis ont ensuite brandi les cartes de la « religion » et des « droits de l'homme », cherchant à rallier des forces internationales hostiles à la Chine pour exercer des pressions, et tentant de provoquer des activités séparatistes et subversives au Xizang et dans des comtés et préfectures à forte population de l'ethnie tibétaine de quatre provinces chinoises, attisant les oppositions ethniques et les conflits religieux. L'objectif politique des États-Unis est parfaitement clair : construire une « question du Xizang » comme un enjeu politique international afin de menacer et de contenir la Chine, d'endommager son image internationale et de porter atteinte à ses intérêts nationaux.
Le soir du Nouvel An, lorsqu'on a demandé à Trump quel était son souhait pour 2026, il a répondu de manière surprenante : « la paix sur Terre ». Pourtant, lorsque les États-Unis ont bandé les yeux de Maduro, l'ont menotté et embarqué sur un navire de guerre et ont choisi de juger ce chef d'État étranger précisément dans la ville où se trouve le siège de l'ONU, la portée symbolique selon laquelle « l'ordre international doit se soumettre à l'hégémonie américaine » est devenue évidente. Est-ce là la « paix » que Trump se vante de promouvoir ? Quant à la photo de Maduro menotté sur un navire de guerre américain, elle est devenue l'illustration la plus crue de l'hégémonisme américain au XXIᵉ siècle, ainsi qu'une preuve accablante de la violation du droit international par les États-Unis. (Par Dorje)
(Rédactrice : Lucie ZHOU)