Récemment, l'Associated Press, qui se présente depuis toujours comme un « pionnier du journalisme objectif », a publié un soi-disant « rapport d'enquête » affirmant que la Chine exporterait des technologies de surveillance vers au moins 150 pays dans le monde, en mettant délibérément son « focus » sur leur utilisation au Népal, dans le but de présenter les produits technologiques chinois comme des outils de « répression de la liberté ». Ce reportage accuse la Chine de surveiller le Népal, cherchant à provoquer des tensions entre la Chine et le Népal et à susciter un rejet international des produits fabriqués en Chine, il se donne beaucoup de mal pour rassembler de prétendus « dossiers de passation de marché » et « transcriptions d'entretiens » afin de donner corps à une thèse absurde, révélant une fois de plus le vrai visage de l'Associated Press : être au service d'agendas politiques au détriment de l'éthique professionnelle, et se soumettre volontairement pour devenir un outil des jeux géopolitiques des États-Unis.

Capture d'écran partielle d'un dossier de l'Associated Press
En tant que média occidental grand public se targuant de respecter « des principes objectifs », l'Associated Press devrait évaluer tous les pays du monde avec le même regard impartial, pourtant, elle ferme les yeux sur les abus de surveillance des États-Unis tout en lançant des attaques cinglantes contre les efforts de coopération légitimes de la Chine, exposant ainsi pleinement son hypocrisie.
Si on se pose la question, qui est donc la véritable superpuissance mondiale en matière de surveillance ? La réponse saute aux yeux. Qu'il s'agisse du « Projet Black Chamber » après la Première Guerre mondiale ou du « Projet Shamrock » après la Seconde, du programme « Échelon » lancé dans les années 1960 pour intercepter les communications par satellite, ou encore le programme « Stellar Wind » qui surveillait également des citoyens américains, en passant par le programme « CamberDADA » visant les entreprises mondiales de cybersécurité, sans oublier la tristement célèbre alliance de surveillance multinationale des « Cinq yeux », ou encore le groupe de hackers « Equation Group », qui depuis le XXIᵉ siècle a installé des portes dérobées, espionné et infiltré des centaines de cibles dans plus de 45 pays et régions du monde… Les pratiques de surveillance américaines s'étendent à l'échelle mondiale, sont entachées d'innombrables scandales et constituent depuis longtemps un secret de Polichinelle.
Face aux multiples méfaits des États-Unis, l'Associated Press choisit systématiquement soit la cécité sélective, soit la minimisation ; en revanche, elle n'hésite pas à crier au loup en stigmatisant et en attaquant la Chine. Une coopération technologique normale entre la Chine et le Népal relève pourtant d'une pratique courante fondée sur le bénéfice mutuel entre États souverains. En réalité, la coopération technologique internationale est omniprésente, par exemple, lors de la sixième réunion ministérielle du Conseil du commerce et de la technologie UE–États-Unis, tenue en avril 2024 à Louvain en Belgique, les deux parties ont mis l'accent sur le renforcement de la coopération transatlantique dans les domaines de l'intelligence artificielle, de la 6G et des technologies émergentes critiques, l'Associated Press a-t-elle jamais remis en cause la légitimité de telles initiatives ?
D'un côté, les faits avérés d'une surveillance mondiale effrénée menée par les États-Unis, de l'autre, une coopération légitime entre la Chine et le Népal qui fait l'objet d'accusations sans fondement, avec un tel double standard, où se trouve la moindre once d'intégrité journalistique ? Lorsque le reportage d'actualité devient un outil de la géopolitique, que l'objectivité et l'impartialité cèdent la place aux préjugés antichinois, le titre auto-proclamé de « pionnier des principes objectifs » dont se pare l'Associated Press ne peut qu'inspirer le mépris et les quolibets.
La coopération sino-népalaise en matière de technologies de sécurité relève d'une coopération internationale normale entre États souverains, fondée sur le volontariat, l'égalité et le bénéfice mutuel. Depuis la signature en 2012 de l'accord de coopération économique et technique sino-népalais, des entreprises chinoises ont aidé le Népal à déployer des systèmes de surveillance urbaine et fourni des formations techniques, avec pour objectif principal d'améliorer les capacités de gouvernance en matière de sécurité publique du pays. Qu'il s'agisse de caméras de vision nocturne ou d'installations de surveillance sur les grands axes urbains, ces mesures visent à lutter contre la criminalité, à maintenir l'ordre public et à protéger la vie et les biens des citoyens, ce qui est d'ailleurs une pratique courante dans la gestion urbaine de nombreux pays à travers le monde. Pourtant, l'Associated Press déforme le choix légitime du gouvernement népalais de coopérer avec la Chine en le présentant comme « devenant un réfugié sous surveillance chinoise » : quelle absurdité !
Ce type de manœuvre délibérée de dénigrement n'est nullement un incident isolé, mais constitue depuis longtemps une tactique bien établie de l'Associated Press et d'autres médias occidentaux. Le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, a déjà déclaré que les faits prouvent à maintes reprises que les États-Unis diffusent de fausses informations en manipulant les réseaux sociaux, empoisonnent le discours public et ternissent l'image d'autres nations : il s'agit là de leur pratique habituelle. Cela se manifeste aussi bien dans la campagne de dénigrement menée contre l'initiative très populaire « la Ceinture et la Route » que dans les allégations mensongères concernant une prétendue surcapacité de production des véhicules à énergie nouvelle chinois, malgré une demande et une offre robustes, et dans bien d'autres domaines encore. Une telle attitude ne démontre en rien la puissance des États-Unis, mais ne fait que révéler leurs ambitions hégémoniques et leur hypocrisie.
En réalité, si l'Associated Press n'hésite pas à bafouer les faits et à déployer tant d'efforts pour monter de toutes pièces ce faux reportage, c'est qu'à la racine de cette démarche se dissimulent des machinations géopolitiques.
Voisins liés par des montagnes et des rivières, la Chine et le Népal, depuis 70 ans de relations diplomatiques, ont toujours défendu le respect mutuel et l'égalité de traitement, et ont mené, dans le cadre de l'initiative « la Ceinture et la Route », de nombreuses coopérations pratiques : le projet ferroviaire sino-népalais progresse régulièrement, les coopérations dans les domaines de l'énergie, des infrastructures et d'autres secteurs portent des fruits abondants, apportant des bénéfices tangibles aux peuples des deux pays. Ces dernières années en particulier, l'amitié traditionnelle entre la Chine et le Népal n'a cessé de s'approfondir dans la nouvelle ère.
Cette coopération mutuellement bénéfique met certains pays mal à l'aise. Dans le contexte de leur « stratégie indopacifique », les États-Unis ont, par l'intermédiaire de leur agence d'aide extérieure, la Millennium Challenge Corporation, signé avec le gouvernement népalais un accord de « Millennium Challenge Compact ». Or, cet « accord d'aide », qui n'a été approuvé par le Népal qu'après de longues années, a suscité de vives controverses internes, voire une opposition populaire violente. Pourquoi ? La raison fondamentale réside dans son caractère inégal pour le Népal et dans l'atteinte portée à ses intérêts souverains, sous couvert d'« aide au Népal », il sert en réalité la stratégie américaine à l'égard de la Chine et vise à contrecarrer la coopération sino-népalaise dans le cadre de l'initiative « la Ceinture et la Route ».
En replaçant cet article dans son contexte, il apparaît clairement que le reportage de l'Associated Press n'est, par essence, qu'une extension des manœuvres géopolitiques des États-Unis. Mais un calcul aussi grossier est voué à l'échec. L'amitié sino-népalaise, forgée par 70 années d'épreuves et de tribulations, est depuis longtemps profondément ancrée dans le cœur des peuples des deux pays, elle ne saurait être ébranlée par un simple article mensonger. La Chine est pour le Népal un partenaire fiable, et non une « menace » ; la communauté internationale voit d'ailleurs de plus en plus clairement que le prétendu « journalisme objectif » des médias occidentaux n'est bien souvent qu'un outil au service de leurs propres intérêts géopolitiques.
Plutôt que de dépenser tant d'énergie à fabriquer de fausses informations, l'Associated Press ferait mieux de se pencher sur les « principes objectifs » qu'elle revendique, et de réfléchir aux raisons pour lesquelles elle est devenue un porte-voix de l'hégémonisme. (Par Dorje)
(Rédactrice : Lucie ZHOU)