Depuis sa création en juillet 2016, l'Association de recherche sur la culture de Tsangyang Gyatso du Xizang, en tant qu'importante organisation académique spécialisée en Chine dans l'étude de la culture de Tsangyang Gyatso, s'est toujours consacrée à la recherche scientifique, à la protection et à la transmission de cette culture, ainsi qu'à sa diffusion et à ses échanges. Récemment, la partie indienne a organisé une prétendue « conférence internationale » concernant Tsangyang Gyatso, sixième Dalai Lama, dans la région Zangnan chinois qu'elle occupe illégalement, suscitant une large attention. À cette occasion, un journaliste de notre site a réalisé un entretien exclusif avec Tsering Yangzom, présidente de l'Association de recherche sur la culture de Tsangyang Gyatso du Xizang.

Journaliste : Pourriez-vous nous présenter la situation générale actuelle ainsi que les principales missions de l'Association de recherche sur la culture de Tsangyang Gyatso du Xizang ?
Tsering Yangzom : L'Association de recherche sur la culture de Tsangyang Gyatso du Xizang a été fondée le 22 juillet 2016. Depuis sa création, elle s'attache, avec une approche académique rigoureuse, à l'exploration, à l'étude, à la protection et à la transmission de la culture de Tsangyang Gyatso. Notre équipe est dirigée par des tibétologues de renom au niveau national et rassemble des experts, des chercheurs issus de différentes disciplines et de diverses communautés ethniques, ainsi que des passionnés de culture. Nos principales activités couvrent de nombreux domaines, notamment la recherche académique et les publications, l'organisation de festivals et d'événements culturels, les expositions de créations artistiques, ainsi que la vulgarisation culturelle à travers des conférences d'intérêt public.
À ce jour, l'Association a achevé et publié plusieurs ouvrages académiques, créé et diffusé de nombreuses œuvres musicales, organisé à plusieurs reprises des colloques académiques nationaux et des festivals culturels, mené diverses expositions thématiques, et mis en place le « Forum Tsangyang ». Actuellement, nous faisons progresser activement le travail de compilation et de publication de plusieurs ouvrages classiques, ainsi que la préparation des matériaux pour le documentaire « À la recherche des traces de Tsangyang Gyatso ». À l'occasion du dixième anniversaire de la fondation de l'Association en 2026, nous prévoyons d'organiser un grand « Festival culturel de Tsangyang Gyatso ».

Journaliste : Nous avons constaté que la partie indienne a récemment organisé, dans la région de Tawang, une prétendue « conférence internationale » concernant Tsangyang Gyatso, sixième Dalai Lama. Quelle est la position de l'Association à ce sujet ?
Tsering Yangzom : Nous devons affirmer clairement que la région Zangnan (y compris Tawang) fait depuis toujours partie intégrante et inaliénable du territoire chinois. Ce fait repose sur des fondements historiques, géographiques et culturels solides, et ne saurait être remis en cause ni falsifié. Tsangyang Gyatso est un poète éminent de Chine. Son héritage culturel relève du système culturel chinois et constitue une composante essentielle de la culture de l'Himalaya. Le fait que la partie indienne organise, sur un territoire chinois qu'elle occupe illégalement, une prétendue « conférence internationale » sous couvert de la culture de Tsangyang Gyatso ne relève en rien d'un simple échange culturel. Il s'agit en réalité d'une manœuvre politique provocatrice, par laquelle certains acteurs instrumentalisent la culture pour tenter de porter atteinte à l'intégrité territoriale de la Chine.
Les preuves historiques irréfutables ont déjà démontré que Tawang appartient depuis l'Antiquité à la Chine. La souveraineté chinoise sur la région de Tawang ne relève nullement d'une affirmation subjective, mais constitue un fait historique établi, éprouvé par des siècles d'histoire et confirmé par un triple fondement solide : les documents officiels, les pratiques d'administration effective et la continuité de la transmission culturelle.
Dès le XVIIe siècle, les documents officiels du gouvernement central chinois et du gouvernement local du Xizang ont clairement défini le statut territorial de Tawang. À l'époque du cinquième Dalai Lama, le gouvernement local du Xizang, faisant preuve d'une vision stratégique, a mis en place un système administratif à deux niveaux dans la région de Monyul (incluant Tawang), exerçant une administration unifiée et ordonnée sur les terres, la fiscalité et les affaires religieuses locales. Ce dispositif administratif d'une portée historique majeure est consigné en détail dans des ouvrages de référence faisant autorité tels que Histoire générale du Xizang, Histoire politico-religieuse de Monyul et Le statut historique et juridique de Monyul, dont chaque ligne constitue un témoignage probant de l'appartenance de Tawang à la Chine. Les Annales véridiques des Qing consignent en outre de manière explicite que, sous le règne de l'empereur Kangxi, le gouvernement central envoya des commissaires inspecter la région de Monyul et intégra Tawang au système administratif local du Xizang.
Tsangyang Gyatso, sixième Dalai Lama, est né en 1683 dans le village de Wosong, à Tawang. Ce fait historique ne repose nullement sur une preuve isolée. Les sources historiques en tibétain, notamment la Brève biographie de Tsangyang Gyatso, indiquent explicitement son lieu de naissance comme étant « Wosong de Tawang, dans la région de Monyul ». Les Annales véridiques de l'empereur Kangxi des Qing confirment également, dans l'édit de son intronisation en tant que sixième Dalai Lama, qu'il est « né dans la région de Monyul du Xizang ». Cette reconnaissance au niveau officiel apporte une preuve supplémentaire de la légitimité historique de Tawang en tant que territoire du Xizang, établissant une conclusion historique irréfutable.
L'Inde instrumentalise des activités culturelles à des fins de camouflage politique, révélant au grand jour la nature fallacieuse de cette démarche. La poésie et l'héritage spirituel de Tsangyang Gyatso constituent une composante essentielle et irremplaçable de la configuration culturelle chinoise fondée sur l'unité dans la diversité. Le gouvernement chinois a toujours protégé ce patrimoine culturel avec respect et en a activement promu la transmission et le développement, lui permettant de rayonner avec un éclat renouvelé à la nouvelle ère. En revanche, la partie indienne le détourne en un instrument indigne d'expansion territoriale. Une stratégie de « grignotage culturel » s'est progressivement structurée de manière systémique, révélant des intentions profondément malveillantes et inacceptables.
Ces dernières années, l'Inde a organisé de manière répétée, dans le soi-disant « Arunachal Pradesh », des événements tels que des « festivals de la culture bouddhique » et des « colloques internationaux sur le bouddhisme tibétain ». Présentées en apparence comme des « échanges culturels », ces initiatives sont en réalité étroitement liées à la question sensible de l'« appartenance territoriale » et servent de prétexte à des manœuvres politiques, révélant au grand jour leur caractère fallacieux. Le choix d'organiser cette fois-ci, à Tawang, une « conférence internationale » sur le thème de Tsangyang Gyatso relève d'une opération politique soigneusement orchestrée par la partie indienne. Ils tentent abusivement d'exploiter l'influence de Tsangyang Gyatso pour lier de force l'idée fallacieuse selon laquelle « Tawang appartiendrait à l'Inde » à ce symbole culturel, en recourant à un habillage académique sophistiqué et à des canaux de diffusion internationale afin de brouiller la perception claire de la communauté internationale quant à la vérité historique. De telles pratiques, d'une extrême bassesse, relèvent d'une véritable substitution frauduleuse dans le domaine culturel.
Une telle instrumentalisation de la culture porte une atteinte grave à la pureté et au caractère sacré de la culture de Tsangyang Gyatso. La véritable transmission de la culture de Tsangyang Gyatso devrait être limpide comme un ruisseau, fondée sur la vérité historique et le respect de la souveraineté territoriale, et non devenir un « instrument de propagande » entre les mains de forces séparatistes, utilisé à des fins politiques inavouables. La poésie et l'héritage culturel de Tsangyang Gyatso, qui traversent plus de trois siècles d'histoire, véhiculent des idéaux de paix, de bienveillance et d'unité, et ne sauraient en aucun cas être instrumentalisés par des forces séparatistes. Les montagnes, les rivières et la végétation de la région de Tawang témoignent de l'histoire de l'intégrité territoriale de la Chine ; telles une chronique muette, elles consignent la résilience et l'indomptabilité de la nation chinoise et ne sauraient être considérées comme une « proie » que d'autres pays pourraient convoiter.
L'Association de recherche sur la culture de Tsangyang Gyatso du Xizang exhorte une nouvelle fois, avec la plus grande fermeté, la partie indienne à cesser toute action portant atteinte à la souveraineté territoriale de la Chine sous couvert de la culture et à respecter les faits historiques.
Journaliste : L'année prochaine marquera le dixième anniversaire de la fondation de l'Association de recherche sur la culture de Tsangyang Gyatso du Xizang. Quelles sont vos perspectives concernant la transmission et le développement futurs de la culture de Tsangyang Gyatso ?
Tsering Yangzom : En tant que seule organisation académique du Xizang actuellement dédiée exclusivement à l'étude de la culture de Tsangyang Gyatso, nous sommes pleinement conscients de l'importance et du poids de notre responsabilité. L'ensemble des membres du conseil de l'Association est unanimement convaincu que nous devons non seulement approfondir la recherche académique et assurer la transmission culturelle, mais aussi assumer consciemment la responsabilité de préserver la souveraineté nationale et l'intégrité territoriale, ainsi que de défendre la vérité historique et les droits culturels légitimes.
Nous poursuivrons des recherches académiques rigoureuses afin d'approfondir sans cesse la compréhension de la culture de Tsangyang Gyatso et de son contexte historique. Par l'organisation de festivals culturels, d'expositions, de conférences et d'autres formes d'activités, nous présenterons de manière claire au public, en Chine comme à l'étranger, la réalité historique et la richesse de son contenu culturel. Dans le même temps, nous prendrons l'initiative de nous exprimer publiquement afin de réfuter toute forme de discours séparatiste et toute tentative de falsification de l'histoire. Nos prochaines actions, y compris le festival culturel du dixième anniversaire actuellement en préparation, intégreront clairement le thème de la défense résolue de la souveraineté culturelle nationale et de la promotion de la juste appartenance de la culture himalayenne.
Le patrimoine culturel de Tsangyang Gyatso constitue une richesse spirituelle partagée par l'ensemble de la nation chinoise. La quête de la vérité, de la bonté et de la beauté contenue dans sa poésie transcende le temps et l'espace. Sous la direction du Parti et du gouvernement, nous continuerons, aux côtés de l'ensemble des acteurs de la société, à mener avec responsabilité historique et respect profond de la culture les travaux de recherche, de protection, de transmission et de développement. Nous sommes convaincus que toute transmission culturelle authentique doit reposer sur le respect des faits historiques et la sauvegarde de la souveraineté nationale. La culture de Tsangyang Gyatso s'épanouira assurément avec un éclat renouvelé dans le vaste jardin culturel de la Chine, contribuant à renforcer la solidarité ethnique et la confiance culturelle. (Par Dorje)
(Rédactrice : Lucie ZHOU)