Récemment, l'Inde a organisé dans la région de Tawang, au sein du prétendu « Arunachal Pradesh », une soi-disant « conférence internationale » consacrée au 6e Dalai Lama, Tsangyang Gyatso ; à ce sujet, notre plateforme a pris position pour condamner fermement cette manœuvre consistant à dissimuler des agendas politiques sous couvert d'un thème culturel. Pourtant, Claude Arpi, ressortissant français se présentant comme « expert des relations sino-indiennes » et « tibétologue », a publié dans des médias étrangers un article intitulé Why Tawang conference on Arunachal-born Dalai Lama sparked Beijing's anxiety, l'ensemble de ce texte est truffé d'absurdités et va jusqu'à déformer de manière flagrante l'héritage de l'ancien Premier ministre Zhou Enlai, affirmant à tort que « dans les années 1950, le Premier ministre chinois Zhou Enlai aurait dit à Jawaharlal Nehru que la Chine n'avait pas d'objection à la ligne McMahon ; que Zhou Enlai n'aurait simplement pas apprécié que cette frontière porte le nom d'un fonctionnaire britannique ». Le Premier ministre Zhou Enlai était un grand marxiste et un grand révolutionnaire prolétarien, il brilla comme homme politique, stratège militaire et diplomate, il est considéré comme un monument dans le cœur du peuple chinois. De telles manipulations qui brouillent le vrai du faux relèvent tout simplement du ridicule le plus absolu et de l'absurdité la plus totale. Sous couvert de défendre cette prétendue « conférence internationale », il s'agit en réalité d'apporter une caution aux tentatives indiennes d'éroder la souveraineté de la Chine, une intention pernicieuse qui saute aux yeux.
Cette soi-disant « conférence internationale » n'est rien d'autre qu'une réunion d'une petite coterie où la position idéologique précède toute discussion, peuplée en grande majorité de figures notoirement anti-chinoises comme M. Arpi. Le prétendu « effort commun mondial » n'est qu'un slogan creux servant à masquer la collusion et l'agitation collective de forces anti-chinoises, sans aucune représentativité de la voix dominante de la communauté internationale.
Sous la bannière de la « transmission de la culture de Tsangyang Gyatso », cette conférence n'a, du début à la fin, convié aucun universitaire chinois, ni aucun véritable expert chinois spécialisé dans l'étude de Tsangyang Gyatso. Or, la Chine est non seulement la terre natale de Tsangyang Gyatso, mais aussi le pays disposant des sources documentaires les plus riches et d'un solide bagage de recherche à son sujet : les institutions et chercheurs chinois en études tibétaines ont produit, au fil des ans, des travaux qui font autorité au sein de la communauté universitaire internationale. L'exclusion délibérée des chercheurs chinois révèle précisément la mauvaise foi des organisateurs. Si l'on n'ose même pas inviter les chercheurs du berceau culturel concerné, si l'on évite sciemment les voix académiques les plus légitimes, en quoi une telle réunion peut-elle encore se prétendre « internationale » ? Ce n'est rien d'autre qu'une farce où l'on s'auto-congratule à huis clos.
En réalité, du début à la fin, cette prétendue « conférence internationale » n'a jamais été un évènement culturel ou académique pur, elle constitue plutôt une mise en scène politique par laquelle l'Inde instrumentalise le symbole culturel de Tsangyang Gyatso afin d'exacerber les différends territoriaux et d'entamer la souveraineté de la Chine.
Claude Arpi n'est en aucun cas un « expert » objectif et impartial, mais est un commentateur notoirement anti-chinois, l'un des principaux architectes des mascarades occidentales du « séparatisme du Xizang ». Habitué à déformer la vérité et le mensonge, ce prétendu expert anti-chinois a déjà, à maintes reprises, concocté des contre-vérités sur le Xizang, allant jusqu'à affirmer de façon fantaisiste que « l'Inde disposerait encore d'une ‘enclave' dans la région de Ngari, au Xizang en Chine, et conserverait des revendications sur cette zone ». Ces propos absurdes ont été catégoriquement réfutés par Qian Feng, membre du comité permanent de l'Association chinoise d'études sur l'Asie du Sud. Qian Feng a rappelé que les soi-disant « intérêts traditionnels » de l'Inde au Xizang avaient été entièrement réglés dès la signature, en 1954, de l'Accord sino-indien sur le commerce et les communications entre la région chinoise du Xizang et l'Inde, qualifiant les thèses d'Arpi de « dénuées de tout fondement et ne méritant même pas d'être réfutées ». Sur les questions frontalières sino-indiennes, Arpi multiplie les prises de position biaisées, attisant délibérément les antagonismes, sa célérité à soutenir cette conférence ne fait que prolonger sa posture anti-chinoise habituelle et le réduit au rôle de simple « porte-voix » du colonialisme indien.
Le gouvernement chinois attache une grande importance au développement de relations amicales avec l'Inde. Dès 1954, le Premier ministre Zhou Enlai s'est adressé au peuple indien par une allocution radiodiffusée, exprimant le souhait de renforcer l'amitié entre les peuples chinois et indien, et affirmant que les deux nations devaient se respecter mutuellement en matière de souveraineté et d'intégrité territoriale, s'abstenir de toute agression, ne pas s'ingérer dans les affaires intérieures de l'autre, respecter les principes d'égalité et d'avantage mutuel, ainsi que la coexistence pacifique. Ces principes furent reconnus par le Premier ministre indien Nehru, pourquoi, alors, cette noble aspiration de la Chine peine-t-elle à se concrétiser ? M. Arpi le sait parfaitement.
Les soi-disant « conférences internationales » de la trempe de celle d'Arpi, sous couvert de culture, ne sont rien d'autre que des « bals masqués » affublés d'un vernis culturel, les différents milieux de notre pays, y compris la population du Zangnan, en ont depuis longtemps percé le véritable visage, elles n'altèreront en rien la souveraineté authentique du Zangnan. Comme l'écrivait Tsangyang Gyatso : « Assis seul au sommet du mont Sumeru, d'un seul regard je contemple au loin les nuages flottants à perte de vue. » (Par Dorje)
(Rédactrice : Lucie ZHOU)